Au procès Pasqua, un témoin nommé Claude Guéant

Par TF1 News (Avec agence), le 20 avril 2010 à 07h23 , mis à jour le 20 avril 2010 à 07h44

Le secrétaire général de l'Elysée témoigne ce mardi dans l'affaire du casino d'Annemasse. Il était alors proche collaborateur de Charles Pasqua. Dans quelles conditions l'autorisation d'exploitation du casino a-t-elle été accordée ?

TF1/LCI : Claude Guéant (à droite) à une réunion de l'UMP en vue de la préparation des législatives (7 mai 2007)Claude Guéant (à droite) à une réunion de l'UMP en vue de la préparation des législatives (7 mai 2007) © TF1/LCI

Au deuxième jour du procès de Charles Pasqua pour des malversations financières supposées, la cour de justice de la République aborde ce mardi l'affaire emblématique du casino d'Annemasse. Avec, notamment, l'audition d'un témoin proche de Nicolas Sarkozy : il s'agit de Claude Guéant, à l'époque proche collaborateur de Charles Pasqua.

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    Publié le 29/10/2009 Pasqua : "On découvrira ceux qui ont menti"
Plus d'infos

Dans ce dossier, l'ancien ministre de l'Intérieur d'Edouard Balladur est soupçonné d'avoir accordé, en 1994, l'autorisation d'exploitation du casino d'Annemasse en échange de la promesse d'un futur financement électoral. L'autorisation avait été donnée par le ministre à l'une de ses connaissances corses, Robert Feliciaggi, assassiné en 2006, lequel s'était associé à Michel Tomi, un ami de Charles Pasqua.

Une lettre de soutien de Claude Guéant

A plusieurs reprises, la Commission supérieure des jeux avait émis un avis défavorable à ce projet. Parmi les plus réservés sur la délivrance de cet agrément : Jean-Marc Sauvé, alors directeur des libertés publiques et des affaires juridiques du ministère de l'Intérieur et aujourd'hui vice-président du conseil d'Etat. Il doit être entendu ce mardi par la cour. Au même moment, le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, était directeur adjoint du cabinet du ministre Pasqua. Il a écrit à Jean-Marc Sauvé en le priant de "bien vouloir accélérer la constitution et l'examen du projet de création" du casino. Sur quelle base ? Il va devoir s'en expliquer ce mardi devant la Cour.

Cinq ans après la délivrance de cet agrément, Charles Pasqua avait bénéficié, pour sa campagne aux élections européennes de 1999, d'une contribution de 7,5 millions de francs (soit 1,143 millions d'euros) issue de la vente de ce même casino. Il menait alors aux côtés de Philippe de Villiers une liste souverainiste qui avait devancé celle du RPR. Comment cet argent s'était-il retrouvé injecté dans la campagne électorale de la liste Pasqua-de Villiers ? Philippe de Villiers témoignera en fin de journée.

Dans le volet non ministériel de ce dossier, Charles Pasqua a déjà été condamné en mars 2008 à 18 mois d'emprisonnement avec sursis pour le "financement illégal" de sa campagne aux européennes, peine confirmée en appel en septembre 2009. Le rejet de son pourvoi en cassation, le 8 avril, fait de cette condamnation la première définitive au casier de l'élu. Quant à Michel Tomi, l'ami de Charles Pasqua, il a été condamné pour "corruption active" liée à l'obtention de l'autorisation d'exploiter le casino.

Par TF1 News (Avec agence) le 20 avril 2010 à 07:23
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1 Commentaires

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  • renardo6_4, le 20/04/2010 à 08h32

    Il y a quelque chose qui m'interpelle dans cette affaire jais entendu a la télé que les parlementaire en majorité UMP devrais jugé Charles Pasqua comme sa été le cas pour l'affaire du sans contaminé , je ne comprend pas que viens faire des parlementaire dans une affaire de justice,ils mon pas a se substitué a la justice,enfin ses mon avis.

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