Edouard Balladur (29 octobre 2007) © TF1/LCI
- Questions sur le financement de la campagne Balladur - 02 min 12 s
Les mauvais comptes (de campagne) d'Edouard Balladur
Lors de la présidentielle de 1995, les comptes du candidat Balladur ont été sous-évalués de plus de 13 millions de francs, révèlent des documents saisis par la police dans le cadre de l'enquête sur des soupçons de corruption en marge d'une vente de sous-marins au Pakistan.
Publié le 08/12/2010
Karachi : les rétrocommissions illicites confirmées
L'un des juges chargés de l'enquête sur l'attentat de Karachi en 2002 a confirmé l'existence de "rétrocommissions illicites" en marge du contrat de vente de sous-marins au Pakistan, a indiqué vendredi un avocat de familles de victimes.
Publié le 18/06/2010
La Défense déclassifie des documents sur l'attentat de Karachi
Hervé Morin a signé lundi la déclassification d'une série de documents réclamée par les juges chargés du dossier de l'attentat de Karachi qui a tué 11 Français en 2002.
Publié le 21/06/2010
"J'accuse Jacques Chirac et Dominique de Villepin"
Ziad Takieddine, présenté par d'anciens responsables de la DCN comme un intermédiaire imposé par le cabinet de François Léotard avant la conclusion de la vente de sous-marins au Pakistan en 1994, contre-attaque dans le Journal du dimanche.
Publié le 30/05/2010
Attentat de Karachi : la lettre qui alimente les soupçons
Le site Mediapart publie une lettre attribuée à Christine Lagarde ; la ministre y aurait signifié son refus d'autoriser l'audition de fonctionnaires du ministère de l'Economie par la mission parlementaire sur l'attentat de Karachi.
Publié le 14/05/2010
Attentat de Karachi : Balladur entendu par la mission parlementaire
Cette audition, réclamée par l'ancien Premier ministre après la parution d'articles le mettant en cause, a clos mercredi les travaux de la mission d'information de la commission de la Défense de l'Assemblée nationale sur l'attentat de Karachi.
Publié le 28/04/2010
Attentat de Karachi: Balladur entendu par la mission parlementaire
L'ex-Premier ministre a voulu être entendu par la mission d'information parlementaire concernant l'attentat de Karachi après les accusations proférées par Libération.
Publié le 28/04/2010
Rétrocommission : Edouard Balladur nie, Libération persiste
L'ex-Premier ministre s'est défendu lundi, face aux accusations de Libération sur les financements occultes de sa campagne présidentielle de 1995. Le quotidien maintient ses révélations et lui répond mardi.
Publié le 27/04/2010
Karachi : un nouveau témoin conforte le mobile politico-financier
Un ex-policier affirme être intervenu pour empêcher le paiement de commissions au camp Balladur, dans le cadre de l'enquête sur les causes de l'attentat de Karachi qui a tué onze employés français de la DCN en 2002, révèle jeudi Le Point.
Publié le 18/02/2010
Karachi: l'avocat des familles accuse Sarkozy
Me Morice accuse le président d'être "au coeur de la corruption" dans ce dossier. "Diffamation", répond l'Elysée. Cet attentat a fait 14 morts, dont 11 salariés de la Direction des constructions navales en 2002.
Publié le 17/12/2009
Attentat de Karachi : plainte pour corruption
Six familles de victimes de l'attentat, dans lequel 11 salariés de la DCN sont morts en 2002, ont déposé plainte contre le club politique d'Edouard Balladur, dénonçant un "financement politique illicite" à l'origine de l'attentat.
Publié le 16/12/2009
Selon plusieurs rapports et témoignages versés au dossier, ces commissions, à l'époque légales, pourraient avoir donné lieu à des rétro-commissions illégales mais non prouvées à ce stade. Edouard Balladur a ces derniers mois jugé "parfaitement infondées" les allégations d'un financement occulte, son ancien directeur de campagne, Nicolas Sarkozy, trouvant pour sa part "grotesque" cette "fable". Lundi, Edouard Balladur a de nouveau démenti dans une tribune au Figaro.fr. "Depuis maintenant deux ans, ce drame a fourni à certains un prétexte pour me mettre en cause, au motif, prétendent-ils, qu'à la faveur de la vente de ces sous-marins en 1994, j'aurais autorisé le versement de commissions permettant ultérieurement le financement de ma campagne présidentielle de 1995", écrit-il. Par ailleurs, selon les informations du Point.fr, l'ancien Premier ministre a demandé à être entendu à une date encore inconnue par la mission parlementaire sur le dossier présidé par le député UMP Yves Fromion.
Selon Libération, le 26 avril 1995, l'Association pour le financement de la campagne d'Edouard Balladur (Aficeb) aurait encaissé dans une agence du Crédit du Nord à Paris 10 millions de francs en espèces (1,5 million d'euros), soit près de 20% de l'ensemble des recettes mentionnées dans le compte de campagne d'Edouard Balladur. "Sur le bordereau bancaire, il a été mentionné que l'argent provenait de collectes effectuées lors des meetings électoraux", relève le quotidien, s'étonnant que "la moitié de ces 10 millions a été apportée en grosses coupures de 500 francs". Ce versement serait intervenu alors qu'entre janvier et juin 1995, deux intermédiaires du contrat Agosta pour le versement de ces commissions ont perçu 184 millions de francs, affirme Libération qui s'est procuré le contrat Agosta et l'accord entre DCN et Mercor Finance, société off-shore représentant les deux intermédiaires.
Pour un avocat, Sarkozy est "au cœur de la corruption"
Or, selon des témoignages d'anciens de la branche internationale de DCN versés au dossier et que l'AFP a consulté, ces deux hommes -Ziad Takieddine et Abdulrahman El Assir- auraient été imposés en 1994 comme intermédiaires dans le contrat par "le pouvoir politique", en l'occurrence Renaud Donnedieu de Vabres. L'ancien ministre était à l'époque chargé de mission auprès du ministre de la Défense, François Léotard. Tous deux avaient pris parti pour Edouard Balladur face à Jacques Chirac pour la présidentielle.
Le parquet de Paris a ouvert début février une enquête préliminaire à la suite d'une plainte des familles des victimes de l'attentat pour entrave à la justice et pour corruption, notamment contre le club politique présidé par Edouard Balladur. Les familles considèrent qu'elles ont "été trompées par l'Etat français et par plusieurs dirigeants politiques français et pakistanais de premier plan, que leurs proches ont été exposés et tués à la suite d'une sordide affaire de financement politique illicite", avait alors expliqué leur avocat Me Olivier Morice, pour qui Nicolas Sarkozy est "au cœur de la corruption". Les policiers avaient trouvé en 2007 à la DCN une note mentionnant l'aval pour la création d'une société off-shore -baptisée Heine et par laquelle transitait les commissions du contrat Agosta- du directeur de cabinet d'Edouard Balladur à Matignon, Nicolas Bazire, et celui du ministre du Budget d'alors, Nicolas Sarkozy.
| Le trésorier de la campagne "troublé" |
Le trésorier de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995, René Galy-Dejean, a affirmé qu'un versement en une fois de 10 millions de francs en espèces en faveur du candidat ne lui disait "rien" tout en avouant son "trouble", lundi dans une réaction à Médiapart, qui publie lundi les documents bancaires concernant ces versements qui, selon Libération, pourraient provenir de commissions versées sur un contrat de vente de sous-marins au Pakistan auquel s'intéresse un juge antiterroriste enquêtant sur l'attentat contre des salariés de la DCN à Karachi en 2002. "Une telle somme, tout de même, je ne l'aurais pas oubliée", a confié à Médiapart René Galy-Dejean (ex UMP), ancien maire du XVe arrondissement de Paris. "Ce qui me trouble le plus, c'est qu'il s'agisse de grosses coupures, alors que je n'en voyais quasiment jamais passer", a ajouté René Galy-Dejean, indiquant que les collectes lors des meetings représentaient une "source de financement non négligeable". "Mais, c'est l'argent des militants et des sympathisants, donc presque toujours des petites coupures, comme des billets de 10, 20 voire 50 francs, et jamais des billets neufs. Non, vraiment, je ne comprends pas", a-t-il ajouté. |
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