L'affaire Alsthom, le deuxième "dossier Pasqua"

Par TF1 News (D'après agence), le 21 avril 2010 à 07h34 , mis à jour le 21 avril 2010 à 07h36

Après l'affaire du casino d'Annemasse, la Cour de justice de la République aborde celle du pot-de-vin de 5,2 millions de francs versé par GEC-Alsthom en 1994, qui avait abouti sur un compte suisse au nom du fils de Charles Pasqua.

Charles Pasqua lors de son arrivée à la Cour de justice de la RépubliqueCharles Pasqua lors de son arrivée à la Cour de justice de la République © www.abacapress.com

La Cour de justice de la République, qui juge Charles Pasqua, examine ce mercredi son rôle dans le pot-de-vin versé en 1994 par GEC-Alsthom en échange du feu vert du ministère au déménagement d'une de ses entités. Cette affaire vaut au sénateur UMP des Hauts-de-Seine des poursuites pour "complicité d'abus de biens sociaux et recel".

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Plus d'infos

En 1994, GEC-Alsthom, devenu Alstom, souhaitait transférer le siège de sa branche transport de la Défense, dans les Hauts-de-Seine, à Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis. Le groupe avait besoin du feu vert de la Datar, organisme sous la tutelle du ministère de l'Intérieur, alors occupé par Charles Pasqua. Pour débloquer le dossier, la société avait dû verser un pot-de-vin de quelque 5,2 millions de francs (790.000 euros).

Déjà plusieurs condamnations

Après avoir transité sur plusieurs comptes, dont celui d'Etienne Leandri, les fonds extorqués avaient finalement atterri sur un compte suisse dont l'ayant-droit était le fils unique de Charles Pasqua, Pierre Philippe Pasqua. Ce dernier a été définitivement condamné à un an de prison ferme dans cette affaire.

La commission d'instruction de la Cour de justice de la République considère que "de sérieux indices inclinent à croire que (Charles Pasqua) a sciemment, par aide et assistance, permis" à son fils et à Etienne Leandri d'être les bénéficiaires du pot-de-vin. Dans ce dossier plusieurs responsables d'Alstom de l'époque, dont son ancien PDG Pierre Bilger, ainsi l'ancien directeur général de la Datar, Pierre-Henri Paillet, ont été condamnés en première instance puis en appel.

Par TF1 News (D'après agence) le 21 avril 2010 à 07:34
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2 Commentaires

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  • moicontribuable, le 21/04/2010 à 12h28

    Moi pour 790000 Euros, je suis volontaire pour aller en prison de suite! Et pas qu'un an.

  • kosotto1, le 21/04/2010 à 08h00

    Pourquoi, si le pot de vin est avéré, ne demande t-on pas au bénéficiaire, en l'occurence le fils de Pasqua, de restituer la coquette somme de 790 000 euros ? on pourrait ensuite la reverser aux compagnies aériennes en dédommagement des pertes subies par les conséquences du nuage de cendres. Ce serait ça de moins à régler par les contribuables qui comme d'habitude paient pour tout, même lorsqu'ils ne sont responsables de rien !!!

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