La Cour de Justice de la République juge son 6e ministre

Par , le 19 avril 2010 à 06h00 , mis à jour le 19 avril 2010 à 09h14

La Cour de justice de la République, créée pour juger les présomptions de crimes ou délits commis par des ministres dans l'exercice de leurs fonctions, s'est réunie quatre fois en 17 ans.

Palais de Justice Procès DroitImage d'archives © TF1

La Cour de justice de la République (CJR) a été créée en juillet 1993 pour enquêter sur les présomptions de crimes ou délits commis par des ministres dans l'exercice de leurs fonctions et pour les juger. Cette juridiction d'exception, composée de trois magistrats et douze parlementaires, est née de l'affaire de la contamination d'hémophiles et de transfusés par le virus du sida dans les années 1980, pour laquelle des décisions gouvernementales étaient mises en cause. L'ancienne procédure relative aux ministres rendait presque impossible toute poursuite.

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Six procès en 17 ans

Sur douze dossiers dont la CJR a été saisie, six ont fait l'objet d'une décision d'incompétence ou d'un non-lieu, notamment dans les affaires visant l'épidémie de maladie de la "vache folle" et la quasi-faillite du Crédit lyonnais. Trois autres dossiers ont fait l'objet d'un procès, dans lesquels trois accusés sur cinq ont été relaxés, un dispensé de peine et un condamné à une peine de prison avec sursis.

-Dans l'affaire du sang contaminé en 1999, l'ancien Premier ministre Laurent Fabius et l'ex-ministre des Affaires sociales Georgina Dufoix ont été relaxés et l'ancien secrétaire d'Etat à la Santé Edmond Hervé reconnu coupable mais dispensé de peine.

-Dans un procès en diffamation intenté par des enseignants accusés d'avoir favorisé un bizutage, Ségolène Royal, ministre déléguée à l'Enseignement scolaire, a été relaxée en mai 2000.

-Michel Gillibert, secrétaire d'Etat aux Handicapés de 1988 à 1993, reconnu coupable d'avoir détourné 1,3 million d'euros sous forme de subventions à cinq associations fictives, a été condamné en juillet 2004 pour escroquerie et condamné à trois ans d'emprisonnement avec sursis et cinq années d'inéligibilité. Il est décédé la même année.

Les trois autres procès sont ceux de Charles Pasqua qui débutent lundi 19 avril.

 

Par Alexandra Guillet le 19 avril 2010 à 06:00
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1 Commentaires

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  • ten75, le 19/04/2010 à 17h52

    Meme si c'est la cour de justice de la République , il y a des nuances entre des faits répréhensibles délictueux et des faits qui ont entrainé indirectement la mort de personnes , je ne banaliserai pas les délits , mais je préfère celui qui détourne une somme important soit elle , que celui qui par son inaction dans une situation de crise n'a pas su prendre la bonne décision

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