Charles Pasqua, le 19 avril 2010. © Stephane Lemouton/ABACAPRESS.COM"Humilié". "Meurtri". "Traîné dans la boue". Charles Pasqua a clôt mercredi les débats devant la Cour de justice de la République (CJR) où il comparaît pour plusieurs affaires de malversations financières. C'est un sentiment "du fond du coeur" que le sénateur UMP des Hauts-de-Seine, âgé de 83 ans, a livré aux 15 juges à l'issue des deux semaines de procès qui viennent de s'écouler.
Pas de nouveau procès pour Pasqua
Les deux relaxes et la condamnation dans des affaires de corruption de l'ancien ministre de l'Intérieur ont été confirmées vendredi en cassation. "Meurtri", Charles Pasqua compte saisir la CEDH.
Publié le 23/07/2010
Charles Pasqua rejugé par la Cour de justice de la République ?
Le sénateur UMP des Hauts-de-Seine saura ce vendredi à 14h s'il repasse devant la Cour de justice de la République, concernant sa triple affaire de corruption alors qu'il était ministre de l'Intérieur.
Publié le 22/07/2010
Pasqua condamné à un an de prison avec sursis
L'ex ministre de l'Intérieur a été condamné vendredi à un an de prison avec sursis par la Cour de justice de la République dans une des trois affaires de malversations présumées intervenues lorsqu'il se trouvait Place Beauvau.
Publié le 30/04/2010
Procès Pasqua : l'heure du verdict
La Cour de justice de la République devrait rendre à la mi-journée son arrêt sur les affaires dans lesquelles est jugé l'ancien ministre de l'Intérieur. Sauf si les quinze juges n'arrivent pas à se mettre d'accord...
Publié le 30/04/2010
Prison ferme requise contre Pasqua
Une peine de quatre ans de prison dont deux avec sursis a été requise jeudi contre l'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua, jugé par la Cour de justice de la République.
Publié le 29/04/2010
Procès Pasqua : la justice saisie pour "intimidation" de témoin
Le parquet de Paris a ouvert mardi une enquête pour "intimidation" après qu'un témoin au procès Pasqua a dénoncé des pressions à l'issue de sa déposition lundi soir
Publié le 27/04/2010
Pasqua et la nébuleuse des commissions de la Sofremi
Troisième dossier au menu ce jeudi de la Cour de justice de la République, qui juge Charles Pasqua : le versement de commissions occultes au préjudice de la Sofremi, société dépendant du ministère de l'Intérieur.
Publié le 22/04/2010
L'affaire Alsthom, le deuxième "dossier Pasqua"
Après l'affaire du casino d'Annemasse, la Cour de justice de la République aborde celle du pot-de-vin de 5,2 millions de francs versé par GEC-Alsthom en 1994, qui avait abouti sur un compte suisse au nom du fils de Charles Pasqua.
Publié le 21/04/2010
Procès Pasqua : Guéant et de Villiers minimisent
Dans l'affaire du casino d'Annemasse, l'ancien directeur adjoint du cabinet de Pasqua au ministère de l'Intérieur, a indiqué à la CJR qu'il avait agi sur "instruction" du ministre, soulignant que c'était une procédure normale. Sur le financement du RPF, de Villiers s'est montré très modéré.
Publié le 20/04/2010
Au procès Pasqua, un témoin nommé Claude Guéant
Le secrétaire général de l'Elysée témoigne ce mardi dans l'affaire du casino d'Annemasse. Il était alors proche collaborateur de Charles Pasqua. Dans quelles conditions l'autorisation d'exploitation du casino a-t-elle été accordée ?
Publié le 20/04/2010
Pasqua : "je suis innocent"
Le sénateur de 83 ans comparaît depuis lundi devant la Cour de justice de la République dans trois dossiers de malversations présumées remontant à l'époque où il était ministre de l'Intérieur.
Publié le 19/04/2010
Le triple procès pour corruption de Pasqua a débuté
Charles Pasqua est arrivé vers 14 heures, lundi, à la Cour de justice de la République où il doit être jugé pour des faits présumés de corruption dans trois dossiers datant de l'époque où il était ministre de l'Intérieur.
Publié le 19/04/2010
Pasqua devant la Cour de justice de la République
Charles Pasqua comparait à partir de ce lundi devant la Cour de justice de la République pour des faits présumés de corruption remontant à l'époque où il était ministre de l'Intérieur, entre 1993 et 1995.
Publié le 19/04/2010
"Ma comparution devant la CJR me touche profondément. Je suis humilié en tant qu'homme politique, humilié parce que ma famille et moi sommes traînés dans la boue depuis dix ans", a déclaré l'ancien ministre de l'Intérieur en reconnaissant ne "pas être un homme d'acier" même s'il a "l'air solide".
"Meurtri": meurtri d'avoir vu l'accusation convoquer son "propre fils" devant la cour, meurtri aussi d'avoir constaté, au fil des débats, que des gens à qui il avait donné sa confiance l'ont "trahi". Car s'il s'avoue ébranlé, l'ancien ministre ne cède pas d'un pouce sur ses proclamations d'innocence. Il estime que l'audience a permis de démontrer la thèse qu'il soutient depuis le début: celle d'un homme berné par des collaborateurs auxquels il a trop fait confiance. "Ils ont fait leurs affaires, ce n'est pas autre chose et moi je n'ai rien à voir là-dedans", a-t-il martelé.
| "Quand je donne ma confiance, je ne la donne pas à moitié" |
Charles Pasqua ne confie qu'un seul regret: que personne dans son entourage politique ne l'ait "alerté" de ce qui se tramait autour de lui. Et pour les juges qui s'étonnent que l'un des ministres les plus puissants et les mieux informés de France dans le gouvernement de l'époque (1993-95) n'ait pas exercé de contrôle effectif sur ses services, il n'a qu'une réponse: "Quand je donne ma confiance, je ne la donne pas à moitié".
Puis à la cour qui lui fait face, au sein de laquelle douze parlementaires, comme lui, Charles Pasqua lance un ultime défi: "Si vous considérez que je suis un pourri, condamnez-moi, faites-le. Mais je vous regarde bien dans les yeux les uns et les autres et j'ai la faiblesse de penser que vous me connaissez mieux que ça et que vous avez une autre perception de moi". Les réquisitions du ministère public interviendront jeudi, le verdict sera rendu vendredi.
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Pas de nouveau procès pour Pasqua
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