Le palais de Justice de Metz © TF1-LCIUne peine de 13 ans de réclusion criminelle a été prononcée lundi à Nancy contre Fatiha Benzioua, reconnue coupable de tentative de meurtre d'un juge des enfants à Metz en juin 2007. Une peine de "13 à 15 ans" avait été requise devant la Cour d'assises de Meurthe-et-Moselle. Le 5 juin 2007, dans le bureau du juge Jacques Noris au tribunal de Metz, Fatiha Benzioua avait porté un coup de couteau à l'abdomen du magistrat alors que celui-ci venait de lui refuser la garde de son fils de 3 ans, James. Le juge avait dû subir une opération chirurgicale d'urgence.
La femme qui avait poignardé un juge ira aux assises
La mère de famille avait frappé le juge Jacques Noris avec un couteau de cuisine quand le magistrat avait confirmé le placement de son fils. Elle sera jugée pour tentative de meurtre aggravé.
Publié le 02/09/2009
Juge poignardé : la mère mise en examen
La femme de 35 ans qui a agressé mardi le magistrat dans son bureau de Metz, a été mise en examen jeudi pour tentative de meurtre.
Publié le 07/06/2007
Lundi matin, l'accusée a pris la parole, incapable d'expliquer son acte, précisant qu'elle "n'allait pas bien". "J'étais inconsciente, je n'étais pas moi-même, j'ai disjoncté", s'est-elle exprimée d'une voix de robot, abrutie par les médicaments, en répondant principalement par oui ou par non. Entendu par la Cour quelques minutes plus tôt, la victime, Jacques Noris, avait affirmé que Fatiha Benzioua "comprend très bien la situation, mais elle est dans le déni de la difficulté". "Qu'est-ce qui a pu la pousser à vouloir tuer un magistrat : la voilà la question", a interrogé au dernier jour d'audience le représentant de l'accusation, qui a décrit l'accusée comme "une femme qui a un rapport vicié à la loi". Parmi les quatre expertises psychiatriques réalisées durant l'instruction, l'une a fait état d'une abolition du discernement de Fatiha Benzioua lors des faits, c'est-à-dire de son irresponsabilité pénale. Dans son réquisitoire, l'avocat général Jacques Santarelli, a vivement contesté cette analyse. "Le trouble psychique, même s'il existe, n'est pas la cause de l'acte, mais la conséquence de son acte", a-t-il affirmé aux jurés.
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