Affaire Grégory : un dernier espoir, les enregistrements

Par A.Gu. (avec agence), le 05 mai 2010 à 11h06 , mis à jour le 05 mai 2010 à 15h40

Dossier : Affaire Grégory : actualité, interviews, vidéos

Les dernières analyses ADN n'ont pas permis de démasquer l'assassin du petit Grégory, a confirmé mercredi la Justice. Mais les enquêteurs devraient reprendre les enregistrements de la voix mystérieuse qui harcelait la famille au téléphone.

Grégory Villemin Grégory Villemin © DR

L'ADN n'a pas parlé. Le parquet général de Dijon a confirmé mercredi matin, l'information de l'Est Républicain annonçant que les prélèvements effectués sur des scellés de l'affaire ne correspondaient à aucun profil génétique parmi quelque 150 protagonistes de l'affaire Grégory et n'avaient donc mené à aucune piste. Grégory Villemin avait été assassiné en 1984 et retrouvé noyé et ligoté dans la Vologne. Le parquet a toutefois précisé qu'il restait quelques protagonistes marginaux de l'affaire dont l'ADN était encore en cours d'examen. "Deux possibilités s'offrent désormais à la justice (...) : élargir le cercle des personnes qui ont fait l'objet d'un prélèvement ADN (ou) chercher à extraire, avec une autre technique, des empreintes génétiques exploitables sur les cordelettes et les courriers", selon le quotidien local. 

Plus d'infos

L'étude des empreintes génétiques ne s'est pour l'heure guère montrée concluante, mais il reste un espoir : les enregistrements vocaux. Selon Le Parisien, les appels téléphoniques du "corbeau" qui harcelait les parents du petit Grégory, avant sa mort, vont à leur tour être prochainement analysés. Les enregistrements avaient déjà été analysés dans le passé par des experts, sans résultat concluant. Mais l'article évoque "un avocat du dossier", qui a la "certitude" que les progrès de la science permettront une "analyse plus pertinente aujourd'hui". "Le but premier consiste à savoir s'il s'agit d'une voix d'homme ou de femme. Mais une identification plus précise est très complexe", car "la voix évolue, notamment à cause du stress", explique le lieutenant-colonel Bruno Vanden-Berghe, directeur adjoint de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale, cité par le quotidien.

Des questions toujours aussi nombreuses

Les questions demeurent donc toujours aussi nombreuses quant à l'identité du tueur et du "corbeau", qui a harcelé la famille Villemin à partir de 1981. Ce fait divers, l'un des plus médiatisés du XXe siècle en France, s'est traduit jusqu'ici par un fiasco judiciaire. Bernard Laroche, cousin du père de Grégory, avait été inculpé, puis libéré, avant d'être assassiné par la père de Grégory le 29 mars 1985, donc avant la lettre où ont été retrouvées les empreintes. Jean-Marie Villemin a été condamné à quatre ans de prison pour ce crime.

Le juge d'instruction, Jean-Michel Lambert, avait au même moment mis en cause et même emprisonné la mère de l'enfant, avant que la cour d'appel de Dijon ne l'innocente en 1993 et reconnaisse qu'il s'agissait d'une fausse piste. L'arrêt de 1993 rendu après une nouvelle enquête concluait qu'il subsistait des charges très sérieuses contre Bernard Laroche, mis en cause par de premières expertises en écriture et par un témoignage de sa belle-soeur, Muriel Bolle, rétracté.

Par A.Gu. (avec agence) le 05 mai 2010 à 11:06
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2 Commentaires

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  • roucoucou17, le 05/05/2010 à 19h22

    J espère qu on va trouver quelque chose..il faut que la verité sorte..ce petit le pauvre a souffert et on lui a enlevé sa vie..celui qui a fait cela j espère qu il en fait des cauchemars la nuit

  • horsain81, le 05/05/2010 à 13h28

    J'espère que cette persévérence va finir par payer!.

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