La photo de Toni Musulin diffusée par Interpol © InterpolPoursuivi pour vol et tentative d'escroquerie, Toni Musulin, 39 ans, encourt jusqu'à cinq ans de prison. Il est accusé d'avoir dérobé le 5 novembre 2009 un fourgon de la société suédoise Loomis, chargé de 11,6 millions d'euros. Deux jours plus tard, la majeure partie du butin, 9,5 millions d'euros, avait été retrouvée par la police, cachée dans le box d'une résidence du VIIIe arrondissement de Lyon. Le convoyeur s'était rendu à la police à Monaco le 16 novembre avant d'être transféré aux autorités françaises. Prenant la parole pour la première fois devant le tribunal correctionnel de Lyon, Toni Musulin a assuré qu'il n'avait pas emporté la part toujours manquante de son butin, soit 2,1 millions sur les 11,6 millions d'euros dérobés le 5 novembre 2009. "Moi je n'ai pas pris l'argent, c'est pas moi qui ai l'argent. Vous voulez savoir où est l'argent, c'est ça ?", a-t-il lancé au président du tribunal qui l'interrogeait sur la somme exacte qu'il avait déchargée du fourgon de son employeur, la société de transports de fonds Loomis. Alors que l'accusation estime que le convoyeur est allé mettre son butin à l'abri à l'étranger, ses avocats assurent que leur client n'est pas en possession de cette somme.
Toni Musulin condamné à verser 270.000 à son ancien employeur
L'ex-convoyeur avait volé plus de 11 millions d'euros fin 2009 à Lyon à bord de son propre fourgon. Son ancien employeur, la société suédoise de transports de fonds Loomis, lui réclamait un million d'euros de dommages et intérêts.
Publié le 04/02/2011
La peine de prison de Musulin alourdie en appel
L'ex-convoyeur de fonds a été condamné mardi à 5 ans de prison ferme en appel pour avoir volé 11,6 millions d'euros fin 2009 à Lyon. En première instance, il avait écopé de 3 ans ferme.
Publié le 02/11/2010
Cinq ans requis contre Toni Musulin
Le convoyeur de fonds est jugé en appel pour le vol de 11,6 millions d'euros fin 2009. En première instance, il avait été condamné à 3 ans de prison en première instance.
Publié le 14/09/2010
Toni Musulin a fait du tourisme avant de se rendre
Le convoyeur de fonds comparaît mardi pour le vol spectaculaire de plus de 11 millions d'euros dans son fourgon fin 2009. Il continue de nier être en possession du butin disparu.
Publié le 14/09/2010
Musulin: "C'est quoi ce bordel?"
Le convoyeur de fonds comparaît mardi pour le vol spectaculaire de plus de 11 millions d'euros dans son fourgon fin 2009. Il est apparu exaspéré par la présence des médias.
Publié le 13/09/2010
Toni Musulin face aux juges
Le convoyeur de fonds Toni Musulin comparaît mardi à 9 heures 30 devant le tribunal correctionnel de Lyon pour le vol de plus de 11,6 millions d'euros dans son fourgon.
Publié le 10/05/2010
Toni Musulin reste derrière les barreaux
Le convoyeur soupçonné du vol de plus de 11 millions d'euros à Lyon fin 2009 va rester en prison jusqu'à son procès en correctionnelle prévu d'ici deux mois.
Publié le 17/03/2010
Affaire Musulin : des doutes sur le butin du convoyeur
Selon le Parisien, les avocats du convoyeur demandent à la justice une contre-expertise afin d'éclaircir la comptabilité du butin. Ils soulignent que les chiffres de la société Loomis et ceux de la police diffèrent.
Publié le 26/02/2010
Musulin demande la liberté "pour pouvoir retourner travailler"
Celui qui est soupçonné d'avoir volé 11,5 millions d'euros était convoqué jeudi à Lyon après avoir fait appel du rejet de sa demande de liberté. Je me suis rendu, j'ai l'intention d'être présent à mon procès", a-t-il affirmé.
Publié le 28/01/2010
Musulin pris la main dans le sac
Les empreintes du convoyeur auraient été repérées sur des emballages de billets de banque, affirme Le Progrès.
Publié le 23/12/2009
Musulin persiste : il n'a pas de butin caché
Le convoyeur de fonds campe sur sa position. Parallèlement, une lycéenne qui aurait récemment appris qu'elle pourrait être la fille de Musulin a porté plainte pour tentative d'enlèvement.
Publié le 03/12/2009
Toni Musulin : après la star du web, la coqueluche de ces dames
En attendant ses explications, le convoyeur soupçonné du vol du fourgon avec 11,6 millions reçoit en prison des demandes en mariage et de flocage de T-shirts, ce qu'il "prend avec beaucoup d'humour".
Publié le 23/11/2009
Mystère toujours autour du butin
Toni Musulin, le convoyeur qui s'est rendu lundi, a reconnu mardi être présent le jour du vol à Lyon du fourgon, mais reste muet sur les 2,6 millions manquants. Il s'était rendu en Serbie en mai.
Publié le 17/11/2009
Fourgon volé : 9 des 11,6 millions retrouvés à Lyon
Une grosse partie du pactole volé jeudi dans un fourgon blindé à Lyon a été retrouvée samedi derrière une voiture que le convoyeur, toujours traqué à travers l'Europe, avait louée.
Publié le 09/11/2009
Vol d'un fourgon : sûrement le "casse du siècle"
La somme dérobée (11,6 millions) et surtout le mode opératoire : si le chauffeur du fourgon détourné jeudi à Lyon est bien l'auteur du casse, il s'agit d'une "première en France", selon le procureur.
Publié le 06/11/2009
10 millions d'euros volés dans un fourgon blindé, le chauffeur suspect
Le fourgon s'est volatilisé jeudi à Lyon avec son chauffeur. Principal suspect, il était toujours recherché vendredi.
Publié le 06/11/2009
Le braqueur présumé a expliqué qu'il n'avait pas pu charger la totalité de l'argent dans le véhicule utilitaire loué en prévision du vol, laissant entendre que d'autres personnes avaient emporté les billets manquants. "Je jetais les sacs et ils ne tombaient pas droit, forcément. Ils glissaient, comme c'étaient des sacs en plastique. C'était la galère, j'étais embêté, quoi", a-t-il expliqué, suscitant les rires étouffés de la salle. Le président du tribunal s'est étonné que les paquets manquants contiennent "justement des billets de 500, 200 et 100 euros, les plus grosses coupures", soit la plus forte somme possible pour un petit volume. "Ca ne vous fait pas mal au coeur ?", a-t-il ironisé."S'il manque des choses, il faut vérifier certains points", a rétorqué le prévenu, laissant entendre que le propriétaire du box aurait pu se servir avant l'arrivée de la police.
"J'ai dérapé, par la force des choses"
Toni Musulin veut se débarasser des "paillettes" qui entourent son histoire. Il a réfuté mardi l'image héroïque qui lui a été accolée, se dépeignant comme un homme "normal" qui a "dérapé", excédé par ses conditions de travail. "On me dit que je suis Robin des Bois mais non, je suis normal. J'ai eu un souci avec mon patron", a répondu l'ancien convoyeur de fonds au président du tribunal, interrogé sur les raisons qui l'ont poussé à dérober 11,6 millions d'euros au volant de son propre fourgon.
"Les journalistes, ils se masturbent l'esprit en racontant n'importe quoi", a grommelé cet homme massif, cheveux mi-longs et barbe poivre et sel, déclenchant l'hilarité de la salle d'audience emplie de journalistes. Toni Musulin, 39 ans, s'est décrit comme un homme "normal", qui n'a jamais cessé de travailler "depuis 1986", d'abord comme électricien puis dans la sécurité et le transport de fonds, cumulant parfois deux ou trois emplois pour "avoir quelque chose pour (sa) retraite".
"Je n'ai pas de secret, il n'y a pas d'argent sale ou quoi que ce soit", a-t-il insisté. Le braqueur présumé a affirmé n'avoir pas envisagé "de faire quoi que ce soit" lorsqu'il a été embauché en 2000 par la société suédoise de transport de fonds Loomis, mais avoir fini par "se révolter" devant ses conditions de travail. "Au bout de dix ans, il n'y a pas de raison que les patrons vous enfoncent toujours. Au bout d'un moment, on se révolte. J'ai dérapé, par la force des choses", a-t-il expliqué, la voix sourde, déplorant des erreurs régulières sur ses fiches de paie.
Evoquant un ancien employé de Loomis qui, selon lui, avait "fait une liste de personnes à tuer et a fini par se tirer une balle", il a dit avoir lui aussi "pété un câble" en faussant compagnie à ses collègues au volant de son propre fourgon, le 5 novembre 2009, avec 11,6 millions d'euros dans le coffre. "J'en suis arrivé à faire ce que je ne devais pas faire, et il faut dire merci aux chefs", a-t-il conclu.
"Procès dans le dos"
Le procès du convoyeur de fonds s'est ouvert ce mardi à Lyon. Dès les premières heures, ses avocats ont essuyé un revers, les trois magistrats ayant rejeté leur demande de report du procès. L'un des deux avocats de l'ex-convoyeur de fonds, Me Hervé Banbanaste, avait contesté dès le début de l'audience le retournement de situation qui avait permis, lundi, la tenue du procès.
"Personne ne nous a prévenus, on a fait un procès dans le dos de Toni Musulin", s'est-il indigné, critiquant le rejet in extremis par le premier président de la chambre criminelle de la Cour de cassation, lundi soir, de l'une de ses offensives procédurales. Les conseils de Musulin avaient en effet déposé le 25 mars une "requête en examen immédiat" accompagnant leur pourvoi en cassation, avec effet suspensif sur la procédure. Aucun jugement sur le fond ne pouvait intervenir tant que cette requête n'avait pas été examinée. Le représentant du parquet, Nicolas Hennebelle, a ironisé quant à lui sur "l'énergie du désespoir" avec laquelle la défense de Musulin demandait aujourd'hui le report de l'audience, alors qu'elle assurait ces derniers jours vouloir que le procès se tienne à la date prévue.
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Toni Musulin condamné à verser 270.000 à son ancien employeur
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