L'ETA décapitée par un nouveau coup de filet à Bayonne

le 20 mai 2010 à 08h37 , mis à jour le 20 mai 2010 à 19h31

La police française a réussi un coup double en arrêtant jeudi à Bayonne le "plus haut dirigeant" actuel de l'ETA, selon Madrid, et son "adjoint", soupçonné d'être impliqué dans une fusillade fatale à un brigadier français le 16 mars.

dammarie-les-Lys ETALe 16 mars 2010, un policier de 52 ans avait été tué au cours d'un échange de tirs à Dammarie-Les-Lys, en Seine-et-Marne. © TF1 News

Un des principaux suspects du meurtre d'un policier français lors d'une fusillade près de Dammarie-les-Lys le 16 mars dernier se trouverait parmi les personnes arrêtées jeudi matin lors d'un coup de filet au cœur de l'ETA à Bayonne et dans ses environs. Lors de cette descente au sein de l'organisation séparatiste basque, les policiers ont mis la main sur le chef présumé de l'appareil militaire d'ETA, Mikel Karrera Sarobe, et deux autres membres présumés de l'organisation, dont le probable n°2 du groupe armé, Arkaitz Aguirregabiria Del Barrio, l'un des etarras recherchés depuis le meurtre de Dammarie. Il est qualifié de violent et sanguinaire par les enquêteurs français. Sarobe était "actuellement le plus haut dirigeant" du groupe indépendantiste basque armé et le plus recherché par l'Espagne, a déclaré le ministre espagnol de l'Intérieur.

Deux autres arrestations ont été effectuées "aux environs de Bayonne", a ajouté une source proche de l'enquête, sans donner plus de détails sur les identités de ces deux autres personnes. L'opération, au cours de laquelle des armes ont été saisies, a été menée par la police judiciaire, le RAID ainsi que la Direction nationale anti-terroriste  (Dnat). Elle se serait déroulée "en douceur", selon une source proche de l'enquête.

Le 16 mars, la police espagnole avait allongé sa liste des membres du groupe indépendantiste basque armé ETA recherchés, une liste alors portée à 34 membres présumés. Dans cette liste, Mikel Karrera Sarobe, dit "Ata" (le canard en langue basque), était considéré comme le nouveau chef militaire de l'ETA. Plus d'une trentaine de membres présumés ont été arrêtés depuis début 2010, dont le nouveau chef Ibon Gogeascoechea Arronategui, interpellé fin février dans le nord-ouest de la France.

Etiquetée comme organisation terroriste par l'Union européenne, l'ETA est tenue pour responsable de la mort de 828 personnes en plus de 40 ans de violences dans la lutte pour l'indépendance du Pays Basque.

le 20 mai 2010 à 08:37
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4 Commentaires

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  • le_chieur, le 20/05/2010 à 22h36

    Avec cette énième tête je pense que l'ETA c'est l'hydre de Lerne. On coupe une tête mais elle repousse.

  • blitz39, le 20/05/2010 à 19h00

    Chapeau et bravo aux enquêteurs !!!!!!!!

  • rinek64, le 20/05/2010 à 16h05

    Le plus haut dirigeant de l'ETA !! Mais tous les mois on lit "le plus haut dirigeant" !!! Il faut trouver une solution pour dissoudre se groupe même si je suis consciente que c'est quasi impossible. Quoi qu'il en soit toutes mes félicitations aux forces de l'ordre !

  • leyusuke, le 20/05/2010 à 15h17

    Respect à la police au raid etc.

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