Policier devant son ordinateur © LCIUn "fichier des personnes recherchées", aux contours élargis au regard du fichier du même nom créé en mai 1996, a vu le jour à la faveur d'un décret en date du 28 mai, paru au Journal Officiel dimanche. Ce fichier, dont l'exploitation est confiée au ministère de l'Intérieur, élargit les bases de données personnelles à de nouvelles catégories d'étrangers en situation irrégulière et aux fraudeurs au permis de conduire.
Etrangers expulsables : un fichier dans le viseur du Conseil d'Etat
Le Conseil d'Etat a annulé deux dispositions du décret du ministère de l'Immigration créant le fichier Eloi, recensant les données personnelles des étrangers expulsables. Les autres dispositions peuvent s'appliquer.
Publié le 30/12/2009
Deux nouveaux fichiers nés dans la polémique
Pourquoi les violences de Poitiers, il y a une semaine, n'avaient-elles pu être empêchées ? Des membres des services de renseignement avaient mis en avant le manque d'outils.
Publié le 18/10/2009
Un policier puni pour avoir détourné un fichier
Le commandant de police qui avait divulgué des informations issues d'un fichier policier sur Djamel Debbouze et Johnny Hallyday a été mis à la retraite d'office.
Publié le 20/03/2009
La Cnil épingle le fichier policier Stic
La Commission nationale de l'informatique et des libertés a dénoncé mardi un "manque de rigueur" et une "absence quasi systématique" de mise à jour du plus gros fichier de police.
Publié le 20/01/2009
Le Stic, un fichier policier dans le viseur de la Cnil
Alors que les sages de la Cnil doivent remettre jeudi leur rapport sur ce fichier recensant auteurs et victimes d'infractions, Le Parisien évoque des "sévères critiques".
Publié le 18/01/2009
La petite soeur d'Edvige pointe le bout de son fichier
Le décret sur le fichier, revu et corrigé par le ministère de l'Intérieur, vient d'être soumis pour avis à la CNIL, avant son passage au Conseil d'Etat. Selon France Info, la plupart des critiques ont été prises en compte.
Publié le 24/09/2008
Fichier Edvige : Les députés auditionnent MAM
Après les associations et les syndicats, la commission des lois de l'Assemblée doit entendre jeudi après-midi la ministre de l'Intérieur au sujet du fichier de police controversé.
Publié le 18/09/2008
Comment Accoyer veut "aménager" le fichier Edvige
Alors que "MAM" poursuit les concertations et que des auditions sont prévues en commission des Lois, Bernard Accoyer propose des modifications du décret sur le fichier controversé.
Publié le 14/09/2008
Un collectif veut "faire sa fête" au fichier Edvige
Associations et syndicats ont appelé, mardi, à une journée d'action le 16 octobre, jour de la sainte-Edwige, pour demander la suppression du fichier de police.
Publié le 09/09/2008
Edvige : fichier préventif ou liberticide ?
<b>Interviews -</b> Gérard Gachet, porte-parole du ministère de l'Intérieur, et Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des droits de l'Homme, confrontent leurs arguments au sujet du nouveau fichier policier.
Publié le 08/09/2008
Bayrou s'attaque au fichier Edvige
Ce fichier "ne peut pas être accepté dans un pays démocratique", a déclaré le député des Pyrénées-Atlantiques.
Publié le 01/09/2008
Edvige, le fichier policier qui inquiète
Des associations s'émeuvent de la mise en place de ce fichier où figureraient des renseignements sur l'état de santé ou l'orientation sexuelle des personnes visées.
Publié le 19/07/2008
Dati va créer un fichier sur les "bandes organisées"
La création de ce "fichier sur les bandes organisées" fait suite aux incidents entre la police et des jeunes sur le Champs de Mars le week-end dernier à Paris.
Publié le 29/06/2008
FNAEG : un fichier ADN trop gourmand ?
Presque tous les crimes et délits sont désormais susceptibles d'entraîner un prélèvement ADN. Près de 500 000 personnes sont déjà fichées. Si pour la police ce fichier constitue un outil formidable de lutte contre la délinquance, d'autres parlent d'une dérive à la bigbrother.
Publié le 22/10/2007
Selon le texte officiel, le ministère (directions de la police et de la gendarmerie) est autorisé à "mettre en oeuvre un traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé fichier des personnes recherchées" afin de faciliter les recherches et contrôles effectués par les services de la police nationale, les unités de la gendarmerie et les agents des douanes "exerçant des missions de police judiciaire ou des missions administratives". Sont inscrites dans ce fichier, à la demande de la police ou des autorités judicaires, les personnes recherchées pour les besoins d'une enquête judiciaire, mais aussi des catégories de personnes très diverses, sur demande des autorités administratives compétentes.
Les réticences de la Cnil
Ce fichier concerne tout aussi bien les étrangers présentant "une menace pour l'ordre public" justifiant que l'accès au territoire français leur soit refusé, les mineurs ayant quitté leur domicile, les personnes signalées comme débiteurs de l'Etat ou redevables de pensions alimentaires, les personnes disparues, recherchées sur demande de leur famille, les personnes faisant l'objet d'un placement d'office en établissement psychiatrique ou qui s'en sont évadées, ou les supporteurs objets d'une interdiction de stade, etc. Sont encore visés par exemple les étrangers faisant l'objet d'un arrêté de reconduite à la frontière pris depuis moins d'un an, ceux faisant l'objet d'un arrêté d'expulsion ou assignés à résidence. On peut encore mentionner diverses catégories de personnes sanctionnées pour fraude au permis de conduire ou à l'obtention des papiers d'identité.
Les données inscrites dans le fichier comportent notamment des données relatives à l'état civil, au signalement, aux motifs de la recherche. L'inscription et la consultation sont confiées à des agents individuellement désignés et habilités. Sont destinataires des informations, sous conditions, les autorités judiciaires et les organismes de coopération internationale en matière de police ou des services de polices étrangers. Les données sont effacées sans délai en cas d'aboutissement de la recherche alors que les consultations (identification du consultant, date) sont conservées cinq ans.
La commission nationale de l'informatique et des libertés avait porté avis sur le projet de décret dans une délibération en date du 12 novembre 2009, publiée dimanche au Journal officiel. Elle y exprimait notamment sa "préoccupation" au constat que les motifs d'enregistrement au FPR, "très divers, tant par leur nature que par leur gravité", vont "considérablement élargir le champ d'un fichier déjà fort hétérogène". La Cnil réclamait à cet égard des "garanties strictes" concernant les "procédures d'habilitation" et la "traçabilité". Elle a pris acte à cet égard de modifications acceptées par le gouvernement qu'elle avait demandées et se félicite que les droits d'accès et de rectification s'exerceront directement auprès du ministère de l'Intérieur pour des données n'intéressant pas la sécurité publique notamment.
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Etrangers expulsables : un fichier dans le viseur du Conseil d'Etat
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