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Avant Dylan, ses parents aussi avaient été maltraités

Alexandra Guillet par
le 11 juin 2010 à 13h17
Temps de lecture
3min
La chambre de Dylan

La chambre de Dylan / Crédits : TF1/LCI

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JusticeLe procès des parents de Dylan qui s'est ouvert vendredi à Rodez, pour maltraitance, a livré le portrait de deux êtres eux-mêmes battus et maltraités tout au long de leur enfance.

Le procès  pour "violences" et "abandon" des parents du petit Dylan, accusés d'avoir maltraité pendant des années leur fils jusqu'à ses 7 ans parce qu'ils le trouvaient "difficile", s'est ouvert vendredi devant le tribunal correctionnel de Rodez. Les interrogatoires de personnalité ont renvoyé Franck X, le père de Dylan, et Stéphanie, sa mère, à la misère sociale dans laquelle ils ont grandi, dans un milieu familial alcoolique. Franck X, qui a déjà eu cinq enfants de deux autre femmes avant le petit Dylan, ne se plaint pas du tout d'avoir été maltraité lui-même. Le parcours décrit par Stéphanie est celui d'une mal aimée frappée par sa  mère et allant de foyer en foyer. Elle a même dû dormir dans des caves et a été  "une fois mise à la porte" à 19 ans. La grand-mère maternelle, Marie-françois Vannier, poursuivie pour non-assistance, a du mal à décrire ce qu'est la maltraitance. Elle reconnaît avoir frappé "avec une laisse" sa fille "une enfant agressive, impossible à gérer". Elle déplore que sa fille la traite maintenant de "mégère".

Difficile de faire plus dissemblable en apparence que Franck et Stéphanie, ce couple séparé depuis la révélation des faits : elle, une femme de plus d'1,80 m, très forte, à la petite voix peu assurée; lui, un homme d'1,65 m, moustachu à la voix ferme, arborant un catogan. Tous deux sont jugés, ainsi que la grand-mère et un voisin de celui qui a été présenté comme l'enfant martyr de Millau, pour les mauvais traitements endurés par Dylan, jusqu'à ses 7 ans en 2009, parce qu'il aurait été un enfant agité. Dylan, absent au procès de ses parents, aurait été battu pendant des années par son père dans le pavillon familial de Millau (Aveyron), sans que sa mère ne lève le petit doigt. Il vivait dans une chambre sordide, verrouillée de l'extérieur, et n'avait pour tout meuble qu'un matelas imbibé d'urine. Il était privé de soins médicaux et n'était pas scolarisé.

Le couple comparaît libre après un an de détention préventive pour le père et plus de quatre mois pour la mère. Lui, un maçon de 43 ans, encourt jusqu'à 10 ans de prison. Elle risque jusqu'à cinq ans pour ne pas s'être opposée à ces violences, La grand-mère et le voisin sont jugés pour "non-assistance à personne en danger", des faits passibles de trois ans d'emprisonnement. Le jugement pourrait être rendu tard dans la soirée.

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  • baal_ : Y a deux hypothèses. Soit on admet que les gens, ou du moins des gens, sont cons. Soit il faut leur reconnaitre à tous un minimum d'intelligence, et par conséquent on ne peut pas excuser un adulte de maltraiter un enfant parce qu'il a été lui même maltraité. Qu'un enfant maltraité soit violent, soit, je peux l'admettre, mais un adulte a le devoir de prendre du recul. Sérieux, à partir de 18 ans on peut détenir certaines armes, conduire une voiture, voter, etc ... la moindre des choses c'est d'avoir un minimum d'intelligence !

    Le 13/06/2010 à 00h00
  • zen1491 : Ce qui est étonnant, c'est qu'en France, un enfant de cet âge, non scolarisé et dont on connaît l'existence n'ait pas été repéré par les services de l'Etat et soustrait à ses tortionnaires.

    Le 12/06/2010 à 09h49
  • anne342 : Le passé peut expliquer je suis d'accord mais doit servir de leçon et puis quand est-ce que la France va comprendre que ces problèmes ne diminueront qu'en passant par l'éducation - prise en charge des enfants dans des familles en difficulté et accompagnement pour leur apprendre à faire la distinction entre ce qui est bien et le mal, leur faire connaître leurs droits, en France nous avons suffisamment de structures payées pour travailler dans ce sens ... et il faut en finir de donner des excuses aux adultes, un peu plus de répression les feraient réfléchir mais justument ces adultes font peur ... personne n'ose les mettre réellement en face de leur responsabilité.

    Le 12/06/2010 à 07h51
  • 1valou1 : Ça n'est absolument pas une excuse !!!

    Le 11/06/2010 à 17h53
  • sad3100 : Vous avez raison et c'est bien triste, aucune notion du bien et du mal...

    Le 11/06/2010 à 17h00
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