Daniel Bouton à la barre au procès Kerviel

Par TF1 News (D'après agence), le 22 juin 2010 à 06h49 , mis à jour le 22 juin 2010 à 06h53

Dossier : Kerviel, le procès

Après l'affaire Kerviel, il avait été très critiqué, y compris par Nicolas Sarkozy. L'ex-dirigeant de la Société Générale aura une nouvelle fois l'occasion de s'expliquer cet après-midi au procès de l'ex-trader.

Daniel Bouton, ex-président de la Société GénéraleDaniel Bouton, ex-président de la Société Générale © LCI
La stratégie des cadres de la Société Générale n'a pas varié depuis l'ouverture du procès Kerviel : la hiérarchie du trader assure qu'elle n'a rien su, rien vu venir. C'est ce qu'ont répété quatre supérieurs de Jérôme Kerviel lundi au tribunal : tous ont affirmé qu'ils n'étaient pas au courant des opérations hors-normes de l'ancien trader de la Société Générale, qu'ils ont abondamment traité de menteur. Il est peu probable que Daniel Bouton, dont le témoignage est attendu ce mardi, déroge à cette ligne de conduite. Le passage au tribunal de l'ancien président de la Société Générale, qui avait traité de "terroriste" le trader responsable de la perte historique de 4,9 milliards d'euros début 2008, n'en est pas moins très attendu.
Après onze ans à la tête de la Société Générale, dont il avait contribué à faire l'un des fleurons de la finance mondiale, Daniel Bouton avait quitté la banque fin avril 2009 sans les honneurs, après une série de scandales liés notamment aux rémunérations de ses dirigeants. Après l'affaire Kerviel, il avait été très critiqué, y compris par le chef de l'Etat qui estimait anormal qu'un dirigeant reste en place après un tel "dysfonctionnement". Nicolas Sarkozy a d'ailleurs confirmé en janvier dernier avoir demandé sa démission.
"Sans Bouton, y aurait-il eu un Kerviel ?"
Les six derniers témoins sont appelés en cours de journée, avant les plaidoiries des parties civiles mercredi, les réquisitions jeudi et la plaidoirie de la défense vendredi, pour un jugement qui sera alors mis en délibéré. Parmi eux, un ancien secrétaire général de l'Autorité des marchés financiers, Gérard Rameix, est attendu le matin, et Daniel Bouton vers 16 heures. Le tribunal sera alors censé étudier le "débouclage" (la liquidation) des quelque 50 milliards d'euros de positions "frauduleuses" qu'avait prises Jérôme Kerviel en janvier 2008.
Sa présence au procès n'a pas été demandée par la défense, consciente qu'il n'était pas personnellement au courant de ce que faisait Jérôme Kerviel, ni par les avocats de la banque, qui la jugeaient "ridicule". Mais elle a été réclamée par les avocats de cinq salariés ou retraités actionnaires de la banque, parties civiles. Me Daniel Richard a précisé qu'il comptait lui demander "quelles valeurs" la Société Générale "enseignait à ses traders" et évoquer "les années Bouton, qui ont été les années fric". "Sans Bouton, y aurait-il eu un Kerviel ?", s'interroge l'avocat.
  • Procès Kerviel : la parole à la défense

    "Professionnel de la fraude", "surentraîné", "cynique" : face aux qualificatifs qui pleuvent sur son client, l'avocat de Jérôme Kerviel va tenter aujourd'hui de lui éviter la prison.

    Publié le 25/06/2010 Procès Kerviel : la parole à la défense
  • Quatre ans de prison ferme requis contre Kerviel

    L'accusation a requis ce jeudi, à l'encontre de l'homme par lequel le scandale est arrivé à la Société Générale, cinq ans de prison dont quatre ferme. La veille, la banque a réclamé des dommages et intérêts astronomiques : 4,9 milliards d'euros.

    Publié le 24/06/2010 Quatre ans de prison ferme requis contre Kerviel
  • Remboursez !

    La banque a demandé mercredi au tribunal correctionnel de Paris de condamner son ancien trader à lui payer 4,9 milliards d'euros en réparation du "préjudice" subi début 2008.

    Publié le 23/06/2010 Remboursez !
  • La Société Générale va réclamer à Kerviel ses milliards perdus

    4,9 milliards d'euros de dommages et intérêts : c'est la somme astronomique que la banque compte demander cet après-midi à l'ex-trader. Lequel, évidemment, serait bien en peine de payer.

    Publié le 23/06/2010 La Société Générale va réclamer à Kerviel ses milliards perdus
  • Bouton au procès Kerviel : "personne ne savait" dans la banque

    L'ancien président de la Société Générale a été appelé à témoigner mardi après-midi au procès de Jérôme Kerviel, le trader qu'il avait traité de "terroriste" après l'annonce de la perte historique de 4,9 milliards d'euros début 2008.

    Publié le 22/06/2010 Bouton au procès Kerviel : "personne ne savait" dans la banque
  • Kerviel : "Il mentait du début à la fin", mais "c'était crédible"

    L'ancien supérieur hiérarchique immédiat de Jérôme Kerviel a affirmé lundi devant le tribunal correctionnel de Paris n'avoir rien su des dérapages du trader.

    Publié le 21/06/2010 Kerviel : "Il mentait du début à la fin", mais "c'était crédible"
  • Kerviel admet avoir fabriqué des faux

    Au 7e jour de son procès, Jérôme Kerviel a raconté mercredi comment il avait contourné les contrôles qui, au long de 2007, s'étonnaient d'anomalies détectées dans ses opérations. Un autre incident, survenu en 2005, a également été évoqué.

    Publié le 16/06/2010 Kerviel admet avoir fabriqué des faux
  • Procès Kerviel : la preuve par la trésorerie ?

    L'ex-trader a tenté de démontrer mardi que sa situation de trésorerie, forcément connue de sa hiérarchie, et qui a fluctué entre -2,2 milliards d'euros et +1,4 milliard en 2007, prouvait que ses supérieurs connaissaient ses méthodes.

    Publié le 15/06/2010 Procès Kerviel : la preuve par la trésorerie ?
  • Jérôme Kerviel peine à justifier ses opérations fictives

    Engrenage, spirale, fuite en avant : Jérôme Kerviel, traité encore une fois de "criminel" par un de ses anciens supérieurs, a eu du mal lundi à expliquer pourquoi il avait masqué ses engagements énormes sur les marchés financiers.

    Publié le 14/06/2010 Jérôme Kerviel peine à justifier ses opérations fictives
  • Un ex trader vole au secours de Kerviel

    Vendredi, cet ancien trader de la Société Générale s'est dit convaincu devant le tribunal correctionnel de Paris que "la hiérarchie directe de Jérôme Kerviel ne pouvait pas ignorer totalement ses agissements".

    Publié le 11/06/2010 Un ex trader vole au secours de Kerviel
  • Kerviel : un ancien collègue accable le trader

    Seul un ex-collègue sur les quatre cités comme témoins dans l'affaire Kerviel s'est présenté au tribunal correctionnel de Paris, jeudi. Son témoignage accable encore un peu plus l'ex-tradeur de la Société générale.

    Publié le 10/06/2010 Kerviel : un ancien collègue accable le trader
  • Procès Kerviel : ses ex-collègues manquent à l'appel

    Des témoignages très attentus d'anciens collègues de l'ex-employé de la Société générale devaient marquer ce troisième jour de procès. Seul un trader sur les quatre cités comme témoins a répondu présent.

    Publié le 10/06/2010 Procès Kerviel : ses ex-collègues manquent à l'appel
Plus d'infos

Par TF1 News (D'après agence) le 22 juin 2010 à 06:49
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

8 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • gdad, le 22/06/2010 à 15h52

    Des boutons comme lui, non merci :-)

  • dan29, le 22/06/2010 à 14h04

    C'est une affaire a vous donner des boutons !!!!

  • milooser31, le 22/06/2010 à 13h26

    Le retour des discussions de comptoir, les conseiller bossent gratuitement... pour les petits revenus il y a la banque postale...laissez donc les vrai banques aux clients qui en valent la peine

  • liberpater, le 22/06/2010 à 13h13

    Puisqu'on vous dit que c'est le seul coupable... Vous n'iriez pas mettre la parole des dirigeants de la SG en doute quand même ?

  • misterpatrick, le 22/06/2010 à 12h18

    Pour avoir une explication mettre le bouton sur la position in c'est marqué dans le manuel

  • stefan7575, le 22/06/2010 à 11h39

    Responsable mais pas coupable.... comme d'hab....

  • bastien75017, le 22/06/2010 à 09h45

    Le terme ?client? implique qu'il est libre de quitter la banque a tout moment ? De faire jouer la concurrence ? Si, c'est aussi simple que ce que vous insinuez pourquoi restent t'ils ? Pourquoi un d'entre vous ne créer pas une banque meilleur ?

  • philreac06, le 22/06/2010 à 08h38

    Voila le coupable et tous ceux qui sont responsable de la crise mondiale ont ce visage! quand vous voyez comment il traite les clients qui gagnes - de 1000 euro , et que eux s'en donne à coeur joie! changeons la banque , et que les benefices reviennent chez les clients qui deposent les sous dans leurs banques!

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience