Brice Hortefeux à l'université d'été de l'UMP à Seignosse en septembre 2009 © DRLe verdict dans "l'affaire Hortefeux" est tombé. Le ministre de l'Intérieur a été condamné vendredi à 750 euros d'amende et 2000 euros de dommages et intérêts pour injure raciale lors d'une conversation en 2009 avec un militant UMP d'origine maghrébine. Le tribunal correctionnel de Paris a jugé que l'injure n'était pas publique et qu'elle stigmatisait les arabes comme étant une source de problèmes.
Injures envers les Arabes: Brice Hortefeux relaxé en appel mais...
La cour d'appel de Paris a relaxé jeudi, sur un point de droit, l'ex-ministre de l'Intérieur, rejugé pour injure raciale lors d'une conversation en 2009 avec un militant UMP d'origine maghrébine. Sur le fond, la cour estime toutefois que les propos témoignent d'un "manque évident de culture".
Publié le 15/09/2011
"L'Auvergnat d'Hortefeux" quitte l'UMP, rejoint Villepin
Amine Benalia-Brouch, raillé en 2009 par Brice Hortefeux, qui avait été condamné pour racisme à la suite de ces propos, annonce sur son profil Facebook sa décision de quitter le parti majoritaire. "J'en ai ras le bol de cette politique menée par le gouvernement", explique-t-il.
Publié le 23/08/2010
"On se croirait en Afrique ici!" : amende requise contre l'ex-préfet
Une amende de 5.000 euros a été requise contre l'ancien préfet Paul Girot de Langlade qui répondait mardi d'injures raciales devant le tribunal correctionnel de Créteil pour avoir déclaré à l'aéroport d'Orly. Décision vendredi.
Publié le 29/06/2010
"On se croirait en Afrique ici!": un ex-préfet à la barre
Une amende de 5.000 euros a été requise contre l'ancien préfet Paul Girot de Langlade qui répondait mardi d'injures raciales devant le tribunal correctionnel de Créteil pour avoir déclaré à l'aéroport d'Orly. Décision vendredi.
Publié le 29/06/2010
Affaire Hortefeux : des soutiens à droite... et à gauche
Après Fillon, Rama Yade, Julien Dray et Michel Charasse ont soutenu dimanche le ministre de l'Interieur, condamné vendredi à une amende de 750 euros pour avoir proféré des propos outrageants envers les personnes d'origine arabe.
Publié le 06/06/2010
Hortefeux soutenu par Fillon, Hamon réclame sa démission
Le ministre de l'Intérieur a été condamné vendredi à une amende de 750 euros pour avoir tenu en septembre 2009 des propos jugés "outrageants" envers les personnes d'origine arabe.
Publié le 04/06/2010
Le parquet avait estimé que les propos incriminés n'étaient pas publics mais qu'ils étaient "outrageants" et "méprisants" et que le délit d'injure raciale était constitué. Le ministre de l'Intérieur, absent à l'audience comme au délibéré, était cité à comparaître par le Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples). Quelques minutes après l'audience, son avocat a précisé qu'un appel allait être déposé "immédiatement".
Hamon : Hortefeux devrait avoir la "dignité" de démissionner
La réaction du PS n'a pas tardé. Benoît Hamon, porte-parole du PS, a affirmé vendredi que le ministre de l'Intérieur devrait avoir la "dignité" de démissionner. "Un, Brice Hortefeux est condamné. Deux, il est ministre de l'Intérieur en charge de l'ordre public et de la lutte contre les discriminations", a indiqué Benoît Hamon à l'AFP. "Dans la République exemplaire de Nicolas SarKozy, il ne devrait pas y avoir de place pour un ministre de l'Intérieur, ministre régalien, condamné pour injure raciale", a-t-il poursuivi. "A nos yeux, la dignité, c'est d'abord de commencer à s'excuser et ensuite de partir", a estimé M. Hamon. "L'exemplarité réclamée par le président de la République à tous, doit s'appliquer à tous. Si Nicolas Sarkozy devait le garder, c'est qu'il se comporterait davantage en chef de clan qu'en président, garant de cette exemplarité républicaine", a-t-il conclu.
L'eurodéputé Harlem Désir, n°2 du PS, a quant à lui jugé vendredi sur Twitter qu'un ministre de l'Intérieur condamné pour injure raciale, c'est "peu glorieux pour la République" et "peu compatible avec la fonction". Dans un communiqué, Faouzi Lamdaoui, ancien secrétaire national PS à l'égalité, estime que "cette sanction constitue un sérieux avertissement à l'encontre de tous ceux qui pratiquent et banalisent le racisme ordinaire". "M. Hortefeux s'honorerait en annonçant qu'il tire les conclusions de la décision de justice qui a été rendue, et en indiquant qu'il demandera au chef du gouvernement d'engager, ainsi que le réclame la CNDH (Commission nationale consultative des Droits de l'Homme), un véritable plan spécifique pour éradiquer le racisme", demande ce membre du Conseil national du PS. Pour Pouria Amirshahi, secrétaire national du PS, "après une telle condamnation, il y a incompatibilité entre la fonction et le déshonneur". "Que M. Hortefeux ajoute à sa condamnation un temps utile, hors du gouvernement, pour mieux connaître son pays, une République riche de sa mixité sociale", poursuit-il dans un communiqué.
Tollé
Les faits se sont déroulés le 5 septembre 2009 sur le campus d'été des Jeunes UMP à Seignosse (Landes), alors qu'on présentait à Brice Hortefeux un jeune militant d'origine maghrébine et membre d'une délégation de l'Auvergne. Dans la séquence diffusée par le site internet du Monde, le ministre dit à la fin d'un échange, aux côtés de Jean-François Copé, président du groupe UMP de l'Assemblée nationale : "Il ne correspond pas du tout au prototype. Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes."
La diffusion de ces propos avait provoqué un tollé, la gauche réclamant la démission du ministre. Brice Hortefeux avait donné des explications différentes, disant tantôt qu'il parlait du nombre de clichés pris avec lui dans la journée, tantôt qu'il parlait des habitants de l'Auvergne, dont il est lui aussi originaire.
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