© SXC.HUElle se voit reprocher "des gestes et des propos déplacés à connotation sexuelle" sur cinq personnes, âgées de 66 à 93 ans ; cinq pensionnaires de la maison de retraite de Cérilly, dans l'Allier, où elle travaillait depuis 1992. Une aide-soignante de 47 ans comparaît mercredi devant le tribunal correctionnel de Montluçon pour "violences volontaires sans ITT" et "agressions sexuelles" sur personnes vulnérables. A ses côtés sur le banc des prévenus, une collègue de 37 ans, qui a assisté à ces agissements sans les dénoncer et sans tenter de s'interposer.
Un animateur arrêté pour agressions sexuelles sur des enfants autistes
Il travaillait depuis plus de trente ans au contact d'enfants autistes dans un centre psychiatrique de La Manche. Sept victimes d'agressions sexuelles sur mineurs ont été recensées par le parquet de Cherbourg dans ce centre.
Publié le 20/09/2010
Placée sous contrôle judiciaire, l'aide-soignante a reconnu les faits devant le juge. Les agissements ont été dénoncés en novembre 2009 par un pensionnaire de 92 ans, lui-même victime de l'aide-soignante. Deux jours plus tard, la directrice de l'établissement la suspend de ses fonctions et signale l'affaire au procureur de la République à Montluçon. L'enquête permet d'identifier quatre autres victimes, pour des faits survenus entre 2008 et 2009.
Seulement des "plaisanteries graveleuses"
Le psychiatre qui a examiné l'aide-soignante souligne que le "malaise dans son couple avait pu développer une forme d'agressivité sur le plan sexuel", selon son avocat, Me Dos Santos. Pour elle, il s'agissait seulement de "plaisanteries graveleuses", a-t-il dit. "Il y a une responsabilité personnelle, expliquée par les expertises psychiatriques, mais il y a aussi un problème d'incompétence professionnelle et de manque de formation mis en évidence dans ce dossier", entend plaider Me Dos Santos.
"On reproche à ma cliente de ne pas avoir dénoncé les faits, mais je démontrerai que dans cette maison de retraite, beaucoup de gens les connaissaient", a déclaré de son côté à l'AFP Me Southon, le défenseur de l'autre femme poursuivie. Selon l'avocat, la position hiérarchique et les "fonctions syndicales" de la principale prévenue expliquent "qu'il y a(it) eu une sorte d'omerta". La direction de la maison de retraite plaide "un cas isolé très malheureux", soulignant qu'un "suivi médical et psychologique" des pensionnaires concernés avait été mis en place. Les deux femmes encourent respectivement sept et cinq ans de prison.
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