Arrivée de jérôme Kerviel au tribunal le 9 juin 2010 © DRJérôme Kerviel a été qualifié lundi, à la reprise de son procès à Paris, de trader "criminel, malhonnête, déloyal et tricheur" par un ancien patron et d'"ami tout à fait normal, pas flambeur" par une ancienne collègue. "Je suis extrêmement choqué d'entendre M. Kerviel dire qu'on l'a laissé faire", a déclaré devant le tribunal correctionnel Christophe Mianné, chef de la division actions et dérivés de la Société Générale.
Kerviel admet avoir fabriqué des faux
Au 7e jour de son procès, Jérôme Kerviel a raconté mercredi comment il avait contourné les contrôles qui, au long de 2007, s'étonnaient d'anomalies détectées dans ses opérations. Un autre incident, survenu en 2005, a également été évoqué.
Publié le 16/06/2010
Procès Kerviel : la preuve par la trésorerie ?
L'ex-trader a tenté de démontrer mardi que sa situation de trésorerie, forcément connue de sa hiérarchie, et qui a fluctué entre -2,2 milliards d'euros et +1,4 milliard en 2007, prouvait que ses supérieurs connaissaient ses méthodes.
Publié le 15/06/2010
Jérôme Kerviel peine à justifier ses opérations fictives
Engrenage, spirale, fuite en avant : Jérôme Kerviel, traité encore une fois de "criminel" par un de ses anciens supérieurs, a eu du mal lundi à expliquer pourquoi il avait masqué ses engagements énormes sur les marchés financiers.
Publié le 14/06/2010
Un ex trader vole au secours de Kerviel
Vendredi, cet ancien trader de la Société Générale s'est dit convaincu devant le tribunal correctionnel de Paris que "la hiérarchie directe de Jérôme Kerviel ne pouvait pas ignorer totalement ses agissements".
Publié le 11/06/2010
Kerviel : un ancien collègue accable le trader
Seul un ex-collègue sur les quatre cités comme témoins dans l'affaire Kerviel s'est présenté au tribunal correctionnel de Paris, jeudi. Son témoignage accable encore un peu plus l'ex-tradeur de la Société générale.
Publié le 10/06/2010
Procès Kerviel : ses ex-collègues manquent à l'appel
Des témoignages très attentus d'anciens collègues de l'ex-employé de la Société générale devaient marquer ce troisième jour de procès. Seul un trader sur les quatre cités comme témoins a répondu présent.
Publié le 10/06/2010
Une attitude "criminelle"
L'ancien trader, jugé depuis le 8 juin pour avoir causé une perte de 4,9 milliards d'euros début 2008, affirme que sa hiérarchie était au courant de ses prises de positions énormes sur les marchés financiers, ce qu'elle conteste. Quand on devient trader, a déclaré M. Mianné, on s'engage à être "loyal, transparent, et à respecter les limites". "On n'écrit pas à l'entrée de la salle de marché qu'il est interdit de frauder", a-t-il ironisé, ce qui n'autorise pas à le faire. Pour lui, l'ex-trader a été "malhonnête, déloyal, non transparent et tricheur".
Il a aussi eu une attitude "criminelle", a-t-il ajouté, évoquant le week-end de janvier 2008 durant lequel la banque a dû identifier le mécanisme de la "fraude" imputée à Jérôme Kerviel. Il a "refusé d'aider la banque" à connaître son exposition, afin de savoir le lundi matin "quoi faire de sa position monstrueuse", a-t-il déploré. Il a aussi "nié la réalité" et, le vendredi précédent l'annonce de la fraude, "il a augmenté sa position". Ce jour-là, "il fonce dans le mur".
Avant M. Mianné, le tribunal avait entendu Valérie Rolland, "déontologue" à la Société Générale, chargée de veiller au respect, par les traders notamment, de la déontologie de la banque et de leur métier. Son témoignage a surtout été celui d'une amie de Jérôme Kerviel. Employée autrefois au service de contrôle du "middle office", elle y a rencontré Jérôme Kerviel dès l'arrivée de celui-ci à la Société Générale, en 2000. Il était témoin à son mariage. A aucun moment, a-t-elle dit, elle n'a imaginé qu'il ait pu prendre des positions de dizaines de milliards. "J'ai du mal à imaginer qu'au sein d'une banque on puisse prendre de telles positions", a-t-elle déclaré. Jérôme Kerviel était quelqu'un de "tout à fait normal, pas flambeur", a-t-elle déclaré.
Une pratique "connue et reconnue"
Après la découverte de la "fraude", elle a demandé de ses nouvelles par sms, il lui a répondu "de l'oublier". "Cela fait très mal, je ne comprends pas, après tant d'années d'amitié", a ajouté, les larmes aux yeux, la jeune femme blonde. "On m'avait demandé de n'entrer en contact avec personne, a expliqué Jérôme Kerviel, (...) je ne voulais pas qu'elle soit inquiétée, qu'on lui reproche une collusion avec moi".
Après avoir creusé la semaine dernière la question des "limites" posées aux engagements des traders, le tribunal devait aborder plus à fond lundi celle des opérations fictives passées par Jérôme Kerviel pour masquer ses engagements. Même s'il reconnaît avoir perdu le sens des réalités, en engageant la banque pour des "montants démesurés", il a affirmé que la saisie d'opérations fictives était "une pratique connue et reconnue", qu'il n'avait "pas inventée". Son procès est prévu jusqu'au 25 juin. Il encourt cinq ans de prison et 375.000 euros d'amende.
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Kerviel admet avoir fabriqué des faux
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