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Daniel Bouton à la barre au procès Kerviel
Après l'affaire Kerviel, il avait été très critiqué, y compris par Nicolas Sarkozy. L'ex-dirigeant de la Société Générale aura une nouvelle fois l'occasion de s'expliquer cet après-midi au procès de l'ex-trader.
Publié le 22/06/2010
Kerviel : "Il mentait du début à la fin", mais "c'était crédible"
L'ancien supérieur hiérarchique immédiat de Jérôme Kerviel a affirmé lundi devant le tribunal correctionnel de Paris n'avoir rien su des dérapages du trader.
Publié le 21/06/2010
Procès Kerviel : "tous coupables !"
Deux professeurs d'université spécialisés dans la finance ont déposé jeudi pour la défense de l'ex-trader de la Société générale, mettant en cause le fonctionnement du métier de trader et ses contrôles.
Publié le 17/06/2010
Kerviel admet avoir fabriqué des faux
Au 7e jour de son procès, Jérôme Kerviel a raconté mercredi comment il avait contourné les contrôles qui, au long de 2007, s'étonnaient d'anomalies détectées dans ses opérations. Un autre incident, survenu en 2005, a également été évoqué.
Publié le 16/06/2010
Au bout de trois semaines de procès, le parquet a annoncé ce jeudi la peine requise à l'encontre de Jérôme Kerviel, l'ancien trader de la Société Générale qui a joué avec les milliards : l'accusation a demandé cinq ans de prison dont quatre ferme. "Jérôme Kerviel a dupé sa hiérarchie, ses amis, ses collègues (...). Il s'agit d'arrêter le discrédit sur les banques", a dit le procureur. Le jeune homme, jugé depuis le 8 juin pour avoir pris sur les marchés financiers des positions spéculatives astronomiques, et causé une perte historique de 4,9 milliards en janvier 2008, encourt un maximum de cinq ans de prison ferme et 375.000 euros d'amende, pour abus de confiance, faux et usage de faux, et introduction frauduleuse de données dans un système informatique.
Tout au long du procès, Kerviel est resté fidèle à sa ligne de défense : certes, il a dépassé les bornes, enregistré des opérations fictives pour masquer ses positions, fait de fausses déclarations et produit de faux courriels, mais sa hiérarchie était au courant et le laissait faire tant qu'il gagnait de l'argent. Il affirme aussi qu'il était animé par le seul désir de "faire gagner de l'argent" à la banque, et refuse d'assumer la responsabilité de la perte.
Une somme rendue symbolique par son énormité
Ses arguments ont été taillés en pièces par la Société Générale, partie civile, bien obligée malgré tout d'admettre de son côté les carences patentes de ses services de contrôle de l'époque. Les avocats de la banque ont demandé mercredi au tribunal de condamner Jérôme Kerviel à 4,9 milliards d'euros de dommages et intérêts, somme finalement rendue symbolique par son énormité. Quant aux deux représentants de l'accusation, discrets la première semaine du procès, ils ont ensuite fait comprendre par leurs questions et remarques que Jérôme Kerviel était loin de les avoir convaincus. Après le réquisitoire de ce jeudi, la défense aura la parole vendredi, avec la plaidoirie de l'avocat de l'ancien trader, Me Olivier Metzner. Il entend demander la relaxe de son client au motif que la banque ne pouvait ignorer ses agissements et qu'elle en porte à ses yeux la responsabilité. Le tribunal mettra alors son jugement en délibéré.
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