Jérôme Kerviel sur "7 à 8" le dimanche 8 février 2009 © TF1Après les derniers témoignages mardi au procès Kerviel, la parole va être, ce mercredi après-midi, aux parties civiles, dont la principale est la Société Générale elle-même. Et la banque compte bien réclamer à l'ex-trader 4,9 milliards d'euros de dommages et intérêts, somme record correspondant à la perte qu'elle attribue à la "fraude" de son ancien employé, mais que l'énormité rend finalement symbolique.
Le Société Générale multiplie par six son bénéfice net
La Société Générale a concrétisé son rebond en 2010 avec un bénéfice net quasiment sextuplé, à 3,917 milliards d'euros.
Publié le 16/02/2011
Daniel Bouton à la barre au procès Kerviel
Après l'affaire Kerviel, il avait été très critiqué, y compris par Nicolas Sarkozy. L'ex-dirigeant de la Société Générale aura une nouvelle fois l'occasion de s'expliquer cet après-midi au procès de l'ex-trader.
Publié le 22/06/2010
Kerviel : "Il mentait du début à la fin", mais "c'était crédible"
L'ancien supérieur hiérarchique immédiat de Jérôme Kerviel a affirmé lundi devant le tribunal correctionnel de Paris n'avoir rien su des dérapages du trader.
Publié le 21/06/2010
Procès Kerviel : "tous coupables !"
Deux professeurs d'université spécialisés dans la finance ont déposé jeudi pour la défense de l'ex-trader de la Société générale, mettant en cause le fonctionnement du métier de trader et ses contrôles.
Publié le 17/06/2010
Kerviel admet avoir fabriqué des faux
Au 7e jour de son procès, Jérôme Kerviel a raconté mercredi comment il avait contourné les contrôles qui, au long de 2007, s'étonnaient d'anomalies détectées dans ses opérations. Un autre incident, survenu en 2005, a également été évoqué.
Publié le 16/06/2010
La banque estime avoir été menacée de disparition par les agissements de Jérôme Kerviel, qui a pris sur les marchés financiers des engagements astronomiques, à hauteur de dizaines de milliards, à l'insu de sa hiérarchie selon elle. En janvier 2008, découvrant l'ampleur de son exposition sur un marché déjà malmené par la crise des "subprimes", les crédits hypothécaires américains, la banque avait "débouclé" (soldé) pour quelque 50 milliards de "positions" prises par le trader, enregistrant au final la perte, annoncée le 24 janvier 2008, de 4,9 milliards.
Salariés et retraités actionnaires, les oubliés du procès
Le prévenu refuse d'assumer la responsabilité de cette perte, estimant que le débouclage a été mal fait, au mauvais moment. Un point de vue que son avocat, Me Olivier Metzner, fera sans doute valoir vendredi dans sa plaidoirie. En attendant, trois avocats de la Société Générale, Mes François Martineau, Jean Reinhart et Jean Veil, vont se succéder ce mercredi pour réclamer réparation devant la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris, tout en sachant que Jérôme Kerviel ne pourra évidemment pas payer une telle somme.
Après eux viendront les autres parties civiles, dont cinq salariés ou retraités actionnaires de la Société Générale, qui estiment que leur épargne a souffert de "l'affaire Kerviel". Ils devraient réclamer au total quelque 100.000 euros.
Jérôme Kerviel, poursuivi pour abus de confiance, faux et usage de faux et "introduction frauduleuse de données" dans un système informatique, encourt par ailleurs cinq ans de prison et 375.000 euros d'amende. Le procès, commencé le 8 juin, s'achèvera vendredi. Le jugement sera mis en délibéré.
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