© AFPLes jurés de la cour d'assises de Seine-Maritime ont décidé de suivre le réquisitoire de l'avocate générale, prononcé quelques heures plus tôt. Ils ont condamné, jeudi, Nicolas Cocaign à 30 ans de réclusion criminelle, assortie d'une peine de sûreté de 20 ans. Le jugement de l'accusé était "certes altéré mais pas aboli" au moment des faits, sa responsabilité pénale était donc engagée, avait estimé la magistrate das son réquisitoire. "Sa place est en prison", avait-elle déclaré, soulignant la nécessité de "protéger la société" et de "prévenir les risques de renouvellement". "L'altération du discernement doit être reconnue" et l'enfermement de Nicolas Cocaign doit "s'accompagner de soins", avait-elle toutefois ajouté.
Cocaign, le détenu cannibale, a eu une "montée d'adrénaline"
Au troisième jour de son procès d'assises, Nicolas Cocaign a décrit mercredi "la montée d'adrénaline" qui l'a conduit à tuer son co-détenu, à Rouen, et à manger une partie de ses poumons "pour goûter de la chair humaine".
Publié le 23/06/2010
Détenu cannibale : "je suis passé à l'acte, et on m'a pris au sérieux"
Au premier jour de son procès aux assises de Rouen, Nicolas Cocaign, accusé d'avoir tué un codétenu et mangé un morceau de ses poumons, a assuré lundi avoir eu conscience d'être "dangereux" et lancé sans succès "des appels au secours".
Publié le 21/06/2010
Le cannibale de la prison de Rouen aux assises
Nicolas Cocaign avait tué un co-détenu et mangé un morceau de ses poumons - pensant que c'était le coeur - pour lui "prendre son âme".
Publié le 21/06/2010
Nicolas Cocaign, cheveux ras et visage marqué par des tatouages, partageait une cellule de la prison Bonne-Nouvelle de Rouen avec deux codétenus, dont sa victime Thierry Baudry. Dans la nuit du 2 au 3 janvier 2007, il avait frappé Thierry Baudry pour une querelle d'hygiène dans la cellule avant de l'achever en l'étranglant. Il avait ensuite ouvert le thorax de sa victime avec une lame de rasoir et prélevé un organe qu'il croyait être le coeur. Il s'agissait en fait d'un morceau de poumon. Il en avait mangé une partie crue avant de faire cuire le reste. "Ce que j'ai fait, j'ai aimé le faire", avait déclaré Nicolas Cocaign à des experts. Il était accusé de "torture ou acte de barbarie et meurtre, précédé, accompagné ou suivi d'un autre crime".
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Cocaign, le détenu cannibale, a eu une "montée d'adrénaline"
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