Image d'archives © ABACAJean-Marie Messier, patron français emblématique des années 1990 jugé après la déconfiture de son ex-société Vivendi Universal en 2002, a reconnu mercredi avoir commis des erreurs stratégiques. L'ancien dirigeant, aujourd'hui âgé de 53 ans, est poursuivi pour "diffusion d'information fausse ou trompeuse, manipulation de cours et abus de biens sociaux". « J2M » encourt jusqu'à cinq ans de prison et 375.000 euros d'amende dans ce procès qui s'est ouvert mercredi devant le tribunal correctionnel de Paris et qui devrait durer un mois. Alors que le parquet avait requis la relaxe, l'ex PDG de Vivendi Universal, Jean-Marie Messier, a été condamné vendredi à 3 ans de prison avec sursis et 150.000 euros d'amende pour sa gestion du groupe de médias et communications en 2002. Il va faire appel. Accusé de malversations dans sa gestion du groupe de médias et communication, jean-Marie Messier connaîtra vendredi la décision du tribunal correctionnel de Paris. En juin dernier, le parquet avait requis la relaxe. L'ancien patron de Vivendi Universal est jugé pour diffusion d'informations fausses, manipulation de cours et abus de biens sociaux. Il a fait mercredi son mea culpa et reconnu des erreurs. Mais pas un mot à la presse.
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Le tribunal va revenir sur sa gestion controversée du groupe de médias et communications au début des années 2000, près de huit ans après son éviction à la tête du groupe. Jean-Marie Messier avait développé à l'époque une communication euphorique sur la situation de la société avant que les marchés ne découvrent que Vivendi Universal était assommé par une dette de 35 milliards d'euros, entraînant la démission de Jean-Marie Messier en juillet 2002 et des plaintes en cascade des petits porteurs.
Des erreurs "assumées"
Il s'est défendu face aux juges en expliquant que la constitution d'un groupe mondial basé sur l'idée d'une future convergence entre les instruments de communication et les contenus était bonne mais précoce. "Est-ce que nous avons fait des erreurs, oui, comme président je les assume, notamment un manque d'anticipation", a-t-il admis. Mais il a aussi mis l'emballement autour de ses opérations de fusion sur le compte des analystes financiers. "Le conseil d'administration ne fonctionnait pas bien", a-t-il reconnu. "L'un des échecs, par rapport aux ambitions que nous pouvions avoir, c'est que les événements ont petit à petit transformé le conseil d'administration en confrontation de clans", a-t-il conclu.
Sur le banc des prévenus se trouvent six autres anciens dirigeants du groupe, dont son l'ex-bras droit de Jean-Marie Messier, Guillaume Hannezo, 49 ans, le Canadien Edgar Bronfman Jr, directeurgénéral de Warner Music et vice-président du conseil d'administration de Vivendi au moment des faits.
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