La chambre de Dylan © TF1/LCI
Maltraitance : l'espoir de la mère, les "progrès" de Dylan
Après la condamnation pour avoir maltraité leur enfant à 3 ans ferme pour le père et à 18 mois ferme pour la mère de Dylan, cette dernière ne perd pas espoir de revoir un jour ses enfants. Les troubles de Dylan, eux, "s'atténuent".
Publié le 12/06/2010
Trois ans ferme pour le père de Dylan
Le tribunal correctionnel de Rodez a condamné vendredi à quatre ans de prison dont trois ferme le père du petit Dylan, pour actes de maltraitance. La mère de l'enfant écope quant à elle de 18 mois ferme.
Publié le 11/06/2010
Avant Dylan, ses parents aussi avaient été maltraités
Le procès des parents de Dylan qui s'est ouvert vendredi à Rodez, pour maltraitance, a livré le portrait de deux êtres eux-mêmes battus et maltraités tout au long de leur enfance.
Publié le 11/06/2010
La grand-mère de Dylan mise en examen
La grand-mère du petit garçon de 7 ans, maltraité par ses parents pendant plusieurs années, a été mise en examen pour non-assistance à personne en danger.
Publié le 09/08/2009
Peine alourdie pour la mère du petit Dylan
La cour d'assises d'appel de Colmar a condamné, mercredi, à 20 ans de prison la mère de cet enfant de 4 ans, torturé à mort en 2003.
Publié le 21/05/2008
La découverte par les policiers, le 5 mars 2009, d'une chambre verrouillée de l'extérieur n'ayant pour meuble qu'un matelas imbibé d'urine, avait d'abord fait croire à des faits de séquestration, d'autant que l'enfant n'avait jamais été scolarisé. Mais le juge d'instruction a finalement écarté cette qualification, comme celle de "privation de soins" qui évoque le fait d'affamer l'enfant. Pour l'avocat du père, maçon de 43 ans, Me Christophe Bringer, "il ne s'agit pas d'un couple qui aurait volontairement infligé des mauvais traitements par sadisme, mais plutôt de gens incapables d'apporter des réponses adaptées aux problèmes d'éducation, parce que trop démunis socialement et intellectuellement".
"Les faits sont graves"
Le couple, placé en détention dès la découverte des faits, comparaîtra finalement libre, le père pour "violences habituelles sur mineur de moins de 15 ans" et "abandon matériel et moral", tandis que la mère, âgée de 36 ans, est poursuivie pour "non-empêchement" des violences et pour "abandon matériel et moral", notamment du fait de l'absence de scolarisation. La grand-mère et un voisin comparaîtront pour "non-assistance à personne en danger". La mère a été remise en liberté sous contrôle judiciaire après plus de quatre mois de détention préventive contre un an pour son concubin.
Le père de Dylan encourt jusqu'à 10 ans de prison. La mère risque jusqu'à 5 ans pour ne pas s'être opposée à ces violences. "Les faits sont d'une gravité certaine, il ne s'agit pas d'une gifle isolée", a estimé Mme Garnier, la procureure qui devrait requérir à Rodez."Le développement de cet enfant a été altéré, mais il va mieux, il est désormais dans un contexte sécurisant, dans une famille d'accueil", a-t-elle indiqué, précisant que Dylan serait représenté par l'avocat de l'Association d'aide aux victimes et de médiation (Adavem).
La réforme de la carte judiciaire mise en cause
Les services sociaux avaient commencé à s'intéresser à ce couple à la naissance de leur deuxième enfant en octobre 2007. En août 2008, la protection maternelle infantile (PMI) avait signalé au juge des enfants de Rodez la non-scolarisation de Dylan qui souffrait de carences du langage et du comportement. Faute de réponse des parents aux convocations, la police est intervenue, huit mois plus tard. L'enquête a montré que l'enfant était régulièrement battu et souvent enfermé dans sa chambre souillée.
L'avocat de la mère, Me Jérôme Alirol, reconnaît que "les faits sont graves". Mais il met en cause le "déchaînement médiatique qui a cloué les parents au pilori alors qu'on n'avait pas tous les éléments". "Le dossier s'est dégonflé", estime-t-il, en soulignant, comme Me Bringer, que ces parents "n'ont pas été aidés par la société". Me Alirol compte "attirer l'attention des juges sur la responsabilité des services sociaux qui n'ont pas saisi assez vite le juge, et sur l'éloignement de celui-ci, basé à Rodez, ce qui a encore ralenti l'intervention de la police".
Le conseil général de l'Aveyron s'était défendu de toute "lenteur" il y a un an et le maire de Millau Guy Durand (PS) avait mis en cause la réforme de la carte judiciaire supprimant le tribunal de Millau. Ni le conseil général ni le maire n'ont souhaité s'exprimer à l'approche du procès, pas plus que l'Adavem. Le procès pourrait se dérouler à huis clos si une quelconque des parties le demande vendredi, la victime étant un enfant.
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