Relaxe requise pour Messier

Par TF1 News (D'après agence), le 23 juin 2010 à 14h28 , mis à jour le 23 juin 2010 à 14h32

Le parquet de Paris a requis mercredi la relaxe de Jean-Marie Messier, poursuivi pour "diffusion d'informations fausses ou trompeuses, manipulation de cours et abus de biens sociaux".

Jean-Marie Messier VivendiImage d'archives © ABACA

Sans surprise, le parquet de Paris a demandé mercredi la relaxe de Jean-Marie Messier, patron emblématique des années 1990 jugé pour la déconfiture de son ex-société Vivendi Universal en 2002. L'ancien dirigeant est poursuivi pour "diffusion d'informations fausses ou trompeuses, manipulation de cours et abus de biens sociaux". Le procès se termine vendredi et le jugement sera mis en délibéré. 

  • Vivendi Universal : 3 ans avec sursis pour "J2M"

    Alors que le parquet avait requis la relaxe, l'ex PDG de Vivendi Universal, Jean-Marie Messier, a été condamné vendredi à 3 ans de prison avec sursis et 150.000 euros d'amende pour sa gestion du groupe de médias et communications en 2002. Il va faire appel.

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  • "J2M" fixé ce vendredi pour sa gestion de Vivendi

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  • Profil bas et mea culpa pour J2M à l'ouverture de son procès

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Ces réquisitions sont cohérentes avec le réquisitoire de non lieu rédigé par le parquet à l'issue de l'instruction, en 2009. Dès l'ouverture du procès, le 2 juin, le procureur Chantal de Leyris avait annoncé qu'elle s'inscrirait dans la lignée de ces conclusions, estimant que la culpabilité des prévenus n'est pas avérée. A la grande colère des petits actionnaires : 300 détenteurs d'actions du groupe de médias et communication se sont constitués partie civile au procès de l'ancienne équipe dirigeante de VU pour tenter d'obtenir réparation après l'effondrement du cours titre en 2002. Et leurs avocats avaient dénoncé par avance cette clémence attendue du parquet. Le dernier à venir plaider, mercredi matin, devant le tribunal correctionnel de Paris, avait appelé une ultime fois à condamner les "mensonges", les "manoeuvres" et le "mépris" de ce dernier. "Pour obtenir et conserver la confiance des actionnaires", "pour ne pas perdre la face", la direction de Vivendi a "dissimulé" l'endettement massif et les problèmes de trésorerie rencontrés par le groupe, avait dénoncé Me Pascale Lavisse, avocat de l'Association des petits porteurs actifs.

"Pas une fraude généralisée"

"L'affaire Vivendi n'est pas une affaire Enron, les comptes n'étaient pas truqués, ce n'est pas une fraude généralisée orchestrée par M. Messier", a contré pour sa part le procureur Chantal de Leiris. Et la représentante du ministère public s'est attachée à le prouver au cours d'un réquisitoire de deux heures qui lui a permis de démonter point par point chacune des charges.

"J2M", 53 ans, comparaît pour trois infractions: "diffusion d'informations fausses ou trompeuses" sur la santé financière du groupe, "abus de bien social" en lien avec le parachute doré qu'il avait négocié, mais pas touché, et "manipulation de cours" de l'action Vivendi. Cinq cadres ou anciens responsables de VU ainsi qu'un responsable d'établissement financier sont jugés aux côtés Jean-Marie Messier. Parmi eux, l'ancien bras droit de Messier, Guillaume Hannezo, alors directeur financier de VU et le Canadien Edgar Bronfman Jr, ancien vice-président exécutif du groupe et héritier de l'empire industriel Seagram qui avait fusionné avec Vivendi en 2000.

Jean-Marie Messier encourt jusqu'à cinq années de prison et de fortes amendes. Après les plaidoiries des avocats des prévenus, jeudi et vendredi, la 11è chambre du TGI de Paris mettra son jugement en délibéré avant la fin de l'année.

Par TF1 News (D'après agence) le 23 juin 2010 à 14:28
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