Véhicule de police à Villiers-le-Bel (archives). © LCI
Villiers-le-Bel : des peines de 3 à 15 ans pour 3 accusés, 2 acquittements
La cour d'assises des Hauts-de-Seine, qui rejugeait les 4 tireurs présumés des émeutes de Villiers-le-Bel en 2007, a condamné vendredi 3 des accusés à des peines de 3 à 15 ans et a prononcé un acquittement. Un cinquième accusé, qui comparaissait pour avoir fourni une arme aux émeutiers, a aussi été acquitté.
Publié le 21/10/2011
Rejugés pour avoir tiré sur des policiers à Villiers-le-Bel
En première instance, ces cinq hommes avaient été condamnés à de la prison pour des tirs sur des forces de l'ordre commis en 2007. C'était lors d'émeutes consécutives à la mort de deux jeunes dans la collision entre leur moto et une voiture de police.
Publié le 04/10/2011
Affaire de Villiers-le-Bel : un témoin accepte de parler
Malgré les menaces qu'il prétend avoir reçues, un témoin qui avait assuré avoir entendu deux des suspects évoquer les tirs sur des policiers et qui s'était désisté à deux reprises, s'est présenté mercredi devant la cour d'assises du Val d'Oise.
Publié le 30/06/2010
Villiers-le-Bel : un témoin surprise accable un des accusés
La reprise du procès des cinq jeunes accusés d'avoir tiré sur des policiers en 2007 à Villiers-le-Bel, a été mouvementée mardi après-midi. Elle a été marqué par la présentation d'un témoin surprise à la barre.
Publié le 22/06/2010
Emeutes de Villiers-le-bel : un témoin surprise au procès
A la reprise du procès des cinq jeunes accusés d'avoir tiré sur des policiers en 2007, mardi après-midi, l'avocate générale a annoncé à la surprise générale la venue d'un nouveau témoin à charge à la barre.
Publié le 22/06/2010
Emeutes de Villiers-le-Bel : cinq jeunes aux assises
Ils comparaissent à partir de lundi devant les assises du Val d'Oise, accusés d'avoir tiré sur des policiers en novembre 2007 lors d'émeutes qui ont suivi la mort de deux adolescents.
Publié le 20/06/2010
Villiers-le-Bel : la justice relance l'enquête
La justice a ordonné mercredi le réexamen de la responsabilité des policiers qui étaient en collision avec une mini-moto, tuant deux jeunes en 2007 à Villiers-le-Bel.
Publié le 07/04/2010
Faut-il rouvrir le dossier Villiers-le-Bel ?
L'avocat des familles des adolescents tués fin 2007 lors d'une collision avec une voiture de police a décidé de déposer plainte pour faux témoignage contre les policiers, selon France Info.
Publié le 08/02/2010
Villiers-le-Bel, un dossier presque classé ?
Les policiers dont la voiture était entrée en collision avec une mini-moto ne devraient pas être poursuivis. Le parquet de Pontoise a requis un non-lieu.
Publié le 12/10/2009
Villiers-le-bel: débat autour des témoignages sous X
Le procès des quatre hommes et de leur complice, accusés d'avoir tiré sur des policiers lors des émeutes de Villiers-le-Bel en 2007 reprend lundi. Avec au coeur du débat, l'audition de témoins anonymes.
Publié le 28/06/2010
A la suspension d'audience de la mi-journée, la situation était "incertaine" concernant deux témoins sous X qui devaient être entendus dans l'après-midi. Finalement, l'un d'entre eux a témoigné, tandis que l'autre, attendu à visage découvert, a fait savoir à la presse via son avocat, Me Gilbert Collard, qu'il ne se présenterait pas non plus. "Il attend un mandat d'amener afin d'avoir une protection policière", a déclaré à l'AFP Me Collard. "Il fait des crises d'angoisse", a ajouté une enquêtrice.
Identifié dans la procédure sous le matricule PT02/08, le témoin anonyme, caché derrière un store, la voix déformée, a raconté par visioconférence avoir "vu tirer sur les forces de l'ordre" un des accusé, Maka Kante, dit Mara le soir des émeutes. "J'ai vu un individu tirer sur les forces de l'ordre, à deux ou trois reprise. Il portait une capuche, quand il s'est retourné je l'ai reconnu, c'est un nommé Mara", a déclaré le témoin confirmant mot pour mot sa déposition. Le témoin PT02/08 avait déjà été évoqué pendant l'audience lorsque la défense a mis à jour le fait qu'il s'agissait également d'un informateur des services de police. PT02/08 a d'ailleurs reconnu à l'audience avoir "collaboré une fois avec les services des stupéfiants". "Qu'est-ce qui motive votre témoignage ?", interroge Me Bruno Bourrier, avocat des policiers blessés. "Ce sont des faits très graves, des choses qui ne doivent pas arriver", explique le témoin qui est également entendu dans le volet concernant le passage à tabac d'un commissaire de police le même soir. "C'est un type qui est là à chaque fois qu'il se passe quelque chose, qui connaît beaucoup de surnoms, il fait partie d'une bande", s'est défendu Maka Kante pour qui il s'agit d'un règlement de compte.
Témoins clés
C'est sur tous ces témoins sous X que repose une grande partie de l'accusation. La semaine dernière, la défense avait mis à mal l'accusation en démontrant que ces témoins sous X pouvaient également être des informateurs de la police. Les enquêteurs chargés d'encadrer les témoins sous X lors de l'audience, devraient être entendus par la cour dans la matinée.
Pour ce procès, quatre jeunes, incarcérés, sont jugés pour tentative de meurtre en bande organisée sur des policiers dans les nuits des 25 et 26 novembre 2007 à Villiers-le-Bel, ainsi que pour détention et port d'arme prohibés. Le cinquième, sous contrôle judiciaire, soupçonné d'avoir fourni un fusil à pompe, comparaît pour complicité. Le 25 novembre 2007, la mort de deux adolescents - Moushin et Lakamy - tués à Villiers-le-Bel dans une collision entre leur moto et une voiture de police avait provoqué deux jours d'émeutes et d'échauffourées entre jeunes et forces de l'ordre.
| Le témoignage sous X, c'est quoi ? |
Le témoignage "sous X" est prévu par la loi depuis 2002 et vise à garantir la protection des témoins en leur permettant de faire leur déposition anonymement. Lundi, des témoins "sous X", désignés dans le dossier par des matricules tels que PT2/08 ou PT19/07, étaient censés déposer par visioconférence, depuis un autre tribunal, au procès des auteurs présumés de tirs contre la police, en novembre 2007 à Villiers-le-Bel, mais ils ne se sont pas présentés. L'article 706-58 du Code de procédure pénale prévoit l'anonymat dans les procédures portant sur un crime ou un délit puni d'au moins 3 ans d'emprisonnement. Si l'audition d'un témoin "est susceptible de mettre gravement en danger la vie ou l'intégrité physique de cette personne, des membres de sa famille ou de ses proches", il peut être entendu "sans que son identité apparaisse dans le dossier de la procédure", précise l'article. L'identité et l'adresse du témoin sont inscrites sur un registre à part. Leur révélation est punie de 5 ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende. L'article 706-61 permet à une personne mise en examen ou renvoyée devant la juridiction de jugement d'être confrontée avec un témoin ayant déposé anonymement, au moyen "d'un dispositif technique permettant l'audition du témoin à distance". La voix du témoin est alors "rendue non identifiable par des procédés techniques appropriés". Un dernier article, le 706-63, stipule qu'"aucune condamnation ne peut être prononcée sur le seul fondement de déclarations recueillies dans les conditions prévues par les articles 706-58 et 706-61".
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