Courroye : "Je n'ai pas à me justifier ni à me défendre"

Par TF1 News (D'après agence), le 12 juillet 2010 à 12h49 , mis à jour le 12 juillet 2010 à 13h42

Dossier : Affaire Bettencourt

Dans un entretien au Monde daté de mardi, le procureur de Nanterre, qui pilote les enquêtes dans l'affaire Bettencourt, estime n'avoir ni à se justifier ni à se défendre face aux critiques.

Philippe Courroye NanterrePhilippe Courroye/Image d'archives © ABACA

Droit dans ses bottes, il rejette toutes critiques. Le procureur de Nanterre Philippe Courroye, qui pilote les enquêtes dans l'affaire Bettencourt, a estimé n'avoir ni à se justifier ni à se défendre face aux critiques, dans un entretien dans Le Monde daté de mardi. Les critiques "m'indiffèrent et j'y suis habitué. Je n'ai pas à me justifier ni à me défendre. Mon travail actuel et antérieur est ma seule réponse", estime-t-il, citant Chateaubriand: "face aux calomnies, il ne faut dispenser son mépris qu'avec parcimonie, il y a tant de nécessiteux".

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Plus d'infos

 
Plusieurs parties dans l'affaire Bettencourt, mais aussi des syndicats de magistrats et responsables politiques, demandent la nomination d'un juge d'instruction ou le dépaysement des investigations pour écarter tout soupçon de partialité. Le statut du procureur, sous l'autorité hiérarchique du ministère de la Justice, et le cadre de l'enquête préliminaire qui ne permet pas d'échanges contradictoires car les parties n'ont pas accès au dossier, justifient de telles demandes, selon ces critiques.

Trois enquêtes préliminaires
 
Pour Philippe Courroye, qui entretient des relations personnelles avec Nicolas Sarkozy, "il ne s'agit pas de protéger quiconque ni de prouver son indépendance. D'ailleurs, un magistrat n'a rien à prouver, sauf sa volonté de faire respecter la loi". Sur l'opportunité d'ouvrir une information judiciaire, confiée à un magistrat indépendant, il estime qu'il n'existe "en l'état aucune raison technique, juridique ou procédurale" de le faire. "L'enquête sera menée, comme d'habitude dans un souci de rigueur procédurale, de respect des droits et pour faire jaillir la vérité. Tous les éléments seront soigneusement vérifiés. Le parquet est guidé par cette seule logique", ajoute Philippe Courroye.
 
Dans l'affaire Bettencourt, le procureur a ouvert trois enquêtes préliminaires, dont l'une sur le contenu des enregistrements clandestins entre Liliane Bettencourt et son entourage pour mettre au jour d'éventuelles infractions comme le blanchiment de fraude fiscale.

Bettencourt: l'avocat de l'ex-comptable "demande" une enquête sur les fuites

L'avocat de l'ex-comptable de Liliane Bettencourt, Me Antoine Gillot, a demandé lundi l'ouverture d'une enquête "sur l'origine de la diffusion" dans la presse de "certains" procès-verbaux d'audition de sa cliente. "Je demande (...) qu'une enquête soit diligentée au plus vite afin que toute la lumière soit faite sur l'origine de la diffusion tout à fait scandaleuse et quasiment en instantané de certains PV d'audition de ma cliente", Claire Thibout, affirme l'avocat dans un communiqué.
Me Gillot s'en prend également directement au Figaro qui selon lui "fait de la désinformation". Il demande "officiellement au ministère de la Justice que des poursuites judiciaires soient immédiatement engagées" contre le quotidien qui a publié vendredi en Une le fac-similé d'un PV de sa cliente, évoquant un "témoignage boomerang". Sollicitée par l'AFP, la direction de la rédaction du Figaro n'a pas souhaité commenter les propos de Me Gillot.

Par TF1 News (D'après agence) le 12 juillet 2010 à 12:49
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20 Commentaires

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  • baal_, le 13/07/2010 à 14h01

    Ah parce que des hommes politiques sont plus impartial que des juges ? Soyez sérieux ...

  • desgiffles, le 12/07/2010 à 18h11

    Comme vous le dites en debut.....droit dans ses bottes....lui, s abaisser a s expliquer...ça va pas bien !!!!

  • haphael, le 12/07/2010 à 17h18

    Voyez, Monsieur le Procureur, combien il est pénible d'être la cible de critiques et de doutes sur votre impartialité et votre honnêteté : alors pensez à Monsieur Woertz !

  • violette1951, le 12/07/2010 à 15h52

    Très bien dit !

  • 89max, le 12/07/2010 à 15h42

    Cela n'est pas une affaire de droite ou de gauche et le seul moyen d'assurer l'independance de l'enquete serait de nomer un Juge d'Instruction.. il est vrai que le pouvoir en place veut supprimer la fonction; mais je ne pense pas qu'il represente encore la droite ou une quelconque majorite.

  • marieeugenie2, le 12/07/2010 à 15h01

    Monsieur le Procureur, sauf le respect dû à votre fonction, un fonctionnaire de la république à des comptes à rendre, quelque soit son rang, et surtout s'il est élevé, c'est à dire qu'il est destiné à justifier tous ces actes.

  • didaye33, le 12/07/2010 à 14h36

    Me Antoine Gillot ne s'offusque pas des écoutes clandestines ????

  • zoebarnabe, le 12/07/2010 à 14h24

    Quand on connait l'issue d'un procès avant même qu'il ait été fait, on appelle cela comment monsieur Courroye.?

  • pilepoil13, le 12/07/2010 à 14h23

    Aux critiques justifiées qui portent sur la partialité de ce procureur, proche du Président, il s'en tire par une citation de Chateaubriand !!! Si cela semble grandement satisfaire ce qui reste des derniers "Sarkolâtres", il en faudra bien plus pour clouer le bec au reste du pays à qui on ne la fait pas.

  • claudcouledouce, le 12/07/2010 à 14h13

    Comme les juges se partagent la droite et la gauche, la logique voudrait que l'on change de juge pour un justiciable sur deux (au moins).

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