Image d'archives © TF1/LCILe drame s'était produit dans la nuit du 5 au 6 novembre 2002. Un incendie s'était déclaré peu après 02H dans la cabine de l'accompagnateur-veilleur de nuit d'un wagon-lit de la Deutsche Bahn, située en tête du train de nuit Paris-Munich. Le train venait de quitter la gare de Nancy. La juge d'instruction en charge du dossier, Catherine Reyter-Levis, a estimé que la SNCF avait fait "circuler un train ne comportant pas de moyen de communication entre les différents wagons composant le convoi et entre les wagons et la locomotive", et laissé "circuler un wagon n'étant pas conforme aux normes de sécurité, cette non-conformité étant connue de ses agents". Il est aussi reproché à la compagnie allemande DB son système de fermeture inadapté, "un seul extincteur (...) et une signalisation insuffisante de l'emplacement des marteaux brise-vitres". Pour ces motifs, au terme de l'instruction, les deux sociétés sont renvoyées devant le tribunal correctionnel pour blessures et homicides involontaires, at-t-on appris vendredi.
Un steward allemand, qui avait des vêtements au-dessus d'une plaque chauffante, provoquant l'incendie, est également renvoyé en correctionnelle. Pris de panique, le steward avait quitté son wagon pour aller chercher le chef de train mais en partant, il avait verrouillé derrière lui la porte reliant le wagon-lit avec les autres voitures, enfermant les passagers. Les rescapés avaient réussi à se sauver, notamment en brisant avec des moyens de fortune les fenêtres de sécurité.
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