Liliane Bettencourt entendue pendant 2 heures

Par TF1 News, le 26 juillet 2010 à 05h30 , mis à jour le 26 juillet 2010 à 16h54

Dossier : Affaire Bettencourt

Pour la première fois depuis le début de "l'affaire Bettencourt", l'héritière de L'Oréal répond en ce moment aux questions de la brigade financière. Une audition qui sera suivie par celle du ministre du Travail, probablement mardi.

Le domicile de Liliane Bettencourt, à Neuilly-sur-Seine, le 26 juillet 2010. Le domicile de Liliane Bettencourt, à Neuilly-sur-Seine, le 26 juillet 2010.

Cette semaine encore, l'agenda politique et judiciaire est dominé par l'affaire Bettencourt, avec les auditions de l'héritière de L'Oréal et du ministre du Travail, Eric Woerth. Première sur la liste, Liliane Bettencourt a ainsi été entendue par les policiers de la brigade financière, lundi, au cours d'une audition débutée vers 11 heures, et qui s'est achevée à 13h15,  a déclaré à la presse Me Georges Kiejman, l'avocat de la milliardaire. Ce dernier a par ailleurs ajouté que le bureau du secrétariat de Liliane Bettencourt a été perquisitionné.

Plus d'infos

Auparavant, Marie-Christine Daubigney, procureur adjoint de Nanterre, avait précisé que l'interrogatoire porterait sur le contenu des enregistrements clandestins de ses conversations réalisés par un employé, dont celles portant sur la fraude fiscale présumée et l'embauche par son gestionnaire de fortune de Florence Woerth, épouse d'Eric Woerth, en 2007. Autre thème qui a pu être abordé : les très importants retraits en espèces opérés sur deux comptes français.

Autorisée par le conseil des ministres, l'audition d'Eric Woerth, soupçonné de conflit d'intérêts, devrait quant à elle avoir lieu pour sa part "dans la foulée, a priori mardi", peut-être à Chantilly, la ville dont il est maire, a écrit le JDD. Le ministre du Travail y a passé la journée de samedi, déambulant entre l'hippodrome et les rues de la ville, visiblement détendu sous l'oeil de nombreux photographes mais sans faire de déclaration à la presse. "Je suis très sensible à votre idée un peu systématique de me demander comment je vais", avait-il ironisé jeudi, à l'issue de la réunion de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée qui venait d'avaliser le projet de réforme des retraites. "Je n'ai jamais cessé de m'occuper de ce dossier quelles que soient les vicissitudes de la vie publique", avait-il lancé à l'adresse des journalistes.

"Dallas-sur-Seine"

Selon Le Parisien, la brigade financière a procédé à des perquisitions vendredi au siège de trois associations de recherche médicale fondées par le Pr Gilles Brücker, exécuteur testamentaire de Liliane Bettencourt. Les enquêteurs cherchaient à établir qui est le vrai propriétaire de l'île d'Arros, aux Seychelles, qui ne figure pas dans le patrimoine déclaré de Liliane Bettencourt, selon Le Parisien.

Florence Woerth, l'épouse de l'ancien ministre du Budget, a quant à elle déjà été entendue mercredi pendant cinq heures par la brigade financière sur les conditions de son embauche par la société Clymène, qui gère une partie des actifs de Liliane Bettencourt. Dernier épisode en date de ce feuilleton politico-judiciaire débuté mi-juin, le gestionnaire de fortune de la milliardaire, Patrice de Maistre, a réaffirmé dans le Journal du dimanche qu'il ne l'a pas embauchée sur demande expresse d'Eric Woerth. Il dit avoir rencontré celui qui n'était pas encore ministre du Budget mais déjà trésorier de l'UMP "pour la première fois au second semestre 2006", avant la campagne présidentielle. Tout en confirmant avoir versé de l'argent à l'UMP, Patrice de Maistre nie tout financement au-delà des limites fixées par la loi, qui plafonne les dons à 7500 euros par personne. Le gestionnaire de fortune confirme également avoir rencontré Eric Woerth le 19 janvier 2007 dans un café mais il dément lui avoir remis de l'argent en liquide.

Selon l'ancienne comptable de Liliane Bettencourt, Claire Thibout, cette rencontre a eu lieu le lendemain d'un retrait de 150.000 euros sur le compte de Liliane Bettencourt. "Les accusations de Mme Thibout sont tout simplement ridicules (...) Tout cela est faux", affirme Patrice de Maistre, pour qui ce "Dallas-sur-Seine" doit s'arrêter.

Par TF1 News le 26 juillet 2010 à 05:30
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