Meurtre de Firmin Mahé : 4 soldats français renvoyés devant le tribunal

Par TF1 News (d'après agence), le 22 juillet 2010 à 17h48 , mis à jour le 22 juillet 2010 à 18h00

Rebondissement dans l'affaire de cet Ivoirien étouffé dans un blindé français en 2005: une juge du tribunal aux armées de Paris a renvoyé devant les assises quatre militaires français, dont un colonel, mais pas le général Poncet.

Palais de Justice Procès DroitImage d'archives © TF1

Quatre militaires français, dont un colonel, ont été renvoyés devant les assises par une juge du tribunal aux armées de Paris pour le meurtre de Firmin Mahé. Cet Ivoirien est mort étouffé dans un blindé français en 2005 en Côte d'Ivoire. Le général Poncet a lui bénéficié d'un non-lieu.

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Plus d'infos

Le général Henri Poncet, à l'époque commandant de la force Licorne déployée en Côte d'Ivoire et qui avait été mis en examen pour "complicité d'homicide volontaire", a en revanche bénéficié d'un non-lieu, conformément aux réquisitions du parquet. Le colonel Eric Burgaud et les trois soldats qui se trouvaient à bord du véhicule blindé léger (VBL), sont renvoyés devant la cour d'assises.
 
Le colonel Eric Burgaud, soupçonné d'avoir donné l'ordre de tuer Firmin Mahé, est renvoyé pour complicité d'homicide volontaire, tout comme un militaire à bord du VBL. Un deuxième soldat à bord du blindé est renvoyé pour homicide volontaire tandis que le conducteur du véhicule, le brigadier Lianrifou Ben Youssouf, est renvoyé pour omission d'empêcher un crime.

Le général Poncet bénéficie d'un non-lieu
 
Considéré par les soldats de la force Licorne comme un "coupeur de route", un bandit semant la terreur dans la région de Man (ouest du pays), Firmin Mahé avait été interpellé le 13 mai 2005 après avoir été blessé à une jambe lors d'un accrochage avec des militaires français. Il avait ensuite été conduit à une infirmerie puis dirigé vers Man sur ordre du général Poncet. Dans le blindé qui l'emmenait, il avait été étouffé par des militaires qui disaient avoir agi sur ordre. Au cours de l'instruction, le colonel Burgaud a désigné le général Poncet comme ayant donné l'ordre implicite de tuer Mahé.
 
""Roulez doucement, vous me comprenez" (...). Cela signifiait que la solution idéale était qu'il décède en route", a notamment affirmé au juge le colonel Burgaud, relatant l'ordre que lui aurait transmis le général. Le colonel avait ensuite donné l'ordre aux soldats de "prendre leur temps". L'un d'eux a reconnu devant la magistrate avoir étouffé Mahé, alors inconscient, avec un sac poubelle en plastique. Devant le juge, le général Poncet s'était fermement défendu, déclarant n'avoir "pas l'habitude de donner des ordres implicites susceptibles d'interprétation, pouvant laisser (ses) subordonnés divaguer".
 
Le tribunal aux armées de Paris est compétent pour les crimes et délits commis par ou contre des soldats français à l'étranger.

Par TF1 News (d'après agence) le 22 juillet 2010 à 17:48
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