Eric Woerth (30 août 2009) © TF1/LCIAffaibli, Eric Woerth ? Visé par des accusations de conflit d'intérêts en raison de la proximité de son couple avec la richissime famille Bettencourt, soupçonné de financement politique illégal depuis les accusations de l'ex-comptable Claire Thibout au site d'information Mediapart, le ministre du Travail affirme avoir l'appui intact de Nicolas Sarkozy. "Il me soutient d'une manière incroyable, je n'ai jamais vu un président de la République soutenir autant un de ses ministres, c'est extraordinaire, cela montre aussi une équipe", lançait-il samedi à i-Télé depuis le marché de Chantilly, ville dont il est maire.
Sept perquisitions, mais pas chez Bettencourt
Sept perquisitions ont été menées lundi, notamment au domicile parisien de François-Marie Banier. Le parquet de Nanterre précise que le domicile de Liliane Bettencourt n'avait pas été perquisitionné.
Publié le 12/07/2010
Woerth "soulagé" par le rapport de l'IGF
Eric Woerth s'est dit lundi sur Europe 1 "énormément soulagé", au lendemain de la publication du rapport de l'Inspection générale des finances indiquant qu'il n'était "pas intervenu" dans le dossier fiscal de la milliardaire Liliane Bettencourt.
Publié le 12/07/2010
Courroye : "Je n'ai pas à me justifier ni à me défendre"
Dans un entretien au Monde daté de mardi, le procureur de Nanterre, qui pilote les enquêtes dans l'affaire Bettencourt, estime n'avoir ni à se justifier ni à se défendre face aux critiques.
Publié le 12/07/2010
Affaire Bettencourt: des perquisitions et des questions
Des perquisitions ont eu lieu au domicile de Patrice de Maistre et dans les bureaux de la société gérant les avoirs de Liliane Bettencourt vendredi. Marianne, qui a ausculté les carnets de l'ex-comptable de la milliardaire, évoque d'importants mouvements de fonds.
Publié le 09/07/2010
Fillon contre les "justiciers auto-proclamés", le PS s'indigne
Le chef du gouvernement est monté au front à son tour dans l'affaire Bettencourt, alors que le site Mediapart concentre les attaques de la droite. Une élue UMP compte déposer une proposition de résolution qui encadrerait le "droit d'informer".
Publié le 09/07/2010
Affaire Bettencourt : un témoin sous pression, un rapport retardé
Alors que l'ex-comptable de Liliane Bettencourt a été longuement interrogée sur ses déclarations à Mediapart, le gouvernement fonde de grands espoirs sur un rapport de l'IGF pour éteindre l'incendie. Sa remise, annoncée vendredi, a été reportée.
Publié le 09/07/2010
Bettencourt : la comptable et Maistre maintiennent leurs versions
Confrontée jeudi au gestionnaire de fortune de la milliardaire, l'ex-comptable des Bettencourt a contesté, selon plusieurs médias, avoir tenu des propos visant directement Nicolas Sarkozy. Mais elle a maintenu d'autres accusations de financement politique illégal.
Publié le 08/07/2010
Dans les colonnes du Journal du Dimanche, qui l'a interrogé le même jour, le ministre du Travail est allé un peu plus loin en demandant à être entendu par la justice "le plus rapidement possible" dans ce fameux dossier Bettencourt. "J'ai besoin de cela. Il faut expliquer, c'est ce que j'essaye de faire depuis trois semaines", a-t-il ajouté. Il est vrai que la troisième enquête préliminaire ouverte vendredi par le parquet de Nanterre, pour "blanchiment de fraude fiscale" des avoirs de Liliane Bettencourt, pourrait conduire de manière logique à une demande d'audition du ministre.
"On vous jette en pâture"
"L'enquête est une bonne chose, cela permet de dire la vérité. Plus il y a d'enquêtes, mieux c'est... Tout est transparent", commente Eric Woerth. Et d'ajouter : "Je suis à la disposition de la police et de la justice". Selon lui, "les conditions d'embauche de ma femme sont transparentes. Qu'est-ce qu'on me reproche ?" D'où ce commentaire désabusé : "Il y a une sorte de folie collective, la chaleur sans doute. On vous jette en pâture".
Pour l'heure, Eric Woerth va porter plainte pour dénonciation calomnieuse dans le cadre de l'affaire Bettencourt, notamment à la suite d'accusations de financement illégal d'activité politique. Mais cette plainte ne visera pas une personnalité ou un média en particulier : il s'agira d'un dépôt de plainte contre X. Pendant que la chasse aux indices et témoignages susceptibles d'incriminer ou de dédouaner sa femme dans l'affaire se poursuit : le JDD affirme ainsi avoir retrouvé le nom d'une "Woerth Florence (-Henry), soit l'identité exacte, nom de jeune fille compris, de l'épouse du ministre du Travail" dans l'annuaire électronique de la commune de Lonay, près de Lausanne. Alors précisément que Florence Woerth, accusée par des banquiers suisses d'être venue "très régulièrement" à Genève pour gérer les avoirs de Liliane de Bettencourt, nie farouchement posséder le moindre appartement en Suisse. Vérification faite par le JDD, toutefois, à Lonay, personne ne connaît de Florence Woerth, et l'adresse indiquée correspond à une famille tout à fait différente...
Alors que le ministre du Travail a le soutien unanime de la majorité, à droite, Dominique de villepin se démarque : dimanche, l'ancien Premier ministre a appelé de ses voeux des "gestes significatifs" pour "aller au bout de la vérité" dans l'affaire Bettencourt/Woerth, comme le dépaysement du dossier, la création d'une commission d'enquête et la saisine d'un juge indépendant. "Il y a pour l'instant un doute sur les procédures qui sont mises en oeuvre", a-t-il estimé dans un entretien au Parisien. Evoquant les "liens d'amitié" entre le procureur de Nanterre Philippe Courroye, qui conduit les enquêtes préliminaires, et Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin estime qu'il "y a donc une suspicion". Et selon lui, "on ne pourra pas tourner la page de ces affaires si on ne peut pas aller jusqu'au bout de la vérité".
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Sept perquisitions, mais pas chez Bettencourt
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