Fillon contre les "justiciers auto-proclamés", le PS s'indigne

Par TF1 News (D'après agence), le 09 juillet 2010 à 07h19 , mis à jour le 09 juillet 2010 à 16h38

Dossier : Affaire Bettencourt

Le chef du gouvernement est monté au front à son tour dans l'affaire Bettencourt, alors que le site Mediapart concentre les attaques de la droite. Une élue UMP compte déposer une proposition de résolution qui encadrerait le "droit d'informer".

François Fillon en conférence de presse à Zagreb (9 juin 2010)François Fillon en conférence de presse à Zagreb (9 juin 2010) © TF1/LCI

 
  • Le PS est sur la bonne voie, pour un Français sur deux

    Selon un sondage Ifop pour Dimanche Ouest France, 51% des Français trouvent que le parti s'oppose désormais suffisamment au gouvernement.

    Publié le 21/08/2010 Le PS est sur la bonne voie, pour un Français sur deux
  • Sarkozy sur France 2 lundi pour tenter d'apaiser les esprits

    A la veille de la présentation du projet de réforme des retraites en Conseil des ministres, et alors que sa majorité le presse de parler pour calmer les soubresauts de l'affaire Bettencourt, il interviendra pendant une heure à la télévision.

    Publié le 11/07/2010 Sarkozy sur France 2 lundi pour tenter d'apaiser les esprits
  • Affaire Bettencourt : Woerth "blanchi" par l'IGF

    Eric Woerth "n'est pas intervenu" dans le dossier fiscal de la milliardaire Liliane Bettencourt alors qu'il était ministre du Budget, indique le rapport de l'Inspection générale des Finances publié dimanche par le ministère du Budget.

    Publié le 11/07/2010 Affaire Bettencourt : Woerth "blanchi" par l'IGF
  • Affaire Bettencourt : Bayrou appelle à un "sursaut républicain"

    Jugeant "impossible que la France continue à s'enfoncer dans des situations aussi glauques les unes que les autres", le président du MoDem propose de créer une "autorité indépendante" qui veillera à éviter les conflits d'intérêts.

    Publié le 11/07/2010 Affaire Bettencourt : Bayrou appelle à un "sursaut républicain"
  • Woerth prêt à s'expliquer devant la justice

    "Je suis à la disposition de la police et de la justice", affirme le ministre du Travail, en pleine tourmente de l'affaire Bettencourt. Et il dénonce "une sorte de folie collective, la chaleur sans doute".

    Publié le 11/07/2010 Woerth prêt à s'expliquer devant la justice
  • Derrière l'affaire Bettencourt, la réforme des retraites

    Eclipsée par l'affaire Bettencourt, la "mère des réformes" voulue par Nicolas Sarkozy sera au coeur de son intervention télévisée lundi. Les syndicats, eux, comptent les points et s'interrogent sur le poids réel d'Eric Woerth dans ce dossier.

    Publié le 10/07/2010 Derrière l'affaire Bettencourt, la réforme des retraites
  • Affaire Bettencourt : le dossier Florence Woerth saisi par la police

    Selon le JDD, la perquisition pratiquée vendredi au siège de la société de Patrice de Maistre a permis notamment de saisir le dossier professionnel de Florence Woerth. "Ça permettra de tordre le cou à des fantasmes", espère son avocat.

    Publié le 10/07/2010 Affaire Bettencourt : le dossier Florence Woerth saisi par la police
  • Le procureur Courroye, personnalité critiquée

    C'est lui qui est chargé des trois enquêtes préliminaires ouvertes à ce jour dans l'affaire Bettencourt. Mais le procureur de Nanterre est contesté, et certains demandent la nomination d'un juge d'instruction ou le dépaysement des investigations.

    Publié le 10/07/2010 Le procureur Courroye, personnalité critiquée
  • Affaire Bettencourt : enquête pour blanchiment de fraude fiscale

    Le parquet de Nanterre a ouvert vendredi une enquête préliminaire pour des faits présumés de blanchiment de fraude fiscale, suggérés par les enregistrements clandestins réalisés chez Liliane Bettencourt.

    Publié le 09/07/2010 Affaire Bettencourt : enquête pour blanchiment de fraude fiscale
  • Italie : "journée du silence" des médias contre une " loi-baîllon"

    Ce vendredi en Italie, les kiosques à journaux sont vides. La quasi-totalité des médias italiens sont en grève pour s'opposer à un projet de loi limitant les écoutes téléphoniques, qui porte atteinte, selon elle, à la possibilité de rendre compte des enquêtes judiciaires.

    Publié le 09/07/2010 Italie : "journée du silence" des médias contre une " loi-baîllon"
  • Bettencourt : questions autour des dires de l'ex-comptable

    L'ex-comptable de Liliane Bettencourt, qui affirme qu'Eric Woerth aurait reçu 150.000 euros, voit ses accusations "en partie contredites par les carnets" recensant les dépenses de la milliardaire, écrit Libération.

    Publié le 08/07/2010 Bettencourt : questions autour des dires de l'ex-comptable
  • Woerth contre-attaque en justice, Maistre aussi

    Le ministre du Travail a décidé de déposé plainte contre X pour "dénonciation calomnieuse" après les révélations de Claire T., l'ex comptable de Liliane Bettencourt, sur "la réception de fond en espèces au fin de financement illégal d'activité politique". Tout comme le gestionnaire de la fortune de la milliardaire.

    Publié le 07/07/2010 Woerth contre-attaque en justice, Maistre aussi
  • Affaire Bettencourt: attaquée à droite, la presse riposte

    Méthodes de la presse qualifiées de "fascistes", tirs à boulets rouges de Xavier Bertrand et de membres du gouvernement contre Médiapart : face à ces attaques, la presse réagit.

    Publié le 08/07/2010 Affaire Bettencourt: attaquée à droite, la presse riposte
  • Bettencourt : Maistre "infirme" les dires de Claire T.

    Le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt a été entendu mardi, alors qu'il est mis en cause par l'ex-comptable qui l'accuse d'avoir versé 150.000 euros en liquide au printemps 2007 à Eric Woerth.

    Publié le 06/07/2010 Bettencourt : Maistre "infirme" les dires de Claire T.
  • Portrait - Liliane Bettencourt

    Histoire d'une fortune française, ou comment une riche héritière se retrouve au coeur d'un scandale politico-financier.

    Publié le 06/07/2010 Portrait - Liliane Bettencourt
Plus d'infos

"Stratégie de l'abject", "dérapages très graves", "imprécateur", "censeur" : depuis ses révélations sur l'affaire Bettencourt, les accusations de la droite se multiplient contre le site Mediapart, fondé par l'ancien directeur de la rédaction du Monde. Signe de la tension entre le gouvernement et Mediapart, François Fillon, pourtant en déplacement à Zagreb, est revenu vendredi sur le traitement par la presse de l'affaire, en dénonçant "des justiciers auto-proclamés" - sans toutefois citer de journalistes ou de titres en particulier. "Ça fait trois jours que presque tous les médias relaient sans aucune précaution une accusation grave contre le président de la République, une accusation dont tout indique qu'il s'agit d'une manipulation, qu'elle ne repose sur aucun fait avéré, sur aucune preuve et semble-t-il maintenant sur aucun témoignage", a-t-il déclaré. "La France est un état de droit, en France il y a une justice indépendante, en France on n'a pas besoin de justiciers auto-proclamés", a-t-il enchaîné.

Le numéro deux du PS, Harlem Désir, a dénoncé "les diatribes hystériques contre la presse et l'opposition" lancées par le "pouvoir". "Le Premier ministre se lance dans une attaque et une mise en cause d'une violence inouïe à l'encontre de la presse française depuis un pays étranger", a affirmé auprès de l'AFP l'eurodéputé. "Cette stratégie d'intimidation à l'égard de la presse est indigne" et "n'a d'égale que le désarroi manifeste de l'UMP et son incapacité à apporter des réponses claires aux questions posées par les révélations de l'affaire Woerth/Bettencourt", a estimé M. Désir.

Vendredi, en France, les attaques se poursuivaient. Rama Yade, sur France 2, a noté : "J'ai toujours vu (Edwy Plenel) s'en prendre à Nicolas Sarkozy, justement comme un opposant politique. Je ne dis pas qu'il n'a pas droit de critiquer, mais cet acharnement, comme si son élection n'était pas passée, m'attriste". Son homologue chargé de l'Emploi, Laurent Wauquiez, a été plus cinglant, en dépeignant un "récidiviste de la calomnie". Il faisait référence aux accusations portées en 2003 à l'encontre de Dominique Baudis et relayées entre autres par Le Monde, dont Edwy Plenel était alors directeur de la rédaction. 

"Un peu de respect, messieurs les ministres !"

"Je fais la différence entre l'information et les fantasmes, la presse en général et Mediapart", avait glissé pour sa part jeudi un proche de Nicolas Sarkozy, Christian Estrosi, comparant ce site à "une véritable poubelle du net". Sa collègue Nadine Morano avait elle aussi isolé clairement Mediapart dans ses attaques mercredi, en l'accusant de se faire de la "pub" sur le net. Elle a récidivé jeudi pour réduire les révélations du site à une "opération" visant "à renflouer ses caisses". Nathalie Kosciusko-Morizet a ajouté sa voix à ce réquisitoire en lançant à l'intention de Mediapart que "la calomnie sur le net n'est pas un modèle économique". Eric Besson, lui, a évoqué "les procès de Moscou".

"Un peu de respect, messieurs les ministres !", leur a répondu la CFDT-Journalistes dénonçant "une étape supplémentaire dans le dénigrement des médias". Le SNJ-CGT a fustigé des "méthodes inadmissibles qui doivent cesser".

Attaques et ripostes

C'est Xavier Bertrand qui avait ouvert le feu dès mardi soir, lors d'un meeting au côté d'Eric Woerth, en fustigeant les "méthodes fascistes" de Mediapart. Edwy Plenel a répondu depuis lors qu'il poursuivrait le numéro un de l'UMP pour diffamation. "On ira devant la justice s'expliquer", a riposté Xavier Bertrand jeudi en lançant une nouvelle charge, cette fois contre les méthodes "totalement anti-démocratiques du site". Et de s'appuyer à son tour sur les démentis partiels de Claire Thibout : "Pourquoi n'y a-t-il toujours rien sur le site de Médiapart ?". François Bonnet, rédacteur en chef de Mediapart a répondu que Mediapart "maintient l'intégralité de ses écrits". Edwy Plenel a pour sa part déclaré que n'avoir jamais connu d'attaques "aussi violentes" et "aussi basses". Son site a reçu le soutien des éditeurs de services en ligne (Geste), indignés de l'utilisation "injurieuse" de termes "aussi graves".

Mais l'affaire pourrait avoir d'autres conséquences pour la presse. A l'Assemblée, Muriel Marland-Militello (UMP) qui s'était déjà indignée récemment de la publication par L'Express d'éléments du dossier médical de Johnny Hallyday, a conduit l'offensive au nom de la "liberté de la presse". Elle entend déposer une proposition de résolution qui "précisera l'équilibre entre le droit d'informer, le droit au respect de la vie privée et des informations couvertes par des secrets professionnels". Dans son texte, on peut lire : "Le droit d'informer doit se fonder sur une information obtenue de manière légale, loyale, et elle doit être exacte, objective, pertinente et répondant aux exigences fixées par la loi et la jurisprudence. Toute violation de ces principes est inacceptable et doit être condamnée, à commencer par les journalistes eux-mêmes afin de sauvegarder leur déontologie".

Par TF1 News (D'après agence) le 09 juillet 2010 à 07:19
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

29 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • palmier39, le 10/07/2010 à 03h18

    Ni moi non plus

  • goleador56, le 09/07/2010 à 23h35

    Mais Woerth a porté plainte...

  • coudois, le 09/07/2010 à 18h20

    Pourquoi le ps ne dit rien de ce qui se passe en paca

  • l5e6o, le 09/07/2010 à 17h21

    Dans tous les sens du terme, ce gouvernement est une peau de chagrin.

  • jaclamb, le 09/07/2010 à 17h12

    PAS MOI

  • antirobert21, le 09/07/2010 à 16h32

    Et puis une nouvelle loi n dans ce gouvernement, ce n'est plus un évènement. on est fatigué de la ponte chaque jour de leurs lois.

  • caimans, le 09/07/2010 à 16h16

    Pour Claude-centre13 => "Le terme « bling-bling » est issu du jargon hip-hop et désigne les bijoux et l'accoutrement de certains rappeurs, mais aussi le style ostentatoire et excessif de leur mode de vie." (source Wiki).

  • syberya, le 09/07/2010 à 15h26

    @racer62-- Et alors ??? et puis, ne parlez pas de carrière , alors qu'il ne s'agit que de " militantisme de jeunesse ". Les fondateurs de Médiapart sont avant tout des journalistes de longue date, reconnus et ayant occupé des postes à responsabilités dans diverses rédactions: Le Monde, Libé, Marianne etc... et comme tout journaliste...ben ils font leur métier !!!!! Et je les en félicite, en plus de leur apporter tout mon soutien..

  • claude-centre13, le 09/07/2010 à 14h27

    Pappy61 je crois lire démocratie Bling Bling , y a-t'il quelqu'un qui aurait la gentillesse de me développer la signification de ces mots : Bling Bling ! ?

  • ntourn62, le 09/07/2010 à 14h20

    Le gouvernement n'a pas dit que la presse ne devait plus être libre MAIS dire la vérité et ne pas inventer des histoires pour vendre du papier !!!

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      • Le grand quiz de l'info
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        Nous recommandons
        logAudience