François Fillon en conférence de presse à Zagreb (9 juin 2010) © TF1/LCI
Le PS est sur la bonne voie, pour un Français sur deux
Selon un sondage Ifop pour Dimanche Ouest France, 51% des Français trouvent que le parti s'oppose désormais suffisamment au gouvernement.
Publié le 21/08/2010
Sarkozy sur France 2 lundi pour tenter d'apaiser les esprits
A la veille de la présentation du projet de réforme des retraites en Conseil des ministres, et alors que sa majorité le presse de parler pour calmer les soubresauts de l'affaire Bettencourt, il interviendra pendant une heure à la télévision.
Publié le 11/07/2010
Affaire Bettencourt : Woerth "blanchi" par l'IGF
Eric Woerth "n'est pas intervenu" dans le dossier fiscal de la milliardaire Liliane Bettencourt alors qu'il était ministre du Budget, indique le rapport de l'Inspection générale des Finances publié dimanche par le ministère du Budget.
Publié le 11/07/2010
Affaire Bettencourt : Bayrou appelle à un "sursaut républicain"
Jugeant "impossible que la France continue à s'enfoncer dans des situations aussi glauques les unes que les autres", le président du MoDem propose de créer une "autorité indépendante" qui veillera à éviter les conflits d'intérêts.
Publié le 11/07/2010
Woerth prêt à s'expliquer devant la justice
"Je suis à la disposition de la police et de la justice", affirme le ministre du Travail, en pleine tourmente de l'affaire Bettencourt. Et il dénonce "une sorte de folie collective, la chaleur sans doute".
Publié le 11/07/2010
Derrière l'affaire Bettencourt, la réforme des retraites
Eclipsée par l'affaire Bettencourt, la "mère des réformes" voulue par Nicolas Sarkozy sera au coeur de son intervention télévisée lundi. Les syndicats, eux, comptent les points et s'interrogent sur le poids réel d'Eric Woerth dans ce dossier.
Publié le 10/07/2010
Affaire Bettencourt : le dossier Florence Woerth saisi par la police
Selon le JDD, la perquisition pratiquée vendredi au siège de la société de Patrice de Maistre a permis notamment de saisir le dossier professionnel de Florence Woerth. "Ça permettra de tordre le cou à des fantasmes", espère son avocat.
Publié le 10/07/2010
Le procureur Courroye, personnalité critiquée
C'est lui qui est chargé des trois enquêtes préliminaires ouvertes à ce jour dans l'affaire Bettencourt. Mais le procureur de Nanterre est contesté, et certains demandent la nomination d'un juge d'instruction ou le dépaysement des investigations.
Publié le 10/07/2010
Affaire Bettencourt : enquête pour blanchiment de fraude fiscale
Le parquet de Nanterre a ouvert vendredi une enquête préliminaire pour des faits présumés de blanchiment de fraude fiscale, suggérés par les enregistrements clandestins réalisés chez Liliane Bettencourt.
Publié le 09/07/2010
Italie : "journée du silence" des médias contre une " loi-baîllon"
Ce vendredi en Italie, les kiosques à journaux sont vides. La quasi-totalité des médias italiens sont en grève pour s'opposer à un projet de loi limitant les écoutes téléphoniques, qui porte atteinte, selon elle, à la possibilité de rendre compte des enquêtes judiciaires.
Publié le 09/07/2010
Bettencourt : questions autour des dires de l'ex-comptable
L'ex-comptable de Liliane Bettencourt, qui affirme qu'Eric Woerth aurait reçu 150.000 euros, voit ses accusations "en partie contredites par les carnets" recensant les dépenses de la milliardaire, écrit Libération.
Publié le 08/07/2010
Woerth contre-attaque en justice, Maistre aussi
Le ministre du Travail a décidé de déposé plainte contre X pour "dénonciation calomnieuse" après les révélations de Claire T., l'ex comptable de Liliane Bettencourt, sur "la réception de fond en espèces au fin de financement illégal d'activité politique". Tout comme le gestionnaire de la fortune de la milliardaire.
Publié le 07/07/2010
Affaire Bettencourt: attaquée à droite, la presse riposte
Méthodes de la presse qualifiées de "fascistes", tirs à boulets rouges de Xavier Bertrand et de membres du gouvernement contre Médiapart : face à ces attaques, la presse réagit.
Publié le 08/07/2010
Bettencourt : Maistre "infirme" les dires de Claire T.
Le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt a été entendu mardi, alors qu'il est mis en cause par l'ex-comptable qui l'accuse d'avoir versé 150.000 euros en liquide au printemps 2007 à Eric Woerth.
Publié le 06/07/2010
Portrait - Liliane Bettencourt
Histoire d'une fortune française, ou comment une riche héritière se retrouve au coeur d'un scandale politico-financier.
Publié le 06/07/2010
"Stratégie de l'abject", "dérapages très graves", "imprécateur", "censeur" : depuis ses révélations sur l'affaire Bettencourt, les accusations de la droite se multiplient contre le site Mediapart, fondé par l'ancien directeur de la rédaction du Monde. Signe de la tension entre le gouvernement et Mediapart, François Fillon, pourtant en déplacement à Zagreb, est revenu vendredi sur le traitement par la presse de l'affaire, en dénonçant "des justiciers auto-proclamés" - sans toutefois citer de journalistes ou de titres en particulier. "Ça fait trois jours que presque tous les médias relaient sans aucune précaution une accusation grave contre le président de la République, une accusation dont tout indique qu'il s'agit d'une manipulation, qu'elle ne repose sur aucun fait avéré, sur aucune preuve et semble-t-il maintenant sur aucun témoignage", a-t-il déclaré. "La France est un état de droit, en France il y a une justice indépendante, en France on n'a pas besoin de justiciers auto-proclamés", a-t-il enchaîné.
Le numéro deux du PS, Harlem Désir, a dénoncé "les diatribes hystériques contre la presse et l'opposition" lancées par le "pouvoir". "Le Premier ministre se lance dans une attaque et une mise en cause d'une violence inouïe à l'encontre de la presse française depuis un pays étranger", a affirmé auprès de l'AFP l'eurodéputé. "Cette stratégie d'intimidation à l'égard de la presse est indigne" et "n'a d'égale que le désarroi manifeste de l'UMP et son incapacité à apporter des réponses claires aux questions posées par les révélations de l'affaire Woerth/Bettencourt", a estimé M. Désir.
Vendredi, en France, les attaques se poursuivaient. Rama Yade, sur France 2, a noté : "J'ai toujours vu (Edwy Plenel) s'en prendre à Nicolas Sarkozy, justement comme un opposant politique. Je ne dis pas qu'il n'a pas droit de critiquer, mais cet acharnement, comme si son élection n'était pas passée, m'attriste". Son homologue chargé de l'Emploi, Laurent Wauquiez, a été plus cinglant, en dépeignant un "récidiviste de la calomnie". Il faisait référence aux accusations portées en 2003 à l'encontre de Dominique Baudis et relayées entre autres par Le Monde, dont Edwy Plenel était alors directeur de la rédaction.
"Un peu de respect, messieurs les ministres !"
"Je fais la différence entre l'information et les fantasmes, la presse en général et Mediapart", avait glissé pour sa part jeudi un proche de Nicolas Sarkozy, Christian Estrosi, comparant ce site à "une véritable poubelle du net". Sa collègue Nadine Morano avait elle aussi isolé clairement Mediapart dans ses attaques mercredi, en l'accusant de se faire de la "pub" sur le net. Elle a récidivé jeudi pour réduire les révélations du site à une "opération" visant "à renflouer ses caisses". Nathalie Kosciusko-Morizet a ajouté sa voix à ce réquisitoire en lançant à l'intention de Mediapart que "la calomnie sur le net n'est pas un modèle économique". Eric Besson, lui, a évoqué "les procès de Moscou".
"Un peu de respect, messieurs les ministres !", leur a répondu la CFDT-Journalistes dénonçant "une étape supplémentaire dans le dénigrement des médias". Le SNJ-CGT a fustigé des "méthodes inadmissibles qui doivent cesser".
Attaques et ripostes
C'est Xavier Bertrand qui avait ouvert le feu dès mardi soir, lors d'un meeting au côté d'Eric Woerth, en fustigeant les "méthodes fascistes" de Mediapart. Edwy Plenel a répondu depuis lors qu'il poursuivrait le numéro un de l'UMP pour diffamation. "On ira devant la justice s'expliquer", a riposté Xavier Bertrand jeudi en lançant une nouvelle charge, cette fois contre les méthodes "totalement anti-démocratiques du site". Et de s'appuyer à son tour sur les démentis partiels de Claire Thibout : "Pourquoi n'y a-t-il toujours rien sur le site de Médiapart ?". François Bonnet, rédacteur en chef de Mediapart a répondu que Mediapart "maintient l'intégralité de ses écrits". Edwy Plenel a pour sa part déclaré que n'avoir jamais connu d'attaques "aussi violentes" et "aussi basses". Son site a reçu le soutien des éditeurs de services en ligne (Geste), indignés de l'utilisation "injurieuse" de termes "aussi graves".
Mais l'affaire pourrait avoir d'autres conséquences pour la presse. A l'Assemblée, Muriel Marland-Militello (UMP) qui s'était déjà indignée récemment de la publication par L'Express d'éléments du dossier médical de Johnny Hallyday, a conduit l'offensive au nom de la "liberté de la presse". Elle entend déposer une proposition de résolution qui "précisera l'équilibre entre le droit d'informer, le droit au respect de la vie privée et des informations couvertes par des secrets professionnels". Dans son texte, on peut lire : "Le droit d'informer doit se fonder sur une information obtenue de manière légale, loyale, et elle doit être exacte, objective, pertinente et répondant aux exigences fixées par la loi et la jurisprudence. Toute violation de ces principes est inacceptable et doit être condamnée, à commencer par les journalistes eux-mêmes afin de sauvegarder leur déontologie".
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