Eric Woerth/Image d'archives © ABACA
Affaire Bettencourt : la juge autorisée à poursuivre son enquête
La cour d'appel de Versailles a décidé mardi d'autoriser la juge Isabelle Prévost-Desprez, qui enquête sur le contenu des enregistrements clandestins à l'origine de l'affaire Bettencourt, à poursuivre ses investigations.
Publié le 14/09/2010
Affaire Bettencourt : journée cruciale pour l'enquête de Prévost-Desprez
La juge qui enquête sur le contenu des enregistrements clandestins à l'origine de l'affaire Bettencourt saura ce mardi si elle peut ou non poursuivre ses investigations. La cour d'appel de Versailles, saisie par l'avocat de la milliardaire, se prononce cet après-midi.
Publié le 14/09/2010
Affaire Woerth-Bettencourt : des fuites et des barbouzes
Le renseignement français aurait enquêté sur les "fuites" de l'affaire dans la presse. Un magistrat, soupçonné d'être à l'origine de ces renseignements, aurait été limogé. Le parquet de Paris a, lui aussi, ouvert une enquête sur ces fuites.
Publié le 12/09/2010
Woerth reconnaît être intervenu pour la Légion d'honneur de Maistre
Le ministre du Travail a reconnu jeudi être intervenu pour l'attribution de la Légion d'honneur au gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre.
Publié le 02/09/2010
Affaire Bettencourt : la pression sur Woerth ne faiblit pas
Légion d'honneur à Patrice de Maistre, vente de l'hippodrome de Compiègne : plus que le dossier retraites, c'est l'affaire Bettencourt qui marque la rentrée d'Eric Woerth et de la majorité.
Publié le 01/09/2010
Affaire Woerth-Bettencourt : de Maistre à nouveau entendu
Après Claire Thibout, mardi, c'était au tour du gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt d'être à nouveau entendu par la police ce mercredi. L'audition aurait porté sur les modalités d'attribution de sa Légion d'honneur.
Publié le 25/08/2010
Eric Woerth vivait-il avec 112 euros par mois en 2008 ?
Mediapart relance l'affaire Woerth en affirmant lundi que le ministre a fait une fausse déclaration de revenus à sa banque en 2008, lors d'un emprunt pour financer sa campagne municipale. Son entourage dénonce l'"absurdité de ces allégations". La banque dément aussi.
Publié le 16/08/2010
Eric Woerth : une autre Légion d'honneur qui pose question
Selon le site Mediapart, qui dénonce un "conflit d'intérêt", le ministre du Travail a attribué il y a deux ans la Légion d'honneur au comptable ayant certifié ses comptes de campagne aux dernières municipales.
Publié le 13/08/2010
Woerth serait intervenu dans la succession de César
Selon le quotidien Libération, Eric Woerth est intervenu en 2008 pour obtenir un dégrèvement fiscal de 27 millions d'euros sur la succession du sculpteur César. Le ministère et l'éxécuteur testamentaire démentent fermement.
Publié le 03/08/2010
"Tout cela c'est de la bidouille. La lettre communiquée par Libé est bidouillée, elle est tronquée. C'est du travail de faussaire, je pèse mes mots et je prépare un droit de réponse", a tempêté mercredi sur Europe 1 Alain-Dominique Perrin, l'exécuteur testamentaire du sculpteur César, après la publication par le quotidien d'extraits d'une lettre signée de la main d'Eric Woerth laissant entendre qu'il avait permis un dégrèvement de 27 millions d'euros sur la succession du célèbre artiste.
"J'ai rencontré Eric Woerth à peu près 5 minutes, comme j'ai rencontré d'ailleurs tous ses prédécesseurs (...) M. Woerth s'est contenté de donner instruction à ses services de suivre la procédure normale. (...). M. Woerth n'est pas intervenu personnellement, c'est totalement faux", a martelé Alain-Dominique Perrin. "La position de l'administration fiscale a changé en cours de contrôle à l'issue d'une longue procédure pénale entre les héritiers qui s'est terminée par un non-lieu", a-t-il aussi tenu à rappeler.
"Si vous appelez cela du soutien personnel, bien pas moi"
Et de poursuivre sur l'antenne : "La lettre de M. Woerth fait deux pages, elle est très technique, très complète et je vais juste vous lire la dernière phrase, qui n'est pas dans Libération, et qui montre que ce n'est pas soutien personnel : 'toutefois je vous informe qu'en matière de succession l'action de l'administration n'est pas prescrite, une nouvelle procédure de rectification tenant compte des éléments évoqués précédemment sera engagée'. Si vous appelez cela du soutien personnel, bien pas moi".
Un peu plus tôt, le ministère du Travail était également venu au secours d'Eric Woerth, déjà empêtré dans la tentaculaire affaire Bettencourt. "Eric Woerth, dans ses anciennes fonctions de ministre du Budget, est intervenu légalement dans la succession du sculpteur César", a affirmé le ministère, qui accuse le journal Libération de faire preuve d'un "acharnement inacceptable" et de "déformer les faits". "Dans ce dossier, a souligné le ministère dans un premier communiqué, Eric Woerth, lorsqu'il était ministre du Budget, a strictement suivi la proposition de l'administration fiscale, qui elle-même tirait les conséquences d'une décision de justice".
38 œuvres manquantes et non 300
Dans un deuxième communiqué publié à la mi-journée voulant préciser les faits, le cabinet d'Eric Woerth explique que César avait créé en 1997 "une société à laquelle il a apporté un certain nombre d'oeuvres faisant l'objet d'un inventaire". Ce dernier incluait "des oeuvres futures, qu'il n'avait pas créées au moment de la constitution de la société". "Après son décès" en 1998, "l'administration se trouve en possession de cet inventaire et constate qu'il manque 300 oeuvres dans la déclaration de succession", poursuit le ministère.
"Elle considère donc que les oeuvres manquantes ont été vendues par César et pratique un redressement sur sa déclaration de revenus", ajoute-t-il. Suite à un conflit judiciaire entre la femme et la fille de César d'une part et sa compagne d'autre part, la justice a finalement estimé en 2006 que "seules 38 oeuvres" étaient "réellement manquantes". "Dix-huit mois plus tard, l'administration fiscale (...) propose au ministre un projet de courrier réduisant les redressements pratiqués", calculés "non plus sur la base de 300 oeuvres supposées manquantes, mais sur la base des 38 oeuvres réellement manquantes". "C'est ce projet de courrier qu'Eric Woerth a signé", affirme encore le ministère.
Libération persiste
En réponse à ces démentis en série, Libération a déclaré dans l'après-midi qu'il maintenait ses informations. "Nous maintenons intégralement nos informations et publions la lettre in extenso sur libération.fr", a dit à l'AFP François Sergent, directeur-adjoint de la rédaction de Libération. "Signer une lettre, c'est bien une intervention", a-t-il estimé.
Eric Woerth, aujourd'hui ministre du Travail, est depuis juin empêtré dans la tentaculaire affaire Bettencourt, après la révélation d'enregistrements clandestins suggérant un possible conflit d'intérêts entre ses anciennes fonctions gouvernementales et l'embauche de sa femme en 2007 par la société Clymène, gérant le patrimoine de l'héritière de L'Oréal.
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