
Les cinq personnes accusées d'avoir torturé à mort William Modolo, 21 ans, en mai 2006, ont en partie reconnu lundi leurs responsabilités et présenté, pour certains, de timides regrets face à la famille du jeune homme effondrée par la litanie de souffrances qu'il a subies. "Je reconnais ce qui m'est reproché et je voulais demander pardon à la famille de William pour tout ce qu'on a fait", a notamment déclaré Jean-Pierre Planqueel, 31 ans, considéré comme le chef du petit groupe qui, pendant plusieurs heures, a torturé à mort le jeune homme. Planqueel est accusé d'assassinat mais également d'actes de torture ainsi que d'avoir violé la victime avec des bouteilles de bière, tout comme Franck Julien, 39 ans, qui a reconnu "avoir arraché des dents" à William Modolo. "J'étais sous alcool, défoncé", a-t-il dit, réfutant cependant l'accusation de viol. "Je n'ai pas sodomisé William", a-t-il précisé, ajoutant : "je tiens à demander pardon à la famille, c'est tout, voilà".
Affaire Modolo : de 19 à 30 ans de réclusion pour les 5 accusés
Après 10 jours de procès, les 5 acteurs de la mise à mort barbare de William Modolo, assassiné à 21 ans au terme d'une longue litanie de tortures en 2006, ont été condamnés jeudi par la cour d'assises d'Aix-en-Provence.
Publié le 09/09/2010
Affaire Modolo : "J'ai pété les plombs"
Les cinq personnes accusées d'avoir participé en 2006 à l'assassinat précédé de tortures de William Modolo ont fait mardi leur propre récit des sévices infligés au jeune homme qui était devenu le "petit esclave" du groupe, selon une accusée.
Publié le 31/08/2010
Aux assises pour le meurtre de leur "souffre-douleur"
Lundi démarre le procès aux assises des Bouches-du-Rhône de six personnes soupçonnées de s'être acharnées en 2006 sur William Modolo, 21 ans, jusqu'à lui donner la mort.
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Aux assises pour le meurtre de leur "souffre-douleur" : compte-rendu
Aveux partiels et regrets timides... Les 5 personnes accusées d'avoir torturé à mort William Modolo, 21 ans, en 2006, ont comparu lundi devant les assises des Bouches-de-Rhône. Verdict le 10 septembre.
Publié le 30/08/2010
Le troisième homme du groupe, Arnaud Frapech, 30 ans, accusé de complicité d'assassinat et d'actes de torture, a déclaré qu'il avait sa "part de responsabilité dans ce qui s'est passé". Mais, dans la foulée, il a estimé n'avoir eu qu'une "petite dispute" avec William, "indépendamment du reste". "Je le considérais comme un ami et je n'avais aucune raison de lui faire de mal", a-t-il déclaré. Aurélie Piteux, 24 ans, la compagne de Planqueel, a, quant à elle, refusé d'endosser une quelconque responsabilité dans ce qui s'est passé : "je reconnais que j'étais présente mais je n'ai pas violenté William". Barbara Jean-Louis, 28 ans, accusée de complicité d'assassinat et de non-empêchement de crime, a très brièvement reconnu les faits, la voix nouée. Enfin, le cas d'un dernier accusé, Lucien Boursier, 57 ans, a été disjoint. Opéré d'un cancer du larynx début août, il ne peut plus s'exprimer et sera jugé ultérieurement, a déclaré le président de la cour d'assises, Jean-Pierre Deschamps.
Avant que les accusés s'expriment, deux greffières avaient longuement lu à haute voix l'ordonnance de mise en accusation qui énumérait notamment tous les sévices subis par la victime. Pendant la lecture, les accusés avaient la tête baissée tandis que certains proches de la victime fondaient en larmes, sur les bancs des parties civiles, situés en face du box. Les membres de la famille "veulent plus de précisions, cela ne suffit pas de dire : ‘on s'excuse, on reconnaît tout'", a déclaré à l'AFP Me Monique Touitou, avocate des proches, à l'issue de cette première audience. "Ils attendent de savoir tout ce qu'ils ont fait à leur fils et surtout de comprendre car c'est là le vrai problème : il n'y a pas de mobile, il n'y a que des prétextes futiles, insignifiants" pour expliquer les crimes, a-t-elle ajouté.
Le 22 mai 2006, la police municipale de Saint-Cannat, petite commune située à une vingtaine de km au nord-ouest d'Aix-en-provence, avait découvert le corps dénudé et atrocement mutilé d'un jeune homme, abandonné dans un sous-bois. Selon les résultats de l'autopsie, William Modolo avait été violé, blessé à plusieurs reprises par un instrument "piquant ou tranchant", tabassé avec différents objets. Sa peau avait été brûlée à plusieurs endroits et 12 de ses dents avaient été arrachées. Verdict attendu le 10 septembre.
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Affaire Modolo : de 19 à 30 ans de réclusion pour les 5 accusés
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