Aux assises pour le meurtre de leur "souffre-douleur" : aveux partiels et regrets timides

le 30 août 2010 à 18h45 , mis à jour le 30 août 2010 à 21h11

Les cinq personnes accusées d'avoir torturé à mort William Modolo, 21 ans, en 2006, ont comparu lundi devant les assises des Bouches-de-Rhône. Verdict attendu le 10 septembre.

assises cour justice

Les cinq personnes accusées d'avoir torturé à mort William Modolo, 21 ans, en mai 2006, ont en partie reconnu lundi leurs responsabilités et présenté, pour certains, de timides regrets face à la famille du jeune homme effondrée par la litanie de souffrances qu'il a subies. "Je reconnais ce qui m'est reproché et je voulais demander pardon à la famille de William pour tout ce qu'on a fait", a notamment déclaré Jean-Pierre Planqueel, 31 ans, considéré comme le chef du petit groupe qui, pendant plusieurs heures, a torturé à mort le jeune homme. Planqueel est accusé d'assassinat mais également d'actes de torture ainsi que d'avoir violé la victime avec des bouteilles de bière, tout comme Franck Julien, 39 ans, qui a reconnu "avoir arraché des dents" à William Modolo. "J'étais sous alcool, défoncé", a-t-il dit, réfutant cependant l'accusation de viol. "Je n'ai pas sodomisé William", a-t-il précisé, ajoutant : "je tiens à demander pardon à la famille, c'est tout, voilà".

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Le troisième homme du groupe, Arnaud Frapech, 30 ans, accusé de complicité d'assassinat et d'actes de torture, a déclaré qu'il avait sa "part de responsabilité dans ce qui s'est passé". Mais, dans la foulée, il a estimé n'avoir eu qu'une "petite dispute" avec William, "indépendamment du reste". "Je le considérais comme un ami et je n'avais aucune raison de lui faire de mal", a-t-il déclaré. Aurélie Piteux, 24 ans, la compagne de Planqueel, a, quant à elle, refusé d'endosser une quelconque responsabilité dans ce qui s'est passé : "je reconnais que j'étais présente mais je n'ai pas violenté William". Barbara Jean-Louis, 28 ans, accusée de complicité d'assassinat et de non-empêchement de crime, a très brièvement reconnu les faits, la voix nouée. Enfin, le cas d'un dernier accusé, Lucien Boursier, 57 ans, a été disjoint. Opéré d'un cancer du larynx début août, il ne peut plus s'exprimer et sera jugé ultérieurement, a déclaré le président de la cour d'assises, Jean-Pierre Deschamps.
 
Avant que les accusés s'expriment, deux greffières avaient longuement lu à haute voix l'ordonnance de mise en accusation qui énumérait notamment tous les sévices subis par la victime. Pendant la lecture, les accusés avaient la tête baissée tandis que certains proches de la victime fondaient en larmes, sur les bancs des parties civiles, situés en face du box. Les membres de la famille "veulent plus de précisions, cela ne suffit pas de dire : ‘on s'excuse, on reconnaît tout'", a déclaré à l'AFP Me Monique Touitou, avocate des proches, à l'issue de cette première audience. "Ils attendent de savoir tout ce qu'ils ont fait à leur fils et surtout de comprendre car c'est là le vrai problème : il n'y a pas de mobile, il n'y a que des prétextes futiles, insignifiants" pour expliquer les crimes, a-t-elle ajouté.
 
Le 22 mai 2006, la police municipale de Saint-Cannat, petite commune située à une vingtaine de km au nord-ouest d'Aix-en-provence, avait découvert le corps dénudé et atrocement mutilé d'un jeune homme, abandonné dans un sous-bois. Selon les résultats de l'autopsie, William Modolo avait été violé, blessé à plusieurs reprises par un instrument "piquant ou tranchant", tabassé avec différents objets. Sa peau avait été brûlée à plusieurs endroits et 12 de ses dents avaient été arrachées. Verdict attendu le 10 septembre.

le 30 août 2010 à 18:45
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4 Commentaires

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  • paradisieme, le 31/08/2010 à 06h49

    Vous mélangez des choses qui n'ont aucun point commun. Hors sujet, désolée!!!

  • identit68, le 31/08/2010 à 01h01

    C'est bon. ca suffit avec vos commentaires simplistes. Il s'agit d'une personne qui a souffert atrocement et tout ce qui vous concerne est de nous cracher des phrases typiques qu'on entend toutes les deux minutes. C'est un être humain qui a souffert. Les discours du Président n'y changeront rien ! Voyons Peu importe leur prénom, on espère tous qu'ils prendront la peine capitale. Les excuses qu'ils délivrent à la famille de William ne devraient pas diminuer leurs sentences d'une seconde, en aucun cas ! Ils sont tous coupables. Tous. Comment ces deux jeunes femmes et Arnaud peuvent se permettre de se mettre à l'écart ? Ils ont été témoins d'actes de barbaries inqualifiable, sans porter secours a William qui a agonise et montrer sa douleur insoutenable durant de longues heures. Ils méritent de passer leur vie en prison. Personne ne voudrait avoir ces personnes comme voisin, en sachant qu'a leur sortie de prison prématurée, ils auront une nouvelle identité? J'ai été obese, en manque d'amitié et d'affection comme lui. Je peux comprendre pourquoi William les faisait confiance !

  • goelise, le 31/08/2010 à 00h35

    Ca melange tout et ca donne des lecons. Il n y a pas matiere a mediter dans ces propos inconsistents.

  • ramettaria, le 30/08/2010 à 21h30

    Ils s'appellent Jean-Pierre, Franck, Arnaud, Aurélie, Barbara et Lucien. Va t-on leur retirer la nationalité française ou les renvoyer à la frontière? Impossible! Pourtant , ce qu'ils ont fait me semble monstrueux si l'on compare à d'autres.... A méditer!

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