© ArchivesLes Savoyards sont dans le collimateur de la justice. La confrérie qui s'occupe du transport et de la manutention des œuvres d'art de Drouot est soupçonnée d'avoir détourné des œuvres d'art au court des ventes aux enchères, selon Le Parisien. L'UCHV (l'Union des commissionnaires de l'hôtel des ventes) a été "discrètement" mise en examen par le juge Jean-Louis Péries en tant que personne morale le 21 juillet, explique le journal.
Le rapport qui accable l'hôtel Drouot
L'institution est étrillée dans un rapport, auquel ont eu accès Les Echos, commandé par Michèle Alliot-Marie à la suite d'un scandale de détournement d'oeuvres d'art.
Publié le 10/09/2010
Les 110 personnes qui y travaillent n'ont plus le droit d'exercer et leur structure est poursuivie pour "association de malfaiteurs en vue d'un ou plusieurs crimes", "complicité de vols en bande organisée" et "recel de vols en bande organisée", selon Le Parisien. A titre personnel, 20 employés ont été mis en examen et d'autres devraient suivre.
A suivre: les commissaires-priseurs
Les Savoyards sont soupçonnés d'avoir détourné des œuvres d'art alors qu'ils "débarrassaient pour le compte des commissaires-priseurs les beaux appartements et demeures des particuliers lors de successions et d'héritages", selon Le Parisien.
Le début de l'affaire remonte à 2004. Petit à petit, les enquêteurs remontent le fil et découvrent un tableau au domicile de l'un d'entre eux, des pièces de valeur et des diamants dans un de leurs entrepôts. Les comptes bancaires des Savoyards sont épluchés, et la police se rend compte que plusieurs d'entre eux vivent "bien au-dessus de leurs moyens", écrit Le Parisien. Les enquêteurs prévoient déjà d'autres révélations: après ces seconds-couteaux, des commissaires-priseurs pourraient bientôt être visés par la justice.
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