Aux assises pour le meurtre de leur "souffre-douleur"

Par TF1 News (d'après agence), le 28 août 2010 à 15h13 , mis à jour le 28 août 2010 à 16h20

Lundi démarre le procès aux assises des Bouches-du-Rhône de six personnes soupçonnées de s'être acharnées en 2006 sur William Modolo, 21 ans, jusqu'à lui donner la mort.

assises cour justice

Six personnes accusées d'avoir participé à la mise à mort en mai 2006 de William Modolo, 21 ans, dans des circonstances particulièrement barbares, comparaissent à partir de lundi et jusqu'au 10 septembre devant la cour d'assises des Bouches-du-Rhône.

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Le 22 mai 2006, la police municipale de Saint-Cannat, petite commune située à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest d'Aix-en-Provence, découvrait le corps dénudé et atrocement mutilé d'un jeune homme, abandonné dans un sous-bois. L'autopsie révélait que William Modolo avait été violé, blessé à plusieurs reprises par un instrument "piquant ou tranchant", tabassé avec différents objets, que sa peau avait été brûlée à plusieurs endroits et que 12 de ses dents avaient été arrachées.
 
Le jour de la découverte du corps, Barbara Jean-Louis, 28 ans, s'était présentée à la brigade de gendarmerie de Gardanne (Bouches-du-Rhône) pour dire qu'elle avait été témoin du meurtre du jeune homme. Ses déclarations conduisaient à l'arrestation de cinq autres personnes : Arnaud Frapech, 30 ans, Franck Julien, 39 ans, Jean-Pierre Planqueel, 32 ans, Aurélie Piteux, 24 ans, et Lucien Boursier, 57 ans. L'enquête allait montrer que ce petit groupe, vraisemblablement sous l'influence de Planqueel (le seul à être accusé d'assassinat, les autres étant mis en cause pour complicité), avait décidé de s'acharner sur la victime, un jeune homme complexé par sa forte corpulence et à la recherche d'affection et d'amitié.
 
"Cette affaire n'a pas de nom. Ce qu'ils lui ont fait, c'est abject"
 
Pour des motifs futiles (le vol d'un saucisson), William Modolo avait commencé à être torturé le 17 mai par une partie du groupe. Son calvaire s'était poursuivi toute la journée du 18, jusqu'à sa mise à mort votée dans la soirée par les membres de la bande et exécutée à coups de pierre. "Cette affaire n'a pas de nom. Ce qu'ils lui ont fait, c'est abject", a déclaré Me Monique Touitou, avocate de la famille Modolo. Les accusés, selon elle, "ont fait assaut d'imagination dans l'horreur" et la victime n'était pour eux "plus un être humain : c'était une chose". Selon les éléments recueillis par les enquêteurs au cours de l'instruction, les différents protagonistes n'ont pas véritablement pris la mesure de ce qu'ils ont fait.
 
Complètement désocialisés, voire sans domicile fixe ou en rupture complète avec leur milieu familial, les accusés, les deux jeunes femmes mises à part, étaient de très importants consommateurs de drogue (cocaïne et cannabis, notamment) et d'alcool. Planqueel et Julien, les deux hommes qui se sont a priori montrés les plus violents avec William Modolo, mettent d'ailleurs leur comportement sur le compte de leur toxicomanie et de leur alcoolisme. "Le mobile, ils ne l'ont jamais donné", note d'ailleurs Me Touitou, dont les clients, "anéantis", attendent du procès qu'il délivre "évidemment des sanctions" mais aussi qu'il permette de parler de cette affaire et que "leur fils ne soit pas mort dans l'indifférence générale".
 
Pour Me Dominique Mattei, avocat de Barbara Jean-Louis, il y a eu dans l'enchaînement des faits "une forme de violence ascendante", un acharnement sur "le souffre-douleur, celui par rapport à qui chacun des membres du groupe se valorisait". Sa cliente a aujourd'hui "fait un retour psychologique sur cette affaire" et reconnaît qu'elle aurait dû faire plus que simplement protester face aux violences auxquelles elle assistait, a-t-il expliqué. Le verdict est attendu le 10 septembre.

Par TF1 News (d'après agence) le 28 août 2010 à 15:13
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9 Commentaires

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  • landeric59, le 31/08/2010 à 18h47

    Vous savez bien qu'avec la justice française, perpétuité ne veut malheureusement plus rien dire. Ils s'en sortiront avec quelques années de prison et leurs avocats arriveront encore à leur trouver des circonstances atténuantes (enfance difficile, climat familial tendu ou autres inepties de ce genre). En tout cas ce pauvre William aura bien souffert. Qu'il repose en paix.

  • sinopliesmdr, le 31/08/2010 à 00h14

    Ils ont osé présenter des excuses à la famille ? Comment supporter tous les détails d'une atrocité gratuite ? Pourquoi perdre du temps à juger des personnes qui n'en valent pas la peine ? Perpétuité est la seule chose qui pourrait laisser penser, qu'une fois au moins la justice aura été comme il se doit. Il ne peut y avoir de circonstances attenuantes, donc PERPETUITE... Que William puisse reposer en paix...

  • carletou46, le 31/08/2010 à 00h08

    La loi du talion, ça serait pas mal dans un cas comme celui là...

  • stelmaria0, le 30/08/2010 à 15h28

    J'espere qu'ils seront severement punis,ce crime a vraiment ete trop atroce

  • joluna3, le 30/08/2010 à 13h41

    J'espère pas !

  • lentpecheur2, le 30/08/2010 à 12h40

    Homo homini lupus ...

  • warner13, le 30/08/2010 à 11h36

    Incroyable ce que l homme est capable de faire... C est horrible d imaginer la souffrance et la peur que ce garcon a vécu suite aux horreurs que lui ont fait subir ces personnes...

  • max-normel, le 30/08/2010 à 11h24

    Inacceptable !

  • levioloniste06, le 30/08/2010 à 10h55

    Pourquoi attendre un verdict qui sera inférieur à 10 ans....

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