Accident d'un car marocain sur la RN10 : prison ferme

le 09 septembre 2010 à 16h39 , mis à jour le 09 septembre 2010 à 16h46

Le patron d'une société marocaine de transport, dont l'accident d'un car avait fait 11 morts et 40 blessés sur la RN10, dans la Vienne, en 2004, et son fils ont été condamnés jeudi à Poitiers à un an ferme.

Poitiers accident autocar 22 juin 2004 RN 10 (LCI) © LCI

Le tribunal correctionnel de Poitiers a condamné jeudi à deux années de prison, dont une avec sursis, le gérant d'une société marocaine de transport, dont l'accident d'un car avait fait 11 morts et 40 blessés sur la RN 10, dans la Vienne, le 22 juin 2004. Le patron, Abdelsam Kebbor et son fils Mohamed, co-gérant mais également chauffeur de la société, ont été condamnés à deux ans de prison dont un avec sursis et à une interdiction définitive de poursuivre une activité de transport routier ainsi qu'à 30 amendes de 500 euros (bien 500) chacune. Le chauffeur du car, Belkacem Loukili, été condamné à deux ans de prison dont 18 mois avec sursis et à 30 amendes de 50 euros (bien 50) chacune. Tous les trois étaient poursuivis pour "homicide involontaire et blessures involontaires en violation des obligations de sécurité".
 
Les trois hommes ont également été condamnés à régler solidairement des indemnités aux victimes. Ces indemnités seront décidées en mars prochain et seront basées sur la loi marocaine, ce qui désavantage les victimes. L'avocat des victimes devrait faire appel de cette décision de se baser sur la loi marocaine, a-t-il fait savoir.
 
Le car reliait Bruxelles à Tanger quand, vers 21h20, sous une pluie et un vent forts, il s'était renversé sur la nationale à hauteur de Ligugé, au sud de Poitiers. Sous le choc, l'arrière du bus, qui tractait une remorque de bagages, avait été écrasé. La plupart des victimes s'y trouvaient. Onze Marocains qui rentraient au pays avaient été tués dans l'accident. Quarante autres personnes avaient été blessées, dont neuf grièvement. L'enquête avait permis de relever une longue liste d'infractions routières : vitesse excessive par mauvais temps, dépassement du temps de conduite, surcharge de la remorque et usure prononcée des pneus. De plus, les freins de la remorque, en mauvais état, avaient été déconnectés.

le 09 septembre 2010 à 16:39
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