Opération de police à la cité des 4000, à La Courneuve © www.abacapress.comLe 19 juin 2005, en plein après-midi, Sid-Ahmed Hammache, 11 ans, était mortellement atteint juste au-dessus du coeur par une balle perdue alors qu'il lavait la voiture de son père au pied de son immeuble de la cité des 4000, à la Courneuve. Au lendemain du drame, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, s'était rendu à la Courneuve et avait confié au maire PCF de la ville sa volonté de "nettoyer au Kärcher" la cité, haut lieu du trafic de drogue en région parisienne.
Mort de Sid-Ahmed en 2005: peine réduite pour le meurtrier
La Cour d'assises d'appel du Val-de-Marne a condamné mercredi à dix ans de réclusion criminelle le meurtrier du jeune Sid-Ahmed, 11 ans, tué d'une balle perdue en 2005 dans la cité des 4000 à La Courneuve.
Publié le 29/09/2010
Mort du jeune Sid-Ahmed: l'itinéraire sinueux du principal accusé
Au premier jour de son procès en appel, le principal accusé, dans la mort du jeune Sid-Ahmed, en 2005 à La Courneuve, a relaté le parcours qui l'a conduit devant la cour d'assises du Val-de-Marne.
Publié le 21/09/2010
Meurtre de Sid-Ahmed : 12 ans de prison contre le tireur
Mhamoudou Mhadjou a été reconnu coupable du tir qui a entraîné la mort du petit Sid-Ahmed, en 2005, à la cité des 4.000 à la Courneuve.
Publié le 03/11/2008
Meurtre de Sid-Ahmed : le procès suspendu
Le procès de la fusillade au cours de laquelle le petit Sid-Ahmed avait été victime d'une balle perdue en 2005 a été suspendu mardi, un des auteurs devant être hospitalisé.
Publié le 28/10/2008
Les responsables de la mort du petit Sid-Ahmed aux assises
Trois jeunes impliqués dans une fusillade au cours de laquelle l'enfant de 11 ans fut tué par une balle perdue en juin 2005 à la Courneuve comparaissent aux assises de Bobigny.
Publié le 17/10/2008
Passée depuis à la postérité, l'expression avait déclenché un tonnerre de critiques, allant de l'ensemble des partis de gauche aux syndicats de magistrats en passant par les associations antiracistes. "Le mot de nettoyage est un mot historique lourd de sens dont il faut éviter l'usage", avait notamment réagi le président de l'Union syndicale des magistrats, Dominique Barella. En réponse, Nicolas Sarkozy avait fustigé les "professionnels de la pensée unique" et affirmé qu'il ne "se laisserait pas impressionner".
Deux clans opposés par une haine tenace
Cinq ans plus tard, c'est dans une ambiance de nouveau alourdie par les controverses sur la sécurité, et marquée par un discours gouvernemental qui s'est singulièrement musclé au cours des derniers mois, que se tient, devant la Cour d'assises du Val-de-Marne, le procès en appel du meurtrier présumé du petit Sid-Ahmed. Condamné en première instance à douze ans de réclusion criminelle, Mhamoudou Mhadjou, 29 ans, comparaît pour homicide volontaire jusqu'au 30 septembre. Il est jugé à Créteil aux côtés de Salah et Mohamed Ben Faiza, 24 et 28 ans, qui sont, eux, poursuivis pour avoir tenté de l'assassiner. Les deux frères avaient écopé de huit ans de réclusion.
Le jeune Sid-Ahmed, comme l'a montré l'enquête, avait été pris au milieu d'un bref échange de tirs entre deux clans opposés par une haine tenace. Depuis quelque temps, les frères Ben Faiza accusaient Mhamoudou Mhadjou d'avoir sali l'honneur de leur soeur Nadia en entretenant une relation amoureuse avec elle. Ce 19 juin 2005, l'affrontement avait dégénéré après un "échange de regards et de propos provocateurs", selon l'enquête. Après une première altercation à mains nues, les accusés étaient revenus régler leurs comptes avec deux armes à feu. Juché sur le perron d'un immeuble, Mhamoudou Mhadjou avait alors fait feu "à 120°", atteignant, selon l'analyse balistique, le petit Sid-Ahmed.
Selon les enquêteurs, Salah Ben Faiza avait riposté à une ou deux reprises, sur les encouragements de son frère. Lors du premier procès, en novembre 2008 à Bobigny, l'avocat de Mhamoudou Mhadjou avait sans succès avancé l'hypothèse d'un "troisième tireur".
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Mort de Sid-Ahmed en 2005: peine réduite pour le meurtrier
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