Dominique de Villepin s'exprimant après sa relaxe dans le procès Clearstream, le 28 janvier 2010 © TF1-LCIDominique de Villepin est un citoyen comme les autres. Et il tient à le rappeler. Selon l'ancien Premier ministre, la désignation d'une chambre ad hoc envisagée pour le second procès Clearstream ferait "peser la plus forte suspicion" sur le tribunal. Ce qui le pousse à demander à bénéficier de "l'égalité devant la loi" due à "tout citoyen".!
Clearstream : le procès différé, les juges ne seront pas choisis
Le président de la cour d'appel de Paris a renoncé à choisir les magistrats qui conduiront le procès en appel de l'affaire Clearstream, où doit comparaître l'ex-Premier ministre Dominique de Villepin.
Publié le 27/09/2010
Villepin : comme un air de programme de candidat pour 2012
Promettant que son mouvement sera "aux avant-postes du combat de 2012", Dominique de Villepin a esquissé samedi devant ses militants un début de programme, sans toutefois évoquer directement une candidature.
Publié le 04/12/2010
Clearstream : Villepin craint l'hypothèse d'"un tribunal d'exception"
L'ex-Premier ministre a prévenu qu'il réagirait "extrêmement vigoureusement à la constitution d'un tribunal d'exception" pour son procès en appel, alors que la justice envisage d'en confier la charge à trois juges spécialement choisis.
Publié le 10/09/2010
"J'ai droit comme chaque citoyen à cette égalité" et "j'attends avec patience que la décision tombe", déclare-t-il ainsi déclaré sur Canal+. "Ce qui est certain, c'est que la composition d'un tribunal ad hoc -qui serait choisi mais selon quels critères ?- ferait peser sur ce tribunal la plus forte suspicion", selon lui. L'ancien Premier ministre veut placer "cette question sur le terrain des principes", estimant que "(son) cas personnel n'intéresse personne". "Je dois être jugé comme n'importe quel citoyen, et normalement ce dossier doit arriver devant la 11e chambre où je souhaite que les procédures soient respectées", poursuit-il.
Evoquant "une affaire aussi sensible, aussi délicate, où le président de la République est directement mêlé", le leader de République solidaire, lui-même avocat, souligne que "le respect des principes judiciaires et l'égalité de chacun devant la loi, cela vaut pour tous". A la question de savoir s'il souhaite être jugé rapidement pour prendre des décisions, notamment sur son éventuelle candidature en 2012, il répond: "cette affaire ne pèsera pas sur mes choix politiques et je prendrai les décisions qui s'imposeront à moi".
"Affaire regardée de près"
Revenant de nouveau sur l'implication supposée de Nicolas Sarkozy dans ses tracas judiciaires, Dominique de Villepin donne un nouvel exemple de sa théorie du harcèlement : "Dans un dossier normal, nous devrions connaître déjà la date. Nous ne le savons pas. Cela montre qu'il y a de bonnes fées qui se penchent sur ce berceau", ajoute-t-il. "Je pense que c'est une affaire qui est regardée à la loupe et tout en haut. Chacun sait que Nicolas Sarkozy regarde cette affaire de très près", a-t-il encore déclaré.
La première présidence de la cour d'appel a confirmé vendredi que la désignation d'une chambre composée de trois juges spécialement choisis pour l'occasion était envisagée pour le second procès Clearstream. Mais "rien n'est encore arrêté", a-t-on précisé de même source.
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