Descente de police à la Villeneuve, quartier de Grenoble (4 août 2010) © TF1/LCIEn ce mois de septembre, un juge des libertés et de la détention de Grenoble s'est soudainement retrouvé au cœur d'une violente polémique. Son tort supposé ? Avoir décidé de laisser libre, sous contrôle judiciaire, Monsif Gabbhour, 25 ans, alors que les policiers avaient mis des semaines à le retrouver et qu'il venait tout juste d'être mis en examen pour "vol à mains armées" et "tentative d'homicides volontaires" dans l'affaire du braquage du casino d'Uriage.
Pour rappel, suite à cette attaque, une course poursuite avec la police s'était soldée par la mort du complice présumé de Monsif Ghabbour, ce qui avait provoqué trois jours d'émeutes et la venue du chef de l'Etat et de son ministre de l'Intérieur. Le 16 septembre, la cour d'appel de Grenoble a néanmoins confirmé, au vu des éléments présents dans le dossier, la décision du juge des libertés et de la détention de laisser Monsif Gabbour dehors...
Policier-magistrat : l'entente impossible ?
Pour répondre à cette question, Alexandra Guillet reçoit trois invités dans PJ :
-Christophe Régnard, juge d'instruction, responsable de l'Union syndicale de la magistrature
-Le commandant de police Christophe Gesset, membre du syndicat Synergie Officiers
-Et Yann Lebras, avocat pénaliste au barreau de Paris.
Pour écouter la première partie de PJ, cliquez ci-dessous :
Réforme de la garde à vue, l'autre polémique
Autre sujet sensible en cette rentrée de septembre : la réforme des gardes à vue.
Il y en aurait eu, selon les chiffres officiels, pas moins de 800 000 l'an passé en France. Depuis des mois, des avocats mènent la fronde pour imposer leur présence tout au long de cette procédure privative de liberté. De leur côté, les policiers hurlent tout aussi fort, pour ne surtout pas avoir les robes noires dans leurs pattes au commissariat. Coup de tonnerre en juillet dernier, le Conseil constitutionnel a lui-même décrété le système actuel des gardes à vue illégal. La France a un an pour trouver un système plus respectueux des droits de l'homme.
Le 8 septembre, la garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie a présenté son projet de réforme, qu'elle a transmis au Conseil d'Etat et qui présente des modifications profondes puisqu'il prévoit la présence de l'avocat tout au long de la garde à vue, à quelques exceptions près quand même, et instaure le système des auditions libres.
Ce projet constitue-t-il une grande avancée ou plutôt bond en arrière ?
Pour écouter la réponse de nos invités dans la deuxième partie de PJ, cliquez ci-dessous :
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