La famille du petit Enis attaque l'Etat pour faute

le 02 septembre 2010 à 15h45 , mis à jour le 02 septembre 2010 à 15h50

La famille du petit garçon enlevé et violé en 2007 par Francis Evrard accuse l'Etat de défaillances dans la prise en charge du pédophile multirécidiviste.

Francis EvrardFrancis Evrard © TF1/LCI

Une procédure devant le tribunal administratif devrait être lancée dans les jours à venir. La famille d'Enis, enlevé et violé en 2007 par Francis Evrard qui a été condamné pour ces faits à 30 ans de réclusion, va poursuivre l'Etat qu'elle accuse de défaillances dans la prise en charge du pédophile multirécidiviste, a annoncé jeudi l'avocat du garçonnet. Pour Me Emmanuel Riglaire, avocat d'Enis et de son père, l'Etat a commis des "fautes particulièrement graves dans le manque de moyens qu'il donne au fonctionnement de la justice". Il a également dénoncé "le scandale des médecins rémunérés et choisis par l'Etat qui prescrivent du Viagra sans qu'aucun registre ne soit tenu".

Plus d'infos

 
Evrard, 64 ans, a été condamné le 30 octobre 2009 à 30 ans de prison, assortis d'une peine de sûreté de 20 ans, pour avoir enlevé, séquestré et violé par pénétration digitale, en récidive légale, Enis, âgé de 5 ans au moment des faits, à Roubaix le 15 août 2007. Il a fait appel de sa condamnation et devait être rejugé en septembre par la cour d'assises du Pas-de-Calais à Saint-Omer. Mais il a définitivement renoncé à un nouveau procès en se désistant de son appel mercredi.
 
Grave dysfonctionnement
 
Au cours des débats en première instance, le rôle des services de l'application des peines et des médecins des établissements pénitentiaires dans lesquels était détenu Francis Evrard avait été vertement critiqué par les parties civiles. L'enquête avait révélé que Francis Evrard s'était vu prescrire du Viagra quelques jours avant sa libération en août 2007. Or une plaquette entamée de ces pilules - qui permettent de lutter contre l'impuissance sexuelle - avait été découverte dans le garage où Enis avait été séquestré et violenté.
 
La justice s'était également retrouvée sur le banc des accusés après la mise au jour de graves dysfonctionnements dans l'accompagnement et la surveillance de Francis Evrard après sa libération. Le juge d'application des peines (JAP) de Rouen - où Evrard avait indiqué vouloir se rendre à sa sortie - ne lui avait notamment envoyé une première convocation que le 16 août 2007, quelques heures après son arrestation à Roubaix.

le 02 septembre 2010 à 15:45
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4 Commentaires

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  • moicontribuable, le 03/09/2010 à 09h27

    Le pire c'est que "l'etat" condamne, ce sera au contribuable de payer et pendant ce temps les juges et medecins qui ont fait les erreurs se pavannent tranquillement.

  • toutarefaire31, le 02/09/2010 à 21h23

    Je me souviens de cette histoire. Pauvre petit... et bon courage aux parents, la vie change après une telle atrocité.

  • realstars, le 02/09/2010 à 16h13

    Tout mon soutien à cette famille. L'état doit rendre des comptes !

  • henri_bambelle, le 02/09/2010 à 16h12

    La justice laxiste est la plus grande tare de la république : elle cause d'immenses dégats et provoque le malheur de milliers de victimes potentielles.

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