Image d'archives © TF1Le juge des libertés mis en cause par les syndicats de police pour avoir décidé de laisser en liberté le second braqueur présumé du casino d'Uriage a récidivé vendredi matin, en faisant libérer un délinquant de 21 ans qui s'était évadé de prison en juillet. Ce dernier a été interpellé dans l'après-midi à Sassenage (Isère) par la gendarmerie, à la demande du parquet, pour qu'il purge son reliquat de peine, selon une source judiciaire. Il a été réincarcéré en début de soirée en maison d'arrêt et devrait être poursuivi prochainement pour son évasion, précise la même source.
Uriage : le second braqueur présumé reste libre
La cour d'appel de Grenoble a confirmé jeudi l'ordonnance controversée de mise en liberté sous contrôle judiciaire du second braqueur présumé du casino d'Uriage-les-Bains.
Publié le 16/09/2010
Grenoble : arrestation du second braqueur du casino d'Uriage
Dans la nuit du 15 au 16 juillet, deux hommes avaient braqué le casino d'Uriage, entraînant une course-poursuite avec la police, qui s'était terminée par la mort d'un des braqueurs Karim Boudouda. Trois nuits de violence urbaine avaient suivi.
Publié le 31/08/2010
En juillet, le délinquant qui purgeait trois peines de 6, 4 et 3 mois pour vol aggravé, conduite sans permis et abus de confiance, s'était évadé de la maison d'arrêt de Varces (Isère), à l'occasion d'une permission de sortie, a précisé cette source. Interpellé jeudi et déféré vendredi au parquet de Grenoble, il avait été présenté au juge des libertés et de la détention (JLD), qui a décidé de le libérer, à la surprise générale, alors que le jeune homme devait sortir le 3 novembre. Le 2 septembre, une décision de ce même juge avait provoqué la polémique lorsqu'il avait décidé de laisser en liberté sous contrôle judiciaire le second braqueur présumé du casino d'Uriage, condamné dans plusieurs affaires.
"On est désolé de voir que la justice n'a pas pris la mesure de ses récentes décisions. Que le même JLD décide de relâcher une personne qui a commis des actes répréhensibles, c'est inadmissible", a déclaré la secrétaire départementale du syndicat Alliance, Valérie Mourier, interrogée par l'AFP. "Des mesures devraient être prises contre ce juge pour lui expliquer que lorsque des personnes sont condamnées, il faut qu'elles purgent leur peine", a-t-elle ajouté. De son côté, le responsable du syndicat Unité SGP Police-Force ouvrière, Daniel Chomette, a jugé la décision du juge "incompréhensible et complètement étonnante". "On ne voit pas ce qui peut amener un magistrat à prendre une telle décision. Certaines décisions de justice mériteraient d'être expliquées", a-t-il souligné.
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