Eric Breteau et Emilie Lelouch, avec leur avocat Gilbert Collard, à l'ouverture du procès de l'Arche de Zoé © TF1/LCIL'organisation caritative Arche de Zoé, son président Eric Breteau et cinq de ses membres pourraient être à nouveau jugés en France pour une affaire de tentative d'enlèvement d'enfants au Tchad en octobre 2007. Le parquet de Paris a requis leur renvoi en correctionnelle pour "escroquerie, exercice illégal de la profession d'intermédiaire en vue de l'adoption et aide au séjour irrégulier de mineurs étrangers", a précisé mardi le cabinet du procureur. La décision finale sera prise par un juge d'instruction.
Il y aura un procès de l'Arche de Zoé en France
Six membres de l'Arche de Zoé, dont son président Eric Breteau, soupçonnés d'avoir tenté d'exfiltrer 103 enfants du Tchad vers la France en octobre 2007, ont été renvoyés devant le tribunal.
Publié le 22/10/2010
Arche de Zoé : gracié, Alain Péligat veut "laver son honneur"
Condamné fin 2007 au Tchad pour tentative d'enlèvement d'enfants, il proteste de son innocence. Il sera fixé le 22 septembre sur la "question prioritaire de constitutionnalité" qu'il a déposée mercredi devant la Cour d'appel de Paris.
Publié le 01/09/2010
Paris ne paiera pas pour l'Arche de Zoé
La France a répété, lundi, que la dette due aux victimes de l'affaire de L'Arche de Zoé devait être réglée par les membres de l'association et non par l'Etat.
Publié le 13/07/2009
L'Arche de Zoé "assumait" l'illégalité de l'opération
Le reportage réalisé par l'un des journalistes détenus au Tchad montre que l'association voulait mener l'opération dans le plus grand secret.
Publié le 03/11/2007
Le n°1 de l'Arche de Zoé dédouane les journalistes
Pour "se faire connaître", l'Arche de Zoé a "invité des journalistes", a expliqué le président de l'ONG lors de son audition samedi.
Publié le 03/11/2007
Les six membres de cette petite association française avaient été arrêtés le 27 octobre 2007 à Abéché (Tchad), région frontalière du Darfour soudanais, alors qu'ils s'apprêtaient à emmener en France 103 enfants. Il s'agissait selon eux de sauver des orphelins du Darfour en proie à la guerre civile. A la suite de plaintes déposées en France par des familles, la justice française avait ouvert une enquête qui a conduit à la mise en examen, notamment d'Eric Breteau, président charismatique de cette micro-association. Le parquet a aussi requis le renvoi de sa compagne, Emilie Lelouch, ainsi que ceux de deux autres membres de l'association qui avaient été arrêtés au Tchad, le médecin Philippe van Winkelberg et le logisticien Alain Péligat. Le renvoi devant le tribunal de l'Arche de Zoé en tant que personne morale, ainsi que d'un autre membre de l'association, Philippe Letien, et d'une journaliste de France 3, Agnès Pelleran, a aussi été requis.
Mme Pelleran, poursuivie pour complicité d'aide au séjour irrégulier de mineurs étrangers, avait été interpellée par les autorités tchadiennes avec les six membres de l'Arche de Zoé mais libérée dix jours plus tard à la suite d'une visite au tchad de Nicolas Sarkozy. Deux autres membres de l'Arche de Zoé, le pompier Dominique Aubry et l'infirmière Nadia Mérimi, qui avaient été arrêtés au Tchad, n'avaient pour leur part pas été mis en examen par les juges Yann Daurelle et Martine Vezant. Deux mois après leur arrestation, Breteau, Lelouch, van Winkelberg, Péligat, Aubry et Mérimi avaient été condamnés à huit ans de travaux forcés. Ils avaient été transférés en France puis graciés fin mars 2008 par le président tchadien Idriss Deby.
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