L'attentat anti-français de Karachi en 2002 © TF1/LCIContre l'avis du procureur, qui jugeait les faits prescrits, le juge Renaud Van Ruymbeke a décidé mener une enquête sur des soupçons de corruption dans le dossier visant le paiement de commissions occultes en marge d'une vente de sous-marins français au Pakistan en 1994, a-t-on appris jeudi de source judiciaire. Le juge s'est notamment saisi des investigations sur le versement de quelque 84 millions d'euros de commissions destinées à des officiels pakistanais. Cet argent pourrait être revenu pour partie en France et avoir servi à financer la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995, selon les éléments recueillis lors d'une enquête préliminaire de police.
Karachi : Villepin entendu cette semaine
Dans le dossier Karachi, l'ancien Premier ministre a affirmé dimanche soir qu'il n'y avait "pas de preuve formelle de rétrocommissions".
Publié le 21/11/2010
L'affaire Karachi s'emballe
Après le dossier Clearstream, l'affaire Karachi a relancé l'affrontement entre Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin, dans le prolongement de celui qui opposa leurs mentors Edouard Balladur et Jacques Chirac.
Publié le 21/11/2010
Karachi : les familles laissent un sursis à Villepin
Les familles des victimes de l'attentat de Karachi "ont décidé de surseoir" à la plainte pour "mise en danger d'autrui" annoncée vendredi contre Dominique de Villepin, après avoir "très favorablement accueilli" ses déclarations de vendredi sur TF1.
Publié le 20/11/2010
Karachi : Villepin donne sa version, l'Elysée réplique
Dominique de Villepin, menacé avec Jacques Chirac d'une plainte des victimes de l'attentat de Karachi de 2002, a fait état vendredi sur TF1 de soupçons de corruption en marge d'un contrat d'armement avec le Pakistan en 1994. L'Elysée a rapidement nié l'implication de Nicolas Sarkozy.
Publié le 19/11/2010
Karachi : Chirac et Villepin visés par une plainte
Des familles de victimes entendent porter plainte pour "mise en danger de la vie d'autrui" et "homicide involontaire", au lendemain de nouvelles révélations accréditant l'existence d'un lien entre l'arrêt du versement de rétrocommissions et l'attentat de Karachi en 2002.
Publié le 19/11/2010
Karachi : il y a bien eu des rétrocommissions
Devant un juge, l'ex ministre de la Défense Charles Millon a confirmé l'existence de rétrocommissions versées jusqu'en 1995 en marge d'un contrat de vente au Pakistan de sous-marins français. Le PS somme Nicolas Sarkozy de s'expliquer.
Publié le 17/11/2010
Karachi : l'Elysée dans le collimateur de familles de victimes
L'ex ministre de la Défense Charles Millon a confirmé l'existence de rétrocommissions versées jusqu'en 1995 en marge d'un contrat de vente au Pakistan de sous-marins français. Le PS somme Nicolas Sarkozy de s'expliquer, les parties civiles demandent l'audition du président.
Publié le 18/11/2010
Le nom du trésorier de cette campagne, Nicolas Sarkozy, ministre du Budget du gouvernement Edouard Balladur en 1993-1995, figure dans des documents saisis par des policiers luxembourgeois lors de leur enquête au Grand-Duché avant l'été. "Pour nous, c'est une victoire considérable. C'est la preuve que notre plainte est tout à fait fondée", s'est réjoui Olivier Morice, l'avocat des familles de victimes de l'attentat de Karachi en 2002, qui fit 15 morts, dont 11 salariés de la Direction des constructions navales (DCN). L'arrêt du versement des commissions, décidé par Jacques Chirac lors de son arrivée au pouvoir en 1995, pourrait être à l'origine de l'attentat contre les salariés de la DCN, selon l'hypothèse des enquêteurs.
Les parties civiles avaient déposé une plainte le 15 juin notamment pour corruption à l'encontre du club politique d'Edouard Balladur. Le parquet, placé sous l'autorité de la Chancellerie, a requis l'ouverture d'une information judiciaire mais exclu que le magistrat enquête sur d'éventuelles rétro-commissions, qualifiées juridiquement d'abus de biens sociaux. Jugeant les parties civiles irrecevables sur ce point, il a décidé de garder la main de l'enquête sur ces soupçons d'abus de biens sociaux. Le juge d'instruction Renaud van Ruymbeke a eu une autre analyse et décidé d'enquêter sur ces soupçons de rétro-commissions. Pour Me Morice, la décision du magistrat est "la preuve que nous sommes en présence d'une affaire d'Etats mettant en cause Zardari (le président pakistanais, ndlr), l'actuel président de la République et tout le financement de la campagne d'Edouard Balladur".
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Karachi : Villepin entendu cette semaine
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