La cour d'appel de Paris a validé vendredi l'enquête visant dix personnes accusées du sabotage de lignes de TGV en novembre 2008 et d'avoir fondé un groupe à visée terroriste, a-t-on appris de source judiciaire. La chambre de l'instruction a rejeté plusieurs demandes d'annulation de procédure déposée par la défense. Cet homme d'une trentaine d'années est soupçonné d'avoir fabriqué les crochets utilisés lors des dégradations commises sur une ligne TGV en 2008. Sa garde à vue s'est terminée vendredi soir. La cour d'appel de Paris examine ce jeudi une demande d'annulation de l'enquête sur le groupe de Tarnac, soupçonné d'avoir saboté des lignes TGV en 2008. La cour d'appel de Paris a allégé le contrôle judiciaire imposé aux personnes mises en examen dans l'enquête sur des sabotages de lignes TGV fin 2008, maintenant uniquement l'interdiction de communiquer entre elles. Les dix personnes, dont Julien Coupat, mises en examen dans l'affaire du sabotage de lignes de TGV, ont annoncé qu'elles ne respecteraient plus, désormais, le contrôle judiciaire qui leur est imposé.
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Dans cette affaire dite de "Tarnac", objet d'une vive controverse politique, la chambre de l'instruction avait déjà remis en liberté et allégé les contrôles judiciaires des suspects arrêtés en Corrèze en novembre 2008.
Censés avoir constitué à Tarnac (Corrèze) un groupe militant "d'ultra-gauche", les suspects sont mis en examen pour les sabotages commis par le placement de fers à béton sur des caténaires SNCF dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008, ainsi que le 26 octobre 2008. Ils nient les accusations et leurs avocats mettent en cause la police, estimant que des soupçons de falsification pèsent sur certaines pièces importantes du dossier.
Une partie de la gauche soutient les mis en examen, estimant que la procédure a été fabriquée de toutes pièces par le pouvoir pour accréditer l'idée d'une menace violente émanant de l'ultra-gauche.
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Tarnac : un homme en garde à vue
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