Jeudi Noir a investi un local place des Vosges, à Paris, le 31 octobre 2009 © TF1-LCILa cour d'appel de Paris a ordonné ce vendredi l'expulsion, sans délai, des membres du collectif Jeudi Noir qui occupent depuis un an un hôtel particulier de la place des Vosges. En janvier déjà, le tribunal d'instance du Ve arrondissement avait rendu un jugement identique, ordonnant en outre le paiement à la propriétaire d'environ 10.000 euros, pour l'occupation des mois de novembre 2009 à janvier 2010, plus 25.000 euros mensuels à partir du 25 janvier 2010. Mais une douzaine de ces occupants avaient fait appel de cette décision.
"Jeudi noir" délogé de son squat à deux pas de l'Elysée
La police a entamé vendredi matin l'expulsion des squatteurs du Collectif Jeudi Noir qui occupaient depuis fin décembre un immeuble de bureaux vide de l'avenue Matignon appartenant à l'assureur Axa.
Publié le 18/02/2011
"Jeudi noir" installe un squat à deux pas de l'Elysée
Dénonçant les immeubles inutilisés en plein Paris alors que sévit la crise du logement, le collectif a décidé de frapper un grand coup en occupant un immeuble de huit étages appartenant à Axa, avec vue sur la cour de l'Elysée.
Publié le 07/01/2011
Début de la trêve hivernale, le coup de Jeudi noir
A la veille de la trêve hivernale des expulsions locatives, l'association a investi samedi les beaux quartiers de Paris, occupant 2000 m2 place des Vosges.
Publié le 31/10/2009
Un squat qui pourrait coûter cher à ses occupants
Les militants de l'association Jeudi Noir, qui occupent depuis fin octobre un hôtel particulier dans le quartier du Marais à Paris, se voient réclamer 140 000 euros d'indemnités en justice.
Publié le 06/01/2010
Sabrer le mousseux pour sabrer les prix
<b> Reportage - </b> Le collectif Jeudi noir lutte contre les loyers prohibitifs en envahissant les appartements et en interpellant le propriétaire.
Publié le 21/12/2006
La cour d'appel a donc confirmé ce vendredi leur expulsion, ainsi que l'indemnité de 10.000 euros pour la fin 2009. En revanche, pour la période postérieure au 25 janvier 2010, la cour d'appel a divisé par trois le montant des indemnités mensuelles qu'ils doivent verser à la propriétaire. Du fait de la durée du squat, le montant de ces "indemnités d'occupation" devrait toutefois rester élevé : à ce jour, il atteint ainsi 72.000 euros.
"Un vrai scandale"
Béatrice Cottin, 88 ans, la propriétaire de ce magnifique hôtel particulier construit à la demande d'Henri IV, avait refusé en septembre une médiation suggérée par la cour d'appel de Paris. Cet hôtel particulier de 1500 mètres carrés, doté de plafonds à la française avec poutres peintes, aux gigantesques cheminées en pierre, acheté par Béatrice Cottin en 1963, est inoccupé depuis 1966. Mais Béatrice Cottin, 87 ans, qui vit aujourd'hui en maison de retraite, considère l'immeuble, où naquit la marquise de Sévigné, comme sa "résidence principale", même si elle n'y a presque jamais habité en raison de travaux, selon ses avocats.
Un vrai "scandale alors que la capitale manque cruellement de logements", selon le collectif Jeudi Noir. La Fondation Abbé Pierre recense ainsi en France 100.000 personnes vivant dans la rue, 493.000 "privées de domicile personnel" et vivant en foyers, habitats de fortunes, chez des tiers ou à l'hôtel, ainsi que plus de deux millions de personnes habitant dans des logements précaires, insalubres ou surpeuplés. A Paris, selon le recensement de 1999, il y avait 136.000 logements vides, un chiffre qui aurait peu évolué. En 2006, les statistiques fiscales montrent que 18.600 étaient vides depuis plus de deux ans.
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