Image d'archives © TF1Un Lot-et-Garonnais de 39 ans, poursuivi pour avoir proféré des menaces par téléphone envers le président Sarkozy avant un déplacement le 1er juillet en Aveyron, a été condamné mercredi à un stage de citoyenneté par le tribunal correctionnel d'Agen.
Jugé pour des menaces téléphoniques contre Sarkozy
Fin juin, cet homme de 39 ans avait appelé plusieurs fois le ministère de l'Intérieur pour avertir qu'un déplacement du président prévu le lendemain "allait mal se passer". Il comparaît mardi à Agen.
Publié le 13/07/2010
Cet ancien marin-pêcheur et ex-pompier volontaire, jugé pour "menace de crime ou délit contre les personnes ou les biens à l'encontre d'un dépositaire de l'autorité publique", n'a donc pas bénéficié de la requalification du dossier en "appels malveillants" et de la dispense de peine demandées par le ministère public. Dans son réquisitoire, la procureure Fiammetta Esposito a expliqué qu'"on est à la frange entre les actes d'intimidation et la mise en garde. Les menaces ne sont pas vraiment constituées", a souligné la magistrate.
"Ca va mal se passer pour Sarkozy"
A la veille du déplacement du chef de l'Etat à Brommat (Aveyron), dans la nuit du 29 au 30 juin, le prévenu avait appelé à sept reprises le standard du ministère de l'Intérieur, assurant notamment : "Ca va mal se passer pour Sarkozy, il aura des problèmes, renforcez les CRS, il va se faire incendier voire plus". L'homme, qui tenait des propos incohérents dus à une alcoolisation excessive, avait communiqué spontanément son nom et son adresse, dans un village de l'Agenais.
Le 30 juin, il était ainsi interpellé à son domicile par des policiers du SRPJ à la demande du parquet antiterroriste de Paris qui s'était saisi de l'affaire après que l'auteur des appels eut montré qu'il connaissait le nom de code du dispositif policier mis en place à Rodez pour la visite de Nicolas Sarkozy.
"Pétage de plombs"
A la barre, le prévenu, l'air repentant et inquiet de la tournure médiatique prise par l'affaire, a évoqué un "pétage de plombs". Il a expliqué avoir bu une bouteille de whisky et évoqué une période déstabilisante de chômage. Il a également révélé être pacsé avec un policier de Rodez qui venait d'être écarté du dispositif de sécurité du président lors de sa venue en Aveyron, "alors qu'il avait toutes les compétences". "Je n'ai rien contre" Nicolas Sarkozy, s'est défendu l'intéressé. Il a
assuré avoir agi sous le coup de la colère après l'éviction de son conjoint.
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