Bettencourt : Prévost-Desprez accepte une nouvelle procédure

Par , le 25 novembre 2010 à 16h32 , mis à jour le 25 novembre 2010 à 16h36

La présidente du tribunal correctionnel de Nanterre a accepté jeudi l'examen d'une nouvelle procédure pour abus de faiblesse sur la milliardaire Liliane Bettencourt, ouvrant la voie à un prochain transfert de ce dossier à Bordeaux.

François-Marie BanierLe photographe François-Marie Banier/Image d'archives © ABACA

Le tribunal correctionnel de Nanterre, présidé par Isabelle Prévost-Desprez, a accepté jeudi l'examen d'une nouvelle procédure pour abus de faiblesse sur la milliardaire Liliane Bettencourt, ouvrant la voie à un prochain transfert de ce dossier à Bordeaux. La présidente de la 15e chambre du tribunal correctionnel a fixé à 10.000 euros la consignation de partie civile devant être acquittée d'ici le 15  décembre par la fille unique de la milliardaire, Françoise Bettencourt-Meyers,  pour enclencher l'action publique. Isabelle Prévost-Desprez est donc allée à l'encontre des réquisitions du parquet de Nanterre, qui lui avait demandé de juger cette nouvelle citation directe "irrecevable", notamment parce qu'on "ne saisit pas  la justice comme on va au supermarché".

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Françoise Bettencourt-Meyers a déposé le 3 novembre une citation directe visant à faire comparaître pour abus de faiblesse sur sa mère, l'artiste François-Marie Banier, déjà poursuivi dans cette affaire, aux côtés de Patrice de Maistre, gestionnaire de la fortune de l'héritière de l'Oréal, et de Fabrice Goguel, ex-avocat fiscaliste de la milliardaire. Aucun des protagonistes n'était présent lors de cette audience. Pour le premier volet pour abus de faiblesse, la juge Prévost-Desprez a  constaté son dessaisissement suite à la décision du 16 novembre de la Cour de  cassation de transférer à Bordeaux l'intégralité de l'affaire Woerth-Bettencourt  et transmettra la procédure aux fins de dépaysement. Une fois la consignation acquittée par la plaignante, le tribunal étant formellement saisi, le procureur général de Versailles, Philippe Ingall-Montagnier devrait soumettre à la Cour de cassation une requête en dépaysement pour ce deuxième volet d'abus de faiblesse.

Par Alexandra Guillet le 25 novembre 2010 à 16:32
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