"Ce n'est pas le procès de la médecine ou de la science mais de certains acteurs essentiels d'un système de soin inédit qui a été une page noire pour la France", a prévenu l'avocat général en introduction de ses deux heures de réquisitoire."Le procès de ce drame national ne doit pas être celui du hasard, de la malchance, de l'ignorance. Ce doit être le procès d'un aveuglement, d'un orgueil, d'un amateurisme dramatiquement coupable", a déclaré lundi matin Bruno Sturlese au procès en appel du drame de l'hormone de croissance, qui a coûté la vie à 120 jeunes patients depuis 1991.
Hormones de croissance : "la justice, pas la pitié"
Me Francis Szpiner, avocat d'une partie des familles des 120 victimes de l'hormone de croissance, a demandé jeudi à la cour d'appel de Paris la condamnation des deux scientifiques jugés pour homicide involontaire.
Publié le 18/11/2010
Drame de l'hormone de croissance: familles et médecins face à face
Le douloureux dossier de l'hormone de croissance, qui a causé le décès de dizaines de jeunes atteints de la Maladie de Creutzfeldt-Jacob , a été rouvert lundi devant la cour d'appel de Paris. Mais il pourrait être renvoyé. Décision mardi matin.
Publié le 04/10/2010
Le drame de l'hormone de croissance de retour devant la justice
Le douloureux dossier de l'hormone de croissance, qui a causé le décès de dizaines de jeunes atteints de la Maladie de Creutzfeldt-Jacob , s'était soldé en première instance par la relaxe de tous les prévenus. Il revient lundi devant la justice.
Publié le 04/10/2010
Procès en appel du drame de l'hormone de croissance : retour sur l'affaire
Quelque 120 jeunes sont morts en France de la maladie de Creutzfeldt-Jakob après avoir été traités à l'hormone de croissance. Après 16 ans d'une instruction complexe, sept médecins avaient été relaxés en 2009. Le procès en appel débute lundi.
Publié le 04/10/2010
Hormones de croissance : après la relaxe, le tollé
Les parties civiles au procès, qui s'est soldé mercredi par une relaxe générale en correctionnelle à Paris, vont demander à Rachida Dati d'intervenir pour que le parquet fasse appel.
Publié le 14/01/2009
Hormone de croissance : la colère des famille ne faiblit pas
La justice a rouvert lundi le douloureux dossier de l'hormone de croissance administrée à plus de 1500 enfants dans les années 80. Ce procès en appel représente un nouvel espoir pour les familles après la relaxe générale décidée en première instance.
Publié le 04/10/2010
Après sept semaines de débat, une trentaine d'experts ou témoins entendus et la parole des familles des victimes, le parquet général a réclamé la condamnation du biochimiste Fernand Dray, 88 ans et de la pédiatre Elisabeth Mugnier, 61 ans, pour homicide involontaire, le premier à trois ans de prison avec sursis et la seconde à six à douze mois avec sursis.
120 enfants décédés
Fernand Dray, ancien directeur d'un laboratoire de l'Institut Pasteur qui participait à l'élaboration de l'hormone de croissance, doit également être déclaré coupable du chef de "tromperie aggravée", a déclaré le représentant du ministère public. Mais il a demandé la relaxe d'Elisabeth Mugnier, l'une des chargées de la collecte des hypophyses dans les morgues des hôpitaux, accusée de complicité de ce délit.
Les deux prévenus avaient été relaxés de l'ensemble des infractions lors du premier procès devant le tribunal correctionnel de Paris en 2008. Ils contestent depuis toujours les négligences qui leur sont reprochées. Au début des années 1980, 1.698 enfants ont reçu un traitement à base d'hormones de croissance destiné à les aider à grandir. C'est parce que certaines des hypophyses - glandes crâniennes - entrant dans la fabrication de ce traitement étaient infectées que 120 jeunes patients sont morts de la maladie de Creutzfeldt-Jacob (MCJ) depuis 1991 et que les autres restent sous la menace de cette maladie incurable. Après les plaidoiries de la défense, jusqu'à mercredi, la décision de la cour sera mise en délibéré.
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