© REUTERS"Nous demandons la justice, pas la pitié", a expliqué jeudi à la cour Me Francis Szpiner, avocat de l'association des victimes de l'hormone de croissance (AVHC), partie civile au procès. Me Szpiner, avocat, a demandé jeudi à la cour d'appel de Paris la condamnation des deux scientifiques jugés pour homicide involontaire, au nom de "la justice, pas de la pitié". "Nous souhaitons demander ces condamnations parce que tout simplement, c'est le droit et la justice", a-t-il ajouté. Aux yeux de ce pénaliste réputé, les infractions d'homicide involontaire et tromperie aggravée, reprochées aux deux prévenus, sont bel et bien juridiquement constituées car ils ont commis des "fautes délibérées".
Hormone de croissance : jusqu'à 3 ans avec sursis requis en appel
L'avocat général a réclamé lundi la condamnation du biochimiste Fernand Dray, 88 ans et de la pédiatre Elisabeth Mugnier, 61 ans, pour homicide involontaire dans le drame de l'hormone de croissance qui a coûté la vie à 120 jeunes patients depuis 1991.
Publié le 22/11/2010
Procès de l'hormone de croissance : la dernière ligne droite
Après sept semaines de débat, une trentaine d'experts ou témoins entendus et la parole des familles des victimes, le parquet général fera connaître lundi ses réquisitions contre les deux prévenus.
Publié le 22/11/2010
Drame de l'hormone de croissance: familles et médecins face à face
Le douloureux dossier de l'hormone de croissance, qui a causé le décès de dizaines de jeunes atteints de la Maladie de Creutzfeldt-Jacob , a été rouvert lundi devant la cour d'appel de Paris. Mais il pourrait être renvoyé. Décision mardi matin.
Publié le 04/10/2010
Le drame de l'hormone de croissance de retour devant la justice
Le douloureux dossier de l'hormone de croissance, qui a causé le décès de dizaines de jeunes atteints de la Maladie de Creutzfeldt-Jacob , s'était soldé en première instance par la relaxe de tous les prévenus. Il revient lundi devant la justice.
Publié le 04/10/2010
Procès en appel du drame de l'hormone de croissance : retour sur l'affaire
Quelque 120 jeunes sont morts en France de la maladie de Creutzfeldt-Jakob après avoir été traités à l'hormone de croissance. Après 16 ans d'une instruction complexe, sept médecins avaient été relaxés en 2009. Le procès en appel débute lundi.
Publié le 04/10/2010
Hormone de croissance : l'heure du procès
Cent onze jeunes sont morts en France de la maladie de Creutzfeldt-jakob après avoir été traités à l'hormone de croissance. Après 16 années d'une instruction complexe, sept médecins sont convoqués devant la justice.
Publié le 06/02/2008
Hormones de croissance : l'heure du jugement
Qui est responsable du décès à ce jour de 117 jeunes traités à l'hormone de croissance dans les années 1980 ? La justice tranche aujourd'hui.
Publié le 14/01/2009
Le biochimiste Fernand Dray, 88 ans, ancien directeur d'un laboratoire de l'institut Pasteur qui participait à l'élaboration de l'hormone de croissance et la pédiatre Elisabeth Mugnier, 61 ans, chargée de la collecte des hypophyses (matière première du traitement) dans les morgues des hôpitaux, sont jugés en appel depuis le 4 octobre. "Mme Mugnier collectait n'importe quoi, n'importe comment" et M. Dray "ne peut pas dire qu'il avait le droit de se désintéresser de ce qui se faisait avant lui", c'est-à-dire de la façon dont était prélevées les hypophyses, transformées par son laboratoire, a argumenté Me Szpiner. "Ce qui est insupportable, c'est de dire que ce n'est la faute de personne. On peut comprendre que des gens aient des excuses mais pas qu'ils s'obstinent à nier leurs fautes jusqu'au bout", s'est indigné l'avocat.
"La preuve par 120 morts"
Les deux scientifiques ont toujours affirmé n'avoir commis aucune imprudence volontaire dans leur travail. Ils ont été relaxés en première instance, en 2009. "La France a le triste privilège d'un nombre important de morts et c'est bien dû au fait que des pratiques ont été mal conduites. C'est la preuve par 120 morts", a conclu Me Szpiner, dernier avocat des parties civiles à plaider. L'audience rependra lundi avec les réquisitions du parquet général.
Quelque 1.698 enfants ont reçu, au début des années 1980, un traitement à base d'hormones de croissance destiné à les aider à grandir. C'est parce que certaines des hypophyses (glandes crâniennes) étaient infectées, que des patients sont décédés de la maladie de Creutzfeldt-Jacob et que les autres restent sous la menace de développer cette pathologie mortelle.
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