Procès de l'hormone de croissance : la dernière ligne droite

Par TF1 News (D'après agence), le 22 novembre 2010 à 05h00 , mis à jour le 21 novembre 2010 à 09h03

Après sept semaines de débat, une trentaine d'experts ou témoins entendus et la parole des familles des victimes, le parquet général fera connaître lundi ses réquisitions contre les deux prévenus.

Le procès en appel du drame de l'hormone de croissance touche à sa fin : après sept semaines de débat, une trentaine d'experts ou témoins entendus et la parole des familles des victimes, le parquet général fera connaître lundi ses réquisitions contre les deux prévenus.

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Plus d'infos

 
L'avocat général Bruno Sturlese a, de façon très inhabituelle, déjà levé un coin du voile sur l'analyse qu'il développera devant la cour d'appel de Paris: une semaine avant son réquisitoire oral, il a versé aux débats onze pages de réquisitoire écrit. Une façon de nourrir "le débat contradictoire" et de présenter "ses armes", a-t-il expliqué, compte tenu de "l'ampleur des dégâts" dans ce dossier de santé publique et de "la difficulté des questions posées" à la cour.
 
1.698 enfants concernés
 
Les magistrats, les parties civiles et la défense savent donc déjà que le ministère public entend demander la condamnation de Fernand Dray, 88 ans, et Elisabeth Mugnier, 61 ans, pour homicide involontaire. Ils découvriront lundi le quantum de la peine réclamée à leur encontre. L'avocat général entend également requérir la condamnation de Fernand Dray, ancien directeur d'un laboratoire de l'institut Pasteur qui participait à l'élaboration de l'hormone de croissance, du chef de "tromperie aggravée", mais la relaxe de complicité de ce délit d'Elisabeth Mugnier, l'une des chargées de la collecte des hypophyses dans les morgues des hôpitaux. Tous deux avaient été relaxés de l'ensemble des infractions lors du premier procès devant le tribunal correctionnel de Paris en 2008. Ils contestent depuis toujours les négligences qui leur sont reprochées.
 
Quelque 1.698 enfants ont reçu, au début des années 1980, un traitement à base d'hormones de croissance destiné à les aider à grandir. C'est parce que certaines des hypophyses -glandes crâniennes- entrant dans la fabrication de ce traitement étaient infectées, que 120 jeunes patients sont morts de la maladie de Creutzfeldt-Jacob (MCJ) depuis 1991 et que les autres restent sous la menace de cette maladie incurable. Après les plaidoiries de la défense, mardi et mercredi, la décision de la cour sera mise en délibéré.

Par TF1 News (D'après agence) le 22 novembre 2010 à 05:00
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