La France condamne symboliquement la dictature chilienne

le 17 décembre 2010 à 21h10 , mis à jour le 17 décembre 2010 à 21h13

La justice française a condamné symboliquement par défaut 12 militaires chiliens et un Argentin pour leur rôle dans la disparition de quatre Français.

TF1-LCI : Augusto PinochetAugusto Pinochet © TF1-LCI

Vingt ans après la fin de la dictature d'Augusto Pinochet au Chili, la justice française a condamné symboliquement par défaut 12 militaires chiliens et un Argentin pour leur rôle dans la disparition de quatre Français.

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La cour d'assises de Paris leur a infligé vendredi des peines allant de 15 ans de prison à la perpétuité pour "enlèvement et séquestrations accompagnés de tortures et d'actes de barbarie".   Absents à l'audience, ils n'exécuteront sans doute jamais les condamnations, le Chili n'extradant pas ses ressortissants. Les familles de victimes présentes à Paris ont cependant exprimé leur satisfaction car ce procès est le premier au monde à avoir abordé globalement le fonctionnement du régime Pinochet (1973-1990). Par décision spéciale, l'audience et le verdict ont d'ailleurs été filmés pour les archives historiques.
 
Manuel Contreras, 81 ans, ancien chef de la police secrète du pouvoir sous Pinochet, la Dina, et son ancien lieutenant Pedro Espinosa Bravo, sont frappés de la réclusion à perpétuité, la peine maximale. Après 12 ans de procédure et trois jours de procès, les trois magistrats de la cour ont prononcé contre onze autres accusés - 10 Chiliens et un Argentin - trois peines de 30 ans de réclusion, six de 25 ans, une de 20 ans et une de 15 ans. La cour a confirmé les mandats d'arrêt délivrés en 2005 contre les suspects. Certains d'entre eux, comme Manuel Contreras, purgent déjà des peines de prison ou d'assignation à résidence au Chili pour d'autres faits.
   
Le dossier avait été ouvert en 1998, quand Augusto Pinochet était retenu à Londres à la demande de la justice espagnole. Il fut visé par un mandat d'arrêt français, avant de mourir libre en 2006 à 91 ans dans son pays. Londres l'avait laissé partir en 2000 après 503 jours d'assignation à résidence. Le dossier du procès français portait sur la disparition le 11 septembre 1973 de Georges Klein, conseiller au cabinet du président socialiste Salvador Allende, renversé ce jour-là par la junte militaire conduite par Augusto Pinochet.  Les disparitions d'Etienne Pesle le 19 septembre 1973 et de deux membres du Mouvement de la gauche révolutionnaire (Mir), Alphonse Chanfreau, le 30 juillet 1974, et Jean-Yves Claudet-Fernandez, le 1er novembre 1975, ont aussi été examinées.

le 17 décembre 2010 à 21:10
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1 Commentaires

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  • bob420, le 18/12/2010 à 10h38

    Un petit air de famille avec michel serrault ...

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