Anne-Lorraine Schmitt/Image d'archives © LCI
- Meurtre dans le RER: la récidive au coeur du procès - 01 min 22 s
Perpétuité pour le meurtrier d'Anne-Lorraine Schmitt
Thierry Devé-Oglou, jugé à Pontoise pour le meurtre d'Anne-Lorraine Schmitt lors d'une tentative de viol dans le RER D fin 2007, a été condamné mercredi à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans.
Publié le 15/12/2010
Meurtre d'Anne-Lorraine Schmitt: la perpétuité requise
La perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 22 ans, a été requise à l'encontre de Thierry Devé-Oglou, jugé pour le meurtre d'Anne-Lorraine Schmitt en 2007 lors d'une tentative de viol dans le RER D. Le verdict est attendu dans la soirée de mercredi.
Publié le 15/12/2010
Meurtre d'Anne-Lorraine Schmitt : quel risque de récidive ?
L'homme accusé d'avoir massacré la jeune femme de 34 coups de couteau après une tentative de viol, et déjà condamné pour une agression sexuelle, pourrait-il s'avérer dangereux de nouveau ? Les psychiatres appelés à la barre ont évoqué un homme qui "fait illusion". Verdict dans quelques heures.
Publié le 15/12/2010
Meurtre d'une étudiante dans le RER : les silences de l'accusé
Au 2e jour du procès du meurtre d'Anne-Lorraine Schmitt dans le RER D fin 2007, Thierry Devé-Oglou a refusé de se livrer, laissant aux experts et aux témoins le soin de décrire un homme "à la sexualité frustre".
Publié le 14/12/2010
Meurtre d'une étudiante dans un RER, une autre victime raconte
Mardi, au deuxième jour du procès de Thierry Devé-Oglou, jugé pour le meurtre d'Anne-Lorraine Schmitt, une jeune femme violée par cet homme a témoigné.
Publié le 14/12/2010
Meurtre d'une étudiante dans un RER : "une scène de pugilat"
"Je décide de rester, ne serait-ce que pour mettre mal à l'aise la défense": le père d'Anne-Lorraine Schmitt et sa famille ont assisté lundi à la diffusion de photos de la scène de crime de leur fille, tuée fin 2007.
Publié le 13/12/2010
Agression du RER D : le suspect reconnaît les faits
L'homme retrouvé blessé quelques gares avant Creil a reconnu lors de sa garde à vue avoir agressé la jeune femme pour tenter de la violer.
Publié le 26/11/2007
Une étudiante poignardée dans le RER D
Une étudiante de 23 ans est décédée après avoir été poignardée dans une rame, à Creil, dimanche. Un suspect a été arrêté.
Publié le 25/11/2007
Agression du RER D : des milliers d'anonymes aux funérailles
L'étudiante en journalisme poignardée dimanche dernier à Creil a été inhumée samedi. Christine Boutin et Eric Woerth ont assisté aux obsèques.
Publié le 01/12/2007
Etudiante tuée dans le RER D en 2007 : le procès
Le procès du meurtrier présumé d'une étudiante tuée en 2007 s'ouvre lundi devant les Assises de Pontoise sur fond de débat sur la récidive. Anne-Lorraine Schmitt avait été tuée de 34 coups de couteau dans le RER D lors d'une tentative de viol par un récidiviste.
Publié le 12/12/2010
Son casier judiciaire révèle aux gendarmes que Thierry Devé-Oglou, âgé aujourd'hui de 43 ans, a été condamné en février 1996 par la cour d'assises de l'Oise à cinq ans de prison, dont deux avec sursis, pour un viol commis en janvier 1995 dans un RER sous la menace d'un couteau. avait été remis en liberté en février 1997. En garde à vue dix ans plus tard, l'homme avoue "avoir pété un câble". Voyant Mlle Schmitt seule, il a tenté de la violer, la menaçant de son couteau. Comme elle se débattait, il l'a poignardée. Cette fille d'un général était l'aînée d'une fratrie de cinq enfants. Décrite comme brillante et joviale, elle était étudiante en journalisme. Ce dimanche de novembre 2007, elle rejoignait sa famille pour se rendre à la messe.
"Sous tension, stressé, sous pression"
Son meurtre est survenu lors de l'examen par l'Assemblée nationale d'un projet de loi contre la récidive. "L'auteur de cet acte sera jugé et condamné. Plus encore que cela, je ne veux pas qu'il soit remis en liberté une fois sa peine de prison effectuée", avait déclaré le président Nicolas Sarkozy, cinq jours après les faits. Le père d'Anne-Lorraine, le général Philippe Schmitt, s'est lancé dans un combat pour "changer la justice". Il expliquait samedi dans Le Figaro Magazine qu'"il faut dire aux Français que, quand une cour d'assises prononce un verdict, un juge d'application des peines peut ensuite, dans le secret de son cabinet et en catimini, détricoter ce verdict à moins qu'il ne soit assorti d'une peine de sûreté". Mais l'avocat de l'accusé, Me Mahieddine Bendaoud, "ne veu(t) pas que (son) client soit le bouc émissaire d'un système social". "La cour d'assises est un lieu qui sert à juger un dossier pénal, ce n'est pas un lieu pour un débat idéologique", a-t-il dit.
Thierry Devé-Oglou, fils de retraités de la RATP, est l'aîné de trois enfants. Il a grandi dans un climat harmonieux. Il dit avoir mené auprès des siens une vie routinière et sécurisante. Employé chez un négociant en bois, il avait un cercle restreint d'amis qui le trouvait "effacé". Après sa sortie de prison suite à sa première condamnation, le prévenu n'a pas respecté son suivi psychologique. "Je m'étonne que sa liberté conditionnelle n'ait pas été révoquée dès lors qu'il ne suivait pas ces soins et ne se présentait jamais à son contrôle judiciaire", dit M. Schmitt. "Lui-même n'arrive pas à expliquer son geste, pourquoi il en est arrivé là", a répondu l'avocat, qui décrit son client "sous tension, stressé, sous pression". "Je sais que les parties civiles ne veulent pas l'entendre mais il est rongé par le remord, c'est tout ce qu'il a à offrir", plaide Me Bendaoud.
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