Anne-Lorraine Schmitt/Image d'archives © LCICe dimanche matin, prévenu par un usager qu'une passagère était blessée, l'employé de la SNCF s'attendait à "trouver une dame légèrement blessée". Trois ans après, en se rappelant une scène "horrible", il sanglote à la barre. Le procès de Thierry Devé-Oglou, accusé du meurtre de l'étudiante Anne-Lorraine Schmitt tuée de 34 coups de couteau fin 2007 dans le RER lors d'une tentative de viol, s'est ouvert lundi aux assises de Pontoise dans une ambiance pesante.
Perpétuité pour le meurtrier d'Anne-Lorraine Schmitt
Thierry Devé-Oglou, jugé à Pontoise pour le meurtre d'Anne-Lorraine Schmitt lors d'une tentative de viol dans le RER D fin 2007, a été condamné mercredi à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans.
Publié le 15/12/2010
Meurtre d'Anne-Lorraine Schmitt: la perpétuité requise
La perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 22 ans, a été requise à l'encontre de Thierry Devé-Oglou, jugé pour le meurtre d'Anne-Lorraine Schmitt en 2007 lors d'une tentative de viol dans le RER D. Le verdict est attendu dans la soirée de mercredi.
Publié le 15/12/2010
Meurtre d'Anne-Lorraine Schmitt : quel risque de récidive ?
L'homme accusé d'avoir massacré la jeune femme de 34 coups de couteau après une tentative de viol, et déjà condamné pour une agression sexuelle, pourrait-il s'avérer dangereux de nouveau ? Les psychiatres appelés à la barre ont évoqué un homme qui "fait illusion". Verdict dans quelques heures.
Publié le 15/12/2010
Meurtre d'une étudiante dans le RER : les silences de l'accusé
Au 2e jour du procès du meurtre d'Anne-Lorraine Schmitt dans le RER D fin 2007, Thierry Devé-Oglou a refusé de se livrer, laissant aux experts et aux témoins le soin de décrire un homme "à la sexualité frustre".
Publié le 14/12/2010
Meurtre d'une étudiante dans un RER, une autre victime raconte
Mardi, au deuxième jour du procès de Thierry Devé-Oglou, jugé pour le meurtre d'Anne-Lorraine Schmitt, une jeune femme violée par cet homme a témoigné.
Publié le 14/12/2010
Agression du RER D : le suspect reconnaît les faits
L'homme retrouvé blessé quelques gares avant Creil a reconnu lors de sa garde à vue avoir agressé la jeune femme pour tenter de la violer.
Publié le 26/11/2007
Une étudiante poignardée dans le RER D
Une étudiante de 23 ans est décédée après avoir été poignardée dans une rame, à Creil, dimanche. Un suspect a été arrêté.
Publié le 25/11/2007
Agression du RER D : des milliers d'anonymes aux funérailles
L'étudiante en journalisme poignardée dimanche dernier à Creil a été inhumée samedi. Christine Boutin et Eric Woerth ont assisté aux obsèques.
Publié le 01/12/2007
Meurtre d'une étudiante dans le RER: le prévenu face à la justice
Thierry Devé-Oglou est accusé d'avoir tué Anne-Lorraine Schmitt de 34 coups de couteau fin 2007 dans le RER lors d'une tentative de viol. Son avocat le dit "rongé par le remord".
Publié le 13/12/2010
Meurtre d'une étudiante dans le RER : le procès de la justice aussi
Le père de l'étudiante tuée en 2007 dans le RER D en veut à la justice d'avoir laissé sans surveillance un homme déjà condamné pour viol. Plusieurs lois ont été votées pour lutter contre la récidive. Sont-elles appliquées et efficaces ?
Publié le 13/12/2010
Etudiante tuée dans le RER D en 2007 : le procès
Le procès du meurtrier présumé d'une étudiante tuée en 2007 s'ouvre lundi devant les Assises de Pontoise sur fond de débat sur la récidive. Anne-Lorraine Schmitt avait été tuée de 34 coups de couteau dans le RER D lors d'une tentative de viol par un récidiviste.
Publié le 12/12/2010
Des photos de la scène de crime ont été diffusées. L'employé de la SNCF se rappelle la scène. "J'ai vu une grande tache par terre et je me suis dis que quelqu'un avait fait tomber de la peinture", explique à la barre Stéphane Nowak. "J'ai vu des traces de doigts sur les carreaux et puis vers le bout cette jeune fille par terre...". Aujourd'hui la scène continue de "hanter" ce père de famille.
Devant une salle comble pour cette première journée d'audience, la cour d'assises de Pontoise a écouté des témoins décrire la scène avant d'en diffuser quelques clichés sur des écrans. Caroline Rohart, sapeur-pompier arrivée sur les lieux se souvient que "c'était assez choquant". "Il y a avait des traces de sang dans tout le wagon, du début à la fin", raconte la jeune femme de 25 ans, "c'était inimaginable". "On voyait qu'elle a lutté, elle a chuté, elle s'est relevée, s'est appuyée sur une vitre, est repartie... C'était une scène remplie de violence", explique-t-elle.
Un "flash"
"Elle s'est échappée une première fois, je l'ai rattrapée", se contente de raconter l'accusé, d'une voix presque inaudible. Thierry Devè-Oglou, 46 ans explique avoir donné les coups de couteau "parce qu'elle criait". "J'avais mal à la tête". Quelques minutes plus tôt, il avait abordé Anne-Lorraine Schmitt, étudiante de 23 ans, dans la rame du RER D. Il avait repéré la jeune femme seule qui rentrait chez elle et l'avait menacée d'un couteau pour qu'elle lui "fasse l'amour".
L'accusé avait déjà été condamné pour un viol commis en 1995 sous la menace d'un couteau dans le RER D. Seulement Anne-Lorraine, fille de militaire, se défend, elle crie. "Elle donnait des coups avec les bras et les mains", souligne l'accusé. Thierry Devè-Oglou frappera 34 fois, y compris à la gorge. "Une scène de pugilat", décrit Agnès Gorenflot, un officier de police judiciaire qui fera les premières constatations. Les photos diffusées au tribunal témoignent de la violence des faits. La rame est constellée de traces de sang. La famille Schmitt assiste dignement à la diffusion des photos, écoutant les commentaires de l'officier de police.
Lorsque la présidente, Danièle Dionisi, annonce qu'elle va diffuser une photo des mains de la victime, le colonel Philippe Schmitt se lève et lance : "Je décide de rester, ne serait-ce pour mettre mal à l'aise la défense" Anne-Lorraine a eu les mains fortement entaillées. "Une scène de crime, je n'en ai jamais vu de pareille", insiste Agnès Gorenflot, "elle a saisi le couteau à pleine main, avec force (...) le nombre de coups de couteau est impressionnant". Thierry Devè-Oglou regarde les clichés sans ciller, sans se dévoiler, sans expliquer son geste. Pull et pantalon beige, bouc et moustache poivre et sel, il s'adresse à la cour en regardant par terre. Il raconte lentement ce dimanche matin, entrecoupant ses phrases de silences. Il dit avoir eu "un flash" et avoir agressé Anne-Lorraine, "sans intention de la tuer". Le procès doit durer jusque mercredi.
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